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« L’échange des princesses » de Marc Dugain. Critique cinéma

Synopsis: 1721.Une idée audacieuse germe dans la tête de Philippe d’Orléans, Régent de France… Louis XV, 11 ans, va bientôt devenir Roi et un échange de princesses permettrait de consolider la paix avec l’Espagne, après des années de guerre qui ont laissé les deux royaumes exsangues. Il marie donc sa fille, Mlle de Montpensier, 12 ans, à l’héritier du trône d’Espagne, et Louis XV doit épouser l’Infante d’Espagne, Anna Maria Victoria, âgée de 4 ans. Une entrée trop précipitée dans la cour des Grands pour ces jeunes princesses, sacrifiées sur l’autel des jeux de pouvoirs…

La fiche du film

Le film : "L'Echange des princesses"
De : Marc Dugain
Avec : Lambert Wilson, Olivier Gourmet
Sortie le : 27/12/2017
Distribution : Ad Vitam
Durée : 100 Minutes
Genre : Historique
Type : Long-métrage
Le film

En ces temps reculés, la paix tenait parfois à si peu. Un simple commerce de la France à l’Espagne entre une fillette et une adolescente. De sang royal, bien évidemment, l’échange entre les deux pays scellant le projet de deux mariages. Pour ainsi se préserver de la guerre.

Les futurs maris n’étant pas plus informés ou consentants.  Louis XV encore minot s’apprête à devenir roi de France. Epouser l’infante d’Espagne quand elle sera en âge, son soupir est un acquiescement. De l’autre côté des Pyrénées, l’état mental de l’héritier du trône d’Espagne laisse à désirer. Un peu nigaud, ou benêt, sa future, Mlle de Montpensier hésite, inquiète et obstinée.

Catherine Mouchet, Igor Van Dessel, (Louis XV) , deux comédiens dans la lignée d’une distribution exemplaire

Du haut de ses 12 printemps, elle entend bien ne pas se prêter au jeu de son père, Philippe d’Orléans, le régent de France (Olivier Gourmet). Que lui importe l’avenir de son pays fatigué par des années de guerre avec l’Espagne. Son fiancé est prévenu, elle ne fera rien pour lui être agréable.

Pataud, hésitant, maladroit, Don Luis se plie à son bon vouloir en une mascarade de rencontres que Kacey Mottet Klein élève au rang du bonheur de la représentation. Plus que l’entrain et la passion qui ici font défaut dans une mise en scène trop bien ordonnée,ce sont les acteurs qui relèvent l’adaptation du roman de Chantal Thomas.

Le jeune homme est parfait dans ses habits de petit prince empêtré dans un cerveau à peine formé. Il le joue bien et sa sœur n’est pas en reste. L’infante d’Espagne a quatre ans. Exilée et contrainte auprès de Louis XV, Juliane Lepoureau ( déjà dans « La dernière leçon » ) est craquante d’innocence et de spontanéité.

Pétillante, intelligente, elle en séduira plus d’un prévient la princesse Palatine. Andréa Ferréol s’en inspire merveilleusement bien, portant la sagesse des anciens dans les couloirs de la royauté où les jeux du pouvoir et les conspirations se heurtent au marchandage de l’amour et des frontières.

Ce que Marc Dugain retranscrit avec la même application monotone d’une œuvre inachevée. Lambert Wilson se démène joliment dans sa parure royale (Philippe V), – tension extrême, désespoir languissant-, quand les pages de la romancière demeurent sur la reliure de l’ouvrage compulsé peut-être avec trop de respect.

Chantal Thomas scénariste pour l’occasion a-t-elle veillé au grain ? Celui de la folie nous manque terriblement.

En ces temps reculés, la paix tenait parfois à si peu. Un simple commerce de la France à l’Espagne entre une fillette et une adolescente. De sang royal, bien évidemment, l’échange entre les deux pays scellant le projet de deux mariages. Pour ainsi se préserver de la guerre. Les futurs maris n’étant pas plus informés ou consentants.  Louis XV encore minot s’apprête à devenir roi de France. Epouser l’infante d’Espagne quand elle sera en âge, son soupir est un acquiescement. De l’autre côté des Pyrénées, l’état mental de l’héritier du trône d’Espagne laisse à désirer. Un peu nigaud, ou benêt,…
Le film

C’est une belle et triste histoire que la grande Histoire nous rapporte ici à travers le roman de Chantal Thomas respectueusement adapté (elle est aussi scénariste) par Marc Dugain dont l’absence d’entrain et de passion plombe la mise en scène. Le ton monocorde des jeunes acteurs pourtant parfaits accentue la monotonie ambiante dans les cours d’Espagne et de France où l’échange des princesses ne se fait pas avec la même connivence. Ce qui ne fait qu’affleurer dans une retranscription cinématographique bien trop prudente.

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