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« Tralala » de Arnaud et Jean-Marie Larrieu. Critique cinéma

Synopsis: Tralala, la quarantaine, chanteur dans les rues de Paris, croise une jeune femme qui lui dit et disparait : "Surtout ne soyez pas vous-même". Tralala a-t-il rêvé ? Il quitte la capitale et finit par retrouver à Lourdes celle dont il est déjà amoureux. Le début de rencontres surprenantes et d’une nouvelle famille …

La fiche du film

Le film : "Tralala"
De : Arnaud Larrieu, Jean-Marie Larrieu
Avec : Mathieu Amalric, Josiane Balasko
Sortie le : 06/10/2021
Distribution : Pyramide Distribution
Durée : 120 Minutes
Genre : Comédie musicale
Type : Long-métrage
Le film

Les frères Larrieu et Amalric c’est une histoire d’amour. De foi et de fidélité aussi depuis que « Tralala » les réunit pour la cinquième fois . Dans la concordance d’une religion du cinéma qui jusqu’à Lourdes continue à faire des miracles.

Pour ce Tralala chanteur des rues parisiennes qui débarque dans la ville sainte après que la vierge lui soit apparu. Une jeune fille belle et étrange (Galatea Bellugi) qui sous les rares frondaisons de la gare Montparnasse le quitte en lui conseillant de ne jamais être lui-même.

Message prophétique, notre héros se retrouve dans le lit de son enfance, dans un hôtel tenu par celle qui dit être sa maman. Lili recueille les déshérités, les vagabonds comme Tralala qui ne comprend pas ce qui lui arrive…

«  C’est quand même beaucoup pour un seul homme, je vais me reposer »

Son frère Seb (Bertrand Belin, excellent ) tient le restaurant au débarcadère avec ses deux garçons, Robin et Baltazar ( Joseph Brisset et Balthazar Gilbert ) une composition de cinéma magnifique. Rien que pour ce duo, comme des « siamois », pour cette « frangénitude » l’histoire mérite d’être contée et chantée comme le font tous les protagonistes d’une aventure mirifique.

Tralala, que l’on appelle ici Pat, retrouve l’amour de ses dix-sept ans qui ne l’a jamais oublié, et un autre amour – patronnesse du « Grand Hôtel de la consolation »- tout aussi troublé à l’annonce de son retour.

Arnaud et Jean-Marie Larrieu ont l’art, le don, l’intelligence de mêler à la légèreté des choses, une futilité de première importance. Même si on la doit à cette vierge improbable que Pat suit à la trace pour revivre une histoire qui ne lui appartient pas.

Elle est si belle dans la reconstitution de cette famille où sa musique d’autrefois lui revient par accords surannés et mélodie blasée. Le chant demeure doux malgré tout, mélancolique aussi dans ce fatras de souvenirs que quelques pas de danse effacent joyeusement.

On ne parlera pas de comédie musicale, mais d’un conte enchanté par la folle interprétation de Mathieu Amalric poète allumé dans son costume de vagabond où se blottissent tout aussi joliment, tendrement Mélanie Thierry, Maïwenn et Josiane Balasko, gardienne magnifique des élans de cœur.

Il n’y parait pas, mais ça ressemble à du cinéma. Du grand cinéma .

Les frères Larrieu et Amalric c’est une histoire d’amour. De foi et de fidélité aussi depuis que "Tralala" les réunit pour la cinquième fois . Dans la concordance d’une religion du cinéma qui jusqu’à Lourdes continue à faire des miracles. Pour ce Tralala chanteur des rues parisiennes qui débarque dans la ville sainte après que la vierge lui soit apparu. Une jeune fille belle et étrange (Galatea Bellugi) qui sous les rares frondaisons de la gare Montparnasse le quitte en lui conseillant de ne jamais être lui-même. Message prophétique, notre héros se retrouve dans le lit de son enfance, dans…
Le film

Si Lourdes est le centre de la création de ce nouveau film des frères Larrieu il n’est en rien assimilable au miraculé de Jean-Pierre Mocky . Ici l’apparition de la vierge est une véritable bénédiction pour notre héros qui sans trop le comprendre retrouve une famille qui l’attendait depuis vingt ans. L’homme se glisse alors dans son nouveau personnage et rencontre son frère, ses enfants ( l’idée de ce duo fraternel est magnifique ), et puis son amour de toujours et encore un autre amour peut-être plus emblématique. Arnaud et Jean-Marie Larrieu ont l’art, le don, l’intelligence de mêler à la légèreté des choses, une futilité de première importance. Même si on la doit à cette vierge improbable que Pat suit à la trace pour revivre une histoire qui ne lui appartient pas. Et reprendre ses chansons d’autrefois dans ce fatras de souvenirs que quelques pas de danse effacent joyeusement. On ne parlera pas de comédie musicale, mais d’un conte enchanté par la folle interprétation de Mathieu Amalric, grandement accompagné par  Mélanie Thierry, Maïwenn, Galatea Bellugi, et Josiane Balasko, Bertrand Belin, Denis Lavant … L’affiche est riche, le film aussi

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