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 » Les Choses de la vie » de Claude Sautet. Critique cinéma

Synopsis: Au volant de sa voiture, Pierre, architecte d'une quarantaine d'années, est victime d'un accident de la route. Ejecté du véhicule, il gît inconscient sur l'herbe au bord de la route. Il se remémore son passé, sa vie avec Hélène, une jeune femme qu'il voulait quitter, sa femme Catherine et son fils...

La fiche du film

Le film : "Les choses de la vie"
De : Claude Sautet
Avec : Michel Piccoli, Romy Schneider
Sortie le : 18/03/1970
Distribution :
Durée : 88 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

D’après le roman de Paul Guimard.

Prix Louis Delluc

Une expression quotidienne, presque banale. Les choses de la vie, celles que Sautet subliment dans un conte rêvé à haute voix. Par un accidenté de la route, heureux comateux en partance pour ses souvenirs.

C’est ainsi que Paul Guimard le romancier les nomme, ces retours en arrière qui chez Sautet n’ont rien du flash-back cinématographique. C’est l’une des forces de ce film que de transmuer le passé en présent pour forger l’équilibre d’une écriture scénaristique.

Elle est patiemment élaborée autour d’un personnage emblématique par sa voix et son physique . Pierre , un architecte de quarante ans en impose naturellement. Il travaille toujours avec sa femme (Léa Massari), mais vit officiellement avec Hélène sa maîtresse qui ne sait comment retenir cet homme farouchement indépendant.

A la sensibilité déviante affichée pendant son déplacement vers Rennes au cours duquel il prend la décision de la quitter. Mais les choses de la vie en décident autrement au croisement de plusieurs destins . Dans une bétaillère malencontreusement en panne au beau milieu du carrefour, sa voiture s’encastre. C’est la fin de son histoire.

Celle qu’il se remémore dans les herbes de ce champ qui sent bon le printemps. Le dormeur du val, apaisé et bienheureux, en quête d’une mémoire sans éraflure. Il va retrouver Hélène pense-t-il et ne jamais lui remettre sa lettre de rupture…

L’autopsie d’une vie au cœur d’une collision qui n’en finit pas. Sautet la filme tel un leitmotiv garant d’une autre issue. De cette image que le cinéaste a posé délicatement sur les épaules d’Hélène, au petit matin, devant sa machine à écrire.

Il y a beaucoup d’amour entre Romy Schneider et son mentor pour magnifier autant le cadre réinventé des sentiments. Là où Pierre pose toute sa maladresse dans l’interprétation sans excès de Michel Piccoli. Elle est juste, simplement juste…

A l’image de la réalisation portée par une partition tout aussi parfaite et délicate (Philippe Sarde) . Les choses de la vie ont parfois de biens belles cérémonies.

D’après le roman de Paul Guimard. Prix Louis Delluc Une expression quotidienne, presque banale. Les choses de la vie, celles que Sautet subliment dans un conte rêvé à haute voix. Par un accidenté de la route, heureux comateux en partance pour ses souvenirs. C’est ainsi que Paul Guimard le romancier les nomme, ces retours en arrière qui chez Sautet n’ont rien du flash-back cinématographique. C’est l’une des forces de ce film que de transmuer le passé en présent pour forger l’équilibre d’une écriture scénaristique. Elle est patiemment élaborée autour d’un personnage emblématique par sa voix et son physique . Pierre…
Le film

C’est une œuvre à part entière où de l’interprétation à la mise en scène, en passant par la partition, tout concorde et s’accorde sur un tempo cinématographique assez innovant me semble-t-il à l’époque. Sautet délicat et précis raie de son vocabulaire le flash-back pour faire étalage de retour dans le passé et dans les souvenirs sans jamais contrarier la technique traditionnelle. C’est l’une des forces de ce film que de transmuer le passé en présent pour forger l’équilibre d’une écriture scénaristique.  Plusieurs scènes en témoignent, couronnée par celle du mariage supposé de Pierre le héros, avec sa maîtresse Hélène. A la table des convives, d’un côté les proches, les amis, de l’autre les témoins de l’accident qui mettra fin à sa rêverie. Ou l’autopsie d’une vie au cœur de cette collision que Sautet n’en finit pas de filmer. C’est remarquablement fait, parfaitement interprété avec Romy Schneider et Michel Piccoli dans l’intime consentement d’un talent partagé.

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