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« La Promesse de l’aube » de Eric Barbier. Critique cinéma

Synopsis: Une enfance difficile en Pologne une adolescence sous le soleil de Nice, des exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. L’amour fou d’une mère attachante et excentrique, un amour sans bornes qui sera aussi son fardeau pour la vie…

La fiche du film

Le film : "La Promesse de l'aube"
De : Eric Barbier
Avec : Pierre Niney, Charlotte Gainsbourg
Sortie le : 20/12/2017
Distribution : Pathé Distribution
Durée : 130 Minutes
Genre : Comédie dramatique, Drame
Type : Long-métrage
Le film

 Romain Gary sans Emile Ajar. Le biopic n’évoque pas la supercherie littéraire qui permit à Gary de décrocher deux Goncourt. Il s’arrête à l’annonce de la mort de sa maman. La nouvelle est effectivement assez conséquente pour en figurer l’épilogue.

Car sans Nina, cet itinéraire aurait été tout autre. Elle fut sa mère, mais aussi sa confidente, et son guide, une caution morale et intellectuelle. Ce que révèle Eric Barbier dans une mise en scène toujours à l’affut (2 h 10 en un éclair), très bien accompagnée par le jeu caméléon de Charlotte Gainsbourg.

Pas de grimage superflu, ni de maquillage outrancier à la Adelman sur les différentes époques qui jalonnent l’aventure. La comédienne joue sur une palette riche et ténue de sentiments emportés par la passion et l’hystérie. L’histoire de Gary c’est cette femme magnifique et imprévisible qu’elle domine autant que le personnage qui l’habite.

Devant les humiliations et les injures racistes essuyées dès sa plus tendre enfance (pas mal le petit Pavel Puchalski), Nina lui apprend « le goût de la revanche » et l’intransigeance des forts. Son éducation sentimentale se résume à la domination des femmes, qu’il devra faire souffrir.

Autant de préceptes que le jeune homme assimile difficilement et qui le font grandir dans la crainte de ne pouvoir combler les attentes maternelles.

Gary voulait disait-il alors « redresser le monde et le déposer à ses pieds ». Ce que Barbier illustre avec justesse, manipulant l’humour et la gravité, sur les cordes sensibles de l’aventurier, du romancier, du militaire et de l’amant qu’il fut.

Un personnage imaginé sur mille facettes propices à l’épopée cinématographique. De l’épistolaire à la romance amoureuse, de l’aventure au film de guerre (scènes aériennes prenantes), le réalisateur conjugue les genres et les époques avec un bonheur qui prend à témoin chaque page écrite par l’auteur de « La Promesse de l’aube ».

Pierre Niney s’en inspire pleinement et puise au plus profond du personnage pour en faire surgir une lecture d’une vivante incarnation. Plus qu’il ne l’adapte, Eric Barbier redonne la parole à celui qui ne voulait qu’écrire. En reprenant partiellement son oeuvre,le cinéaste n’a pas trahi.

 Romain Gary sans Emile Ajar. Le biopic n'évoque pas la supercherie littéraire qui permit à Gary de décrocher deux Goncourt. Il s’arrête à l’annonce de la mort de sa maman. La nouvelle est effectivement assez conséquente pour en figurer l’épilogue. Car sans Nina, cet itinéraire aurait été tout autre. Elle fut sa mère, mais aussi sa confidente, et son guide, une caution morale et intellectuelle. Ce que révèle Eric Barbier dans une mise en scène toujours à l’affut (2 h 10 en un éclair), très bien accompagnée par le jeu caméléon de Charlotte Gainsbourg. Pas de grimage superflu, ni de…
Le film

En (re)découvrant l’homme, Eric Barbier nous invite implicitement à faire connaissance avec le romancier. Bien qu’il n’ait que partiellement repris le roman éponyme, le cinéaste dresse un portrait semble-t-il assez fidèle de celui qui deviendra Emile Ajar après avoir été Romain Gary. Ce n’est que cet aspect là que nous visitons pendant les 130 mn d’une projection éclaire d’un cinéma éminemment populaire. De l’épistolaire à la romance amoureuse, de l’aventure au film de guerre (scènes aériennes prenantes), le réalisateur conjugue les genres et les époques avec un bonheur qui prend à témoin chaque page écrite par l’auteur de « La Promesse de l’aube ». Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney s’en inspirent pleinement et puisent au plus profond du personnage pour en faire surgir une lecture d’une vivante incarnation. Plus qu’il ne l’adapte, Barbier redonne la parole à celui qui ne voulait qu’écrire. Le cinéaste n’a pas trahi.

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