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« The Wall » de Doug Liman. Critique cinéma

Synopsis: Deux soldats américains sont la cible d'un tireur d'élite irakien. Seul un pan de mur en ruine les protège encore d'une mort certaine. Au-delà d'une lutte pour la survie, c'est une guerre de volontés qui se joue, faite de tactique, d'intelligence et d'aptitude à atteindre l'ennemi par tous les moyens...

La fiche du film

Le film : "The Wall"
De : Doug Liman
Avec : Aaron Taylor-Johnson, John Cena
Sortie le : 07/06/2017
Durée : 90 Minutes
Genre : Thriller, Guerre
Type : Long-métrage
Le film

Des plombes qu’ils patientent dans leur tenue de camouflage, entre le peu d’herbe et les cailloux de ce coin de désert irakien, au bout de nulle part. Devant, un champ de ruines, des corps épars sur un sol de pierraille balayé par le vent. Un sniper a fait le ménage et depuis, le silence. Dix, douze heures, peut-être plus, qu’ils attendent que l’ennemi se manifeste. Mais rien, l’homme a dû quitter les lieux, Matthews (John Cena) le confirme en s’aventurant entre les cadavres.

Quelques lignes pour évoquer une ouverture grandiose et terrifiante, un préambule d’autant plus angoissant que tout est réuni pour le drame que Matthews et Isaac évacuent par trop d’expérience militaire. On est déjà dans l’esprit des « Démineurs » de Kathryn Bigelow, la même tension, une intensité sans égale.

Quand elle redouble d’un coup de feu et de l’entame d’un face à face aveugle et déséquilibré. L’homme invisible a toutes les cartes en main. Je ne peux en abattre aucune sous peine de révéler la teneur et la force de ce duel à distance qui maintenant nous rapproche du « No man’s land » de Danis Tanovic.

Mais ici les deux hommes sont séparés par un mur, ou peut-être ce bâtiment que l’on aperçoit subrepticement. Ou ce tas d’ordures dans lequel Isaac pense apercevoir le bout d’un canon .

Le plus étonnant, c’est le dialogue qui s’engage. Le sniper est rusé, intelligent et connaît bien son ennemi. Il l’intimide, le menace, le fait languir. Il évoque une occupation illégitime, une guerre perdue d’avance et lui fait imaginer le sort des gens qui vivaient derrière ce mur. Doug Liman et son scénariste Dwain Worrell évoquent un film sur le camouflage quand ils font œuvre de contestation pacifique sur une réflexion que le cinéma américain mène depuis des années.

L’angle d’attaque est cette fois assez inédit, original en tout cas, qui renvoie les belligérants dos à dos. Aaron Taylor-Johnson, de tous les plans, offre une stature impressionnante dans sa domination de façade qui peu à peu s’effrite devant les coups de boutoir d’une voix posée et inquiétante. C’est Laith Nakli qui la joue, elle aussi très expressive dans son réquisitoire anti-américain dont le summum sera un final aussi prenant que l’ouverture était glaçante. Le film de guerre y retrouve ses marques, mais la guerre est bien ailleurs nous rappelle Doug Liman. Sans concession.

Des plombes qu’ils patientent dans leur tenue de camouflage, entre le peu d’herbe et les cailloux de ce coin de désert irakien, au bout de nulle part. Devant, un champ de ruines, des corps épars sur un sol de pierraille balayé par le vent. Un sniper a fait le ménage et depuis, le silence. Dix, douze heures, peut-être plus, qu’ils attendent que l’ennemi se manifeste. Mais rien, l’homme a dû quitter les lieux, Matthews (John Cena) le confirme en s’aventurant entre les cadavres. Quelques lignes pour évoquer une ouverture grandiose et terrifiante, un préambule d’autant plus angoissant que tout est…
Le film

Il est difficile de raconter ce film sans dévoiler les ressorts qui tendent un récit entre « Démineurs » et « No man’s land », sur lequel deux ennemis s’affrontent verbalement. Le sniper irakien connaît la position de son vis-à-vis qui pensait pouvoir profiter d’un mur afin de se protéger des balles. Elles prennent ici la forme d’aveux et de confessions sur un conflit qui paraissait fini et que les deux hommes poursuivent dans une quête quasi personnelle. Le scénario habilement ficelé de Dwain Worrell réserve des surprises et des rebondissements dans ce huis clos au grand air où Aaron Taylor-Johnson, de tous les plans, offre une stature impressionnante face aux coups de boutoir d’une voix posée et inquiétante. C’est Laith Nakli qui la joue, elle aussi très expressive dans son réquisitoire anti-américain dont le summum sera un final aussi prenant que l’ouverture était glaçante.

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