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« Pigalle la nuit » de Hervé Hadmar. Critique DVD

Armelle Deutsch (Emma)

Synopsis: Thomas vivait à Londres.De retour en France, il s’aperçoit que sa sœur Emma qui vivait dans l’underground parisien, a disparu. En partant à sa recherche, il va découvrir un monde qu'il ignorait totalement .

La fiche du DVD / Blu-Ray

Le film : "Pigalle, la nuit"
De : Hervé Hadmar
Avec : Simon Abkarian, Armelle Deutsch, Catherine Mouchet,Jalil Lespert
Sortie le : 05 janvier 2010
Distribution : StudioCanal
Durée : 416 minutes
Film classé : 12 ans et plus
Nombre de DVD / Blu-Ray : 3
Le film
Les bonus

 «  Reporter », «  Mafiosa » , « Braquo » et ce «  Pigalle , la nuit » , une merveille de (télé) film qui renoue avec le polar, les films d’ambiance et ce Paris que l’on découvre chaque jour , ou chaque nuit un peu plus.

A partir d’un fil rouge  conventionnel , les scénaristes-créateurs , Hervé Hadmar  et Marc Herpoux nous parlent de la nature humaine, de manière très singulière .

De retour en France, Thomas  s’aperçoit que sa sœur Emma, familière de l’underground parisien, a disparu. En partant à sa recherche, il plonge dans le monde de la nuit, dans ses travers et se retrouve pris entre deux feux ; deux patrons de boîte de nuit se disputent la suprématie du quartier.Le rôle est tenu par Jalil Lespert , qui le conduit parfaitement de bout en bout, surtout que le scénario l’entraîne parfois dans des situations tendues. Il  faut alors  chaque fois recomposer un personnage d’une extrême complexité.

Igor Skreblin , Yasmine Belmadi et Simon Abkarian trois joyeux loustics pas vraiment méchants
Igor Skreblin , Yasmine Belmadi et Simon Abkarian trois joyeux loustics pas vraiment méchants

Ils le sont d’ailleurs tous ici, complexes et ambigus ; chaque rôle est disséqué dans ses moindres détails , et la façon dont les comédiens s’approprient leur nouvelle identité est assez bluffant. Simon Abkarian, a depuis belle lurette endossé des costumes assez différents pour ne laisser aucun faux pli à celui de Nadir. Patron du Sexodrome , il est le roi de Pigalle jusqu’à l’arrivée de Dimitri , qui malgré ses origines  Russes , semble bien connaître le quartier où il dirige le  Paradise. C’est Eric Ruf en personne, au regard perçant de l’homme à qui on ne le fait pas et qui surtout a sa petite idée derrière la tête .

Il faudrait encore citer  Sara Martins , Armelle Deutsch, et l’incroyable Pom Klementieff , que l’on vient de quitter en gentille petite amoureuse ( « Loup » ) .Très effeuillée cette fois , elle  joue avec des choses que ma mère m’a rigoureusement défendu de nommer ici . «  On a tous sa part de coquin » déclare l’ingénue.

Et puis Catherine Mouchet, dans un rôle très particulier ( je ne vais quand même pas tout vous raconter ) étonnante de naturelle et de simplicité, dans le jeu de piste qu’elle mène avec la caméra.

Celle d’un réalisateur  un peu trop friand des fondus enchaînés et floutés, mais totalement maître d’une mise en scène  pensée à la fois dans le cadre du décor et du récit . On devine que le tournage s’est fait en direct, ce qui donne des scènes de rue d’une incroyable vérité, et d’une vitalité qui pose son empreinte sur tout le film.

Qui s’amuse de quelques clins d’œil ; dans la scène de la forêt un hommage à «Miller’s Crossing» de Joël Cohen. Un aperçu de «Irina Palm» de Sam Garbaski, avec dans le rôle d’un patron de boîte de nuit, Miki Manojlovic,  (sa ressemblance avec Abkarian est assez frappante ) qui contre toute attente s’éprend d’une femme étrangère à son milieu interlope.

La même situation se retrouve dans Pigalle avec Catherine Mouchet  qui échappe à la comparaison grâce à une astuce du scénario . De temps à autre , l’histoire nous emmène dans un univers quasi fantastique , où derrière le miroir d’Alice , se cache peut-être la vérité .

Archie Shepp en personne est le fantôme de ce rêve éveillé qui n’oublie pas que dans une autre vie il demeure ce musicien de jazz incomparable. Seul son saxo réussit à faire sourire Thomas . Et nous aussi .

LES SUPPLEMENTS

Une heure de bonheur intégral où l’on apprend que les deux scénaristes ont vécu spécialement dans ce quartier , pour écrire leur film . Le regard de Thomas découvrant ce monde interlope, c’est leur propre vision d’une fiction qui ressemble beaucoup à la réalité.

Du producteur au réalisateur, et les comédiens aussi , tout le monde insiste ainsi sur l’influence d’un tournage qui tient lieu de captage . Au plus près des gens, à tel point que sur certaines scènes de bagarre des témoins ont appelé Police Secours . «  C’est ce que j’appelle tourner en life » dit très modestement Hervé Hadmar ( ça ne doit pas être facile tous les jours de filmer au milieu de la foule  ). Et Simon Abkarian de saluer alors «  l’inconfort de la situation qui rapporte du confort à la narration ».  Pour parler de son métier , le comédien a plusieurs formules . A voir et à entendre.

 «  Reporter », «  Mafiosa » , « Braquo » et ce «  Pigalle , la nuit » , une merveille de (télé) film qui renoue avec le polar, les films d’ambiance et ce Paris que l’on découvre chaque jour , ou chaque nuit un peu plus. A partir d’un fil rouge  conventionnel , les scénaristes-créateurs , Hervé Hadmar  et Marc Herpoux nous parlent de la nature humaine, de manière très singulière . De retour en France, Thomas  s’aperçoit que sa sœur Emma, familière de l’underground parisien, a disparu. En partant à sa recherche, il plonge dans le monde de la nuit, dans ses travers…

Review Overview

Le film
Les bonus

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Pigalle, la nuit (DVD) de Hervé Hadmar
Date de sortie du DVD : 5 January 2010
Format : Couleur, PAL
Studio : Studiocanal
Duree : 416 minutes

PRIX : EUR 24,00 (Prix de depart : EUR 20,06)

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9 Commentaires

  1. une très belle série qui nous tient en haleine du début à la fin ,
    les acteurs sont impressionnant.. avec ce type de série canal + prouve une fois encore que la France n’a pas à rougir face au séries américaine !
    vivement la saison 2.

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