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« Les Bonnes étoiles » de Hirokazu Kore-eda. Critique cinéma

Synopsis: Par une nuit pluvieuse, une jeune femme abandonne son bébé. Il est récupéré illégalement par deux hommes, bien décidés à lui trouver une nouvelle famille. Lors d’un périple insolite et inattendu à travers le pays, le destin de ceux qui rencontreront cet enfant sera profondément changé.

La fiche du film

Le film : "Les Bonnes étoiles"
De : Hirokazu Kore-eda
Avec : Song Kang-Ho, Dong-won Gang
Sortie le : 07/12/2022
Durée : 129 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le Film
  • Cannes 2022 : Bong Joon Ho, palme du meilleur comédien . –

La famille pour Hirokazu Kore-eda demeure à jamais son fonds de commerce . Il l’entretient, le renouvelle comme ici dans ce clan improvisé, où deux hommes à-priori voyous accompagnent une jeune femme égarée ( Ji-eun Lee).

Elle vient d’abandonner son bébé que le duo s’empresse d’emmailloter pour dit-il le confier à un foyer rassurant. Il est quand même question d’argent . Mais Sang-hyeon ( Song Kang-Ho) et Don-soo (Dong-won Gang)  sont persuadés que l’adoption est la seule issue heureuse pour ces enfants abandonnés …

Deux femmes flics les suivent jour et nuit dans un périple douteux que rejoint la maman. Elle se prête au trafic, l’encourage, le négocie. So-young ne veut pas vendre son bébé à n’importe quel prix, à n’importe qui et n’importe comment.

La fibre maternelle parait alors bien singulière aux yeux du cinéaste embarqué dans un thriller doucereux,  déroutant. Sans véritable intrigue, ni suspense latent, il remet la famille au cœur du récit, dans de multiples éclats.

Le plus beau autour de cette recomposition familiale bien involontaire au sein de laquelle chaque protagoniste reprend sa juste place. Et assume ses comportements , faits et gestes réprimés par la loi ou la morale. La présence policière, bien que très discrète, les y incite.

La filature est de plus en plus personnelle, voire intime. La capitaine de police (Doona Bae) ne se pose plus forcément les bonnes questions. De l’abandon à l’adoption, victimes ou coupables réveillent ainsi de profondes douleurs, des histoires dissimulées.

Les deux femmes policières ( Doona Bee-Joo-young Lee) observent et s’interrogent elles aussi sur le sens à donner à leur mission.

 

Il y est  question de paternité et d’avortement , paradoxes assumés sous ce même toit où l’amour retrouve des élans primitifs. Des instincts premiers, une conscience rétablie.

Autant fabuliste que moraliste, Hirokazu Kore-eda ajoute cette fois à sa palette scénaristique cette touche presque délicate, une lumière diaphane dans le grisé du quotidien.

Un peu de douceur et de tendresse dans un monde de brutes. Ca fait du bien …

Cannes 2022 : Bong Joon Ho, palme du meilleur comédien . - La famille pour Hirokazu Kore-eda demeure à jamais son fonds de commerce . Il l’entretient, le renouvelle comme ici dans ce clan improvisé, où deux hommes à-priori voyous accompagnent une jeune femme égarée ( Ji-eun Lee). Elle vient d’abandonner son bébé que le duo s’empresse d’emmailloter pour dit-il le confier à un foyer rassurant. Il est quand même question d’argent . Mais Sang-hyeon ( Song Kang-Ho) et Don-soo (Dong-won Gang)  sont persuadés que l'adoption est la seule issue heureuse pour ces enfants abandonnés ... Deux femmes flics les…
Le Film

Sous les apparences d’un cinéaste apaisé prêt à pardonner tous les péchés du monde Hirokazu Kore-eda nous raconte la fable de deux méchants petits bonhommes qui s’apprêtent à revendre un tout petit bébé, moyennant un bon prix. Mais pas suffisant aux yeux de la maman qui vient de les rejoindre, et regrettant à peine l’abandon de son protégé, donne du fil à retordre à nos deux lascars. Ils vont se révéler bien différents, et de la même manière la jeune femme retrouvera ce qui l’a fait devenir maman. La police n’est pas en reste, abandonnant la filature de ce trafic humain, pour reprendre le cours d’une réflexion personnelle , où l’intime paraît ranimer un passé douloureux. Autant fabuliste que moraliste, Hirokazu Kore-eda ajoute à sa palette scénaristique une touche presque délicate, une lumière diaphane dans le grisé du quotidien. Un très beau film à la profondeur insoupçonnée. Il faut se méfier des apparences.

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