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« Violeta » d’Andrès Wood. DVD.Critique

Synopsis: Une véritable icône de la culture chilienne. Ce film retrace son destin ,ses succès et sa déchéance. De son enfance aux côtés d’un père alcoolique, en passant par son apprentissage de la guitare, son rapport brutal et déterminé à la maternité et au monde, ses engagements esthétiques et politiques, jusqu’à sa fin tragique.

La fiche du film

Le film : "Violeta"
De : Andrès Wood
Avec : Francisca Gavilán, Thomas Durand
Sortie le : 02/07/2013
Distribution : Margo Cinema
Durée : 110 Minutes
Genre : Biopic
Type : Long-métrage
Le film
Les bonus

Meilleur dvd Juillet 2013 ( 4 ème )

On connaît peut-être en France un peu mieux son fils, Angel, le chanteur latino-américain, qui dans les années soixante-dix animait les scènes de l’hexagone. Mais Violeta, sa maman, qui fut elle aussi une artiste de grande envergure (*) n’a semble-t-il pas rencontré à son époque une réputation telle qu’aujourd’hui on peut lui consacrer un film à part entière.
Il existe et personnellement je m’en réjouis ; c’est une œuvre majeure pour le 7e art, qui se joue des biopics et autres biographies convenues. Le réalisateur a véritablement construit un portrait autour d’une vie qui fut loin d’être exemplaire, si l’on en croit son insoumission chronique. Un portrait qui puise dans l’enfance les premiers contours que l’on redessine constamment tout au long de ce périple, marqué par un père alcoolique et un rapport aux hommes, plus qu’ambigu.

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Le psychanalyste y trouverait peut-être à redire, mais Andrés Wood préfère explorer l’âme et le cœur de cette femme qui patiemment va se construire l’image d’une icône universelle. Le prétexte du film est une interview à la télévision, que le cinéaste utilise là encore avec justesse pour mieux poser les traits d’une personnalité hors du commun.
Sans jouer sur le mode du docu-fiction, il donne parfois à sa mise en scène des allures de reportage qui se fond dans sa mise en scène  et renforce la présence de la jeune femme.
Chanteuse, poétesse, peintre, elle connaîtra la gloire avant que ses chansons de luttes et d’espoir ne laissent place à un répertoire plus sombre et triste. Son public la quitte peu à peu, mais en réalité c’est l’artiste qui se retire d’elle-même. Elle feint souvent d’être morte.

Du courage, à la détermination, Violeta passe à la pitié, une palette de sentiments que Francisca Gavilán interprète de manière exceptionnelle, avec une extrême profondeur. L’actrice joue la demi-teinte, beaucoup sur les regards, parfois les silences. C’est déjà un très beau portrait de femme, que les aficionados du folklore latino renforceront par un hommage appuyé à une grande artiste. Ses chansons, tout droit sorties des entrailles de la terre chilienne, illuminent le récit.

(*) Sa chanson « Gracias a la Vida » a été reprise par U2 et  Joan Baez.

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LES SUPPLEMENTS

  • Des échanges entre Angel Parra et Andrés Wood (13 mn) . Une rencontre qui n’a rien de convenue, même si parfois les questions d’Angel Parra orientent forcément les réponses du réalisateur. Il insiste beaucoup sur le travail collectif, le résultat de toute une équipe « même si en France on ne voit pas bien le courage que cela représentait de faire un film sur une personne essentielle de la culture chilienne »« Et même rechercher l’actrice pour l’interpréter fut un procédé complexe ».

 Angel  Parra a écrit la biographie  de sa mère dont s’est beaucoup inspiré Andrès Wood pour réaliser son film. Un fils qui pourrait lui aussi avoir les honneurs du grand écran, tant son talent et sa réputation ont fait beaucoup pour la liberté au Chili. Il sera lors du coup d’état de Pinochet interné, en raison de son soutien à Salvator Allende et de son appartenance au Parti Communiste. Il vit en France depuis 1975.

Meilleur dvd Juillet 2013 ( 4 ème ) On connaît peut-être en France un peu mieux son fils, Angel, le chanteur latino-américain, qui dans les années soixante-dix animait les scènes de l’hexagone. Mais Violeta, sa maman, qui fut elle aussi une artiste de grande envergure (*) n’a semble-t-il pas rencontré à son époque une réputation telle qu’aujourd’hui on peut lui consacrer un film à part entière. Il existe et personnellement je m’en réjouis ; c’est une œuvre majeure pour le 7e art, qui se joue des biopics et autres biographies convenues. Le réalisateur a véritablement construit un portrait autour d’une vie…

Review Overview

Le film
Les bonus

Un portrait filmé de « l’intérieur », une immersion totale au cœur d’une personnalité hors du commun, qui ne dira peut-être pas grand-chose ...au commun des mortels. Dans ce cas, prenons le film au degré basique d’un très beau récit initiatique. Après quoi, le spectateur découvrira l’image d’une artiste qui a su forger des générations de créateurs chiliens. L’interprétation de Francisca Gavilán est exceptionnelle. La réalisation de Andrés Wood, intelligente.

Avis Bonus : Un échange entre le réalisateur et le fils de Violeta, Angel l'auteur de la biographie qui a inspiré le film.

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