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« Les amours d’une blonde » de Milos Forman. Critique cinéma

Synopsis: La petite ville de Zruc voit débarquer un régiment de réservistes d’âge moyen, au plus grand désespoir de ses habitantes qui s’attendaient à rencontrer de jeunes et séduisants soldats. La jolie Andula et ses amies se font ainsi maladroitement courtiser lors du bal organisé en leur honneur.

La fiche du film

Le film : "Les Amours d'une blonde"
De : Milos Forman
Avec : Hana Brejchova, Vladimir Pucholt
Sortie le : 20/11/2019
Distribution : Carlotta Films
Durée : 81 Minutes
Genre : Comédie, Romance, Drame
Type : Long-métrage
Le film

Beaucoup de femmes, pas assez d’hommes. A l’usine de Zruc, le contremaître organise un bal auquel participent de nombreux réservistes de l’armée, dépêchés à cette intention dans la petite ville tchécoslovaque.

Mais les prétendants à l’amour ne sont pas les fiers hidalgos imaginés par les jeunes filles. Le contraste est éloquent et les rencontres qui s’en suivent tout aussi saisissantes.

Forman est alors en plein délire satirique sur la nature humaine et sa conduite politique qui contraint le pouvoir à s’immiscer dans toutes les strates de la société.Y compris la plus intime, qui procure des moments burlesques et pathétiques.

Trois soldats offrent une bouteille à des jeunes filles, mais le garçon la sert à une mauvaise table. Nullement découragés, ils relancent le serveur. Une fois l’erreur réparée, le trio révèle de bien grossiers personnages, désagréables et fanfarons.

Un regard peu amène de la part du cinéaste qui préfère confier son héroïne au jeune pianiste de la soirée, qui se révélera tout aussi effronté. Mais Andula se prend au jeu de cette aventure qui ressemble à la liberté.

Celle de le rejoindre comme il le lui avait suggéré dans la capitale. Mais à son arrivée l’amoureux est de sortie… Consternation pour les parents qui ne comprennent rien à cette intrusion féminine et nocturne .

Hana Brejchova, l’héroïne Andula, interprétée par la propre belle-sœur du cinéaste.

Forman prend là encore le temps de disséquer la petite société tchécoslovaque aux prises avec ses travers et sa morale.

La mère s’inquiète déjà des conséquences d’une telle liaison au cours d’une discussion épique : elle ne lâche rien sur la conduite à tenir . Alors que le père tente la  conciliation, elle est intraitable, Andula n’est pas la bienvenue.

C’est le troisième tableau de cette satire domestique et sociale qui s’achève telle une farce pagnolesque, au sein du même lit. La mère demeure sans concession pendant que le père et le fils tirent à leur manière la couverture à eux .

 

Abandonnant  Andula à son pauvre sort dans la réclusion d’un avenir peu réjouissant. Un retour à la case départ, un horizon sans vie, un peu de l’histoire de la Tchécoslovaquie.

Beaucoup de femmes, pas assez d’hommes. A l’usine de Zruc, le contremaître organise un bal auquel participent de nombreux réservistes de l’armée, dépêchés à cette intention dans la petite ville tchécoslovaque. Mais les prétendants à l’amour ne sont pas les fiers hidalgos imaginés par les jeunes filles. Le contraste est éloquent et les rencontres qui s’en suivent tout aussi saisissantes. Forman est alors en plein délire satirique sur la nature humaine et sa conduite politique qui contraint le pouvoir à s’immiscer dans toutes les strates de la société.Y compris la plus intime, qui procure des moments burlesques et pathétiques. Trois…
Le film

Il fallait souvent lire entre les images à l’époque tchécoslovaque de Milos Forman, habile manipulateur d’une scénographie aux apparences fantaisistes. Mais sous la drôlerie et le burlesque, le réalisateur panse quelques plaies d’une société mise à mal par le collectivisme et la dictature de ses dirigeants. Quels qu’ils soient, comme le montre ce contremaître convoquant des réservistes de l’armée pour courtiser « ses » ouvrières. Forman est alors en plein délire satirique sur la nature humaine et sa conduite politique qui contraint le pouvoir à s’immiscer dans toutes les strates de la société. 50 ans plus tard ce film appartient au patrimoine du 7 ème art, et témoigne tout autant avec rigueur d’une certaine conduite humaine, de ses dépassements, de son autoritarisme. Un film toujours nécessaire.

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