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« Mamma Roma » de Pier Paolo Pasolini. Critique cinéma

Synopsis: Mamma Roma, une prostituée d’âge mûr, est libérée de son souteneur à l’occasion du mariage de celui- ci. Elle reprend son jeune fils, Ettore, qui ne sait rien de son ancienne condition, et devient vendeuse sur un marché. Alors qu’elle nourrit des espoirs pour Ettore, celui-ci commence à traîner avec les jeunes désœuvrés du quartier...

La fiche du film

Le film : "Mamma Roma"
De : Pier Paolo Pasolini
Avec : Anna Magnani, Ettore Garofalo
Sortie le : 07/01/1976
Distribution : Carlotta Films
Durée : 116 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le Film

Après « Accattone » son premier film, Pasolini explore à nouveau dans «  Mamma Roma » ce que l’on peut encore attendre de l’humanité. Il affine son style, et pose une empreinte indélébile sur une mise en scène qui va crescendo de l’espoir au bonheur, du bonheur à la tragédie .

Anna Magnani est magnifique sous la direction attentive de ce réalisateur qui voit dans ce personnage, l’illustration d’un pays englué dans son passé. L’injustice sociale en guise de marque de conduite.

Ce dont veut se défaire Mamma Roma, une prostituée, libérée de son proxénète à son mariage. La voici libre et conquérante, prête à affronter sa nouvelle vie de vendeuse des quatre saisons. Elle récupère au passage son jeune fils Ettore, (Ettore Garofalo) un adolescent qui ne sait rien du passé de sa mère.

 

Mamma Roma c’est une mère à l’italienne. Elle voit son garçon au meilleur de sa condition,  l’imagine dépasser les codes de ses origines modestes, opposant la campagne à la ville, l’ouvrier au col blanc.

Même le Cha-cha-cha et le tango se font la guerre dans ce film en quête d’un bonheur absolu .Mamma Roma pense le construire avec ses manigances et le concours des filles de la rue, quand son fiston s’adapte aux bêtises des vauriens du quartier.

Ce nouvel antagonisme dans le regard de Pasolini, c’est un décor trop propre d’une ville nouvelle qui piétine par trop de suffisance et de déclassement social.

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Ettore le comprend très vite dans ce petit boulot de serveur déniché par la mamma, et qu’il fuit rapidement .Pour retrouver ses mauvaises habitudes, ses fréquentations douteuses, marqué à tout jamais par une histoire dont il ignore encore presque tout .

L’absence du père, les secrets de sa mère, héroïne malgré elle d’une tragédie à l’ancienne. Pasolini conjugue le passé et le futur sur une fulgurance scénique quasi permanente dans un halo de lumière où se perdent, s’aveuglent tous les protagonistes.

A ma connaissance Ettore Garofalo joue là son unique rôle au cinéma. L’air frondeur, la mine rebelle, il est parfait .Pasolini aussi !

Après « Accattone » son premier film, Pasolini explore à nouveau dans «  Mamma Roma » ce que l’on peut encore attendre de l’humanité. Il affine son style, et pose une empreinte indélébile sur une mise en scène qui va crescendo de l’espoir au bonheur, du bonheur à la tragédie . Anna Magnani est magnifique sous la direction attentive de ce réalisateur qui voit dans ce personnage, l’illustration d’un pays englué dans son passé. L’injustice sociale en guise de marque de conduite. Ce dont veut se défaire Mamma Roma, une prostituée, libérée de son proxénète à son mariage. La voici libre…
Le Film

Une mère à l’italienne ne peut aimer son fils unique que de façon aveugle et désordonnée, quand sa propre histoire tient elle-même de la passion et du secret. Ainsi la relation entre Mamma Roma et Ettore, est plus que difficile, dans cet Italie qui se reconstruit autant mentalement que physiquement. Anna Magnani est magnifique sous la direction attentive de Pasolini qui voit en son personnage, l’illustration de ce pays englué dans son passé. L’injustice sociale en guise de marque de conduite. « Petite bestiole élevée toute seule » , Ettore saisit vite les enjeux de son histoire dont il ignore encore presque tout. Aux espoirs tissés par sa mère, il préfère alors la mauvaise fréquentation des vauriens du quartier. Pasolini conjugue le passé et le futur sur une fulgurance scénique quasi permanente dans un halo de lumière où se perdent, s’aveuglent tous les protagonistes. A ma connaissance Ettore Garofalo joue là son unique rôle au cinéma. L’air frondeur, la mine rebelle, il est parfait .Pasolini aussi !

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