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« Dodes’Ka-Den » de Akira Kurosawa. Critique Cinéma

Synopsis: Dans un quartier perdu, en marge de la civilisation, se trouve un bidonville où survivent tant bien que mal des hommes et des femmes durement éprouvés par l’existence, et dont la vie continue tant bienque mal, rythmée par les onomatopées du tram invisible conduit par le jeune Rokuchan…

La fiche du film

Le film : "Dodes'ka-den"
De : Akira Kurosawa
Avec : Yoshitaka Zushi, Kin Sugai
Sortie le : 09/03/2016
Distribution : Carlotta films
Durée : 140 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film
Les bonus

Un petit bijou .Pour l’avoir vu et revu, je pense que c’est un monument du cinéma et une page indispensable de son histoire .Nous sommes en 1970 .Déjà considéré comme une grande référence du cinéma japonais Kurosawa décide de passer au format couleur . Hasard ou volonté, son style s’en ressent. « Dodes’ka-den » le mène  sur la voie du surréalisme. De manière assez radicale d’ailleurs,  avec l’histoire d’un petit village et de ses habitants qui semblent vivre sur une autre planète.

Le  jeune héros, Rokuchan, s’imagine conducteur de train. Le bruit, celui d’une machine à vapeur , fait référence au titre . Essayez en le répétant de plus en plus vite, cela doit marcher. Il faut effectivement avoir déjà  entendu fonctionner une telle locomotive, pour en imaginer le ressort.

On  voit ainsi  Rokuchan ,dans sa conduite imaginaire, traverser les rues et les maisons, où chacun tolère cet étonnant personnage. Autrefois on aurait dit c’est le fou du village.

dodeskaden

Il est idiot, c’est une évidence, mais dans les yeux du réalisateur, c’est l’innocence même, un pur instinct de la nature . Qui fait que les sots ne sont pas forcément ceux que l’on désigne par la réalité  de leurs actions .

Des scènes époustouflantes illuminent le regard du cinéaste qui rend chaque personnage bien attachant, malgré leurs travers, leur mutisme ou cette douce folie ambiante baignée par une lumière et des couleurs magnifiques.

Les bonus ( dans la version dvd )  confirment que Kurosawa connaît l’échec avec ce chef d’oeuvre, entraînant la disparition de sa maison de production. On apprend aussi que le  cinéaste avait tenté auparavant de mettre sur pied deux projets internationaux dont  » Tora, Tora, Tora  » , pour lequel il sera purement et simplement remercié. Malade , il craint aussi de ne plus pouvoir tourner .Ses proches dont sa fille, évoquent ces moments douloureux, à travers le portrait d’un homme obsédé par le cinéma .

DODES'KA-DEN 03

Un petit bijou .Pour l'avoir vu et revu, je pense que c'est un monument du cinéma et une page indispensable de son histoire .Nous sommes en 1970 .Déjà considéré comme une grande référence du cinéma japonais Kurosawa décide de passer au format couleur . Hasard ou volonté, son style s'en ressent. "Dodes'ka-den" le mène  sur la voie du surréalisme. De manière assez radicale d’ailleurs,  avec l’histoire d’un petit village et de ses habitants qui semblent vivre sur une autre planète. Le  jeune héros, Rokuchan, s'imagine conducteur de train. Le bruit, celui d’une machine à vapeur , fait référence au titre . Essayez en le…

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