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« Le Samouraï » de Jean-Pierre Melville. Critique Blu-ray. Coffret

  • Durée ‏ : ‎ 1 heure et 45 minutes
  • Dvd: ‎ 29 novembre 2023
  • Acteurs ‏ : ‎ Alain Delon, François Périer, Nathalie Delon, Cathy Rosier, Jacques Leroy
  • Sous-titres : ‏ : ‎ Anglais
  • Studio  ‏ : ‎ Pathé

L’histoire : Jef Costello, dit le Samouraï est un tueur à gages. Alors qu’il sort du bureau où git le cadavre de Martey, sa dernière cible, il croise la pianiste du club, Valérie. En dépit d’un bon alibi, il est bien suspecté du meurtre . Interrogée, la pianiste feint de ne pas le reconnaître. Jeff va chercher à comprendre pourquoi …

Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article

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Revoir «  Le Samouraï » et ne revoir jamais le même film. Cette fois, l’histoire d’une ombre qui se faufile ou se projette sur les murs d’un commissariat, qu’il provoque pleinement.

Le chat et la souris n’ont jamais aussi bien joué ensemble. Jef est un tueur solitaire . Quand il se laisse prendre par la police, un suspect parmi quatre cents autres, il entre dans la spirale complotiste du parfait alibi.

Ses employeurs qui maintenant le recherchent, l’ont parfaitement compris. Et le commissaire principal aussi, qui ne croit pas un instant à la présence de Jef auprès de sa fiancée, la nuit du meurtre.

Il va tenter de la faire craquer, mettre en place tout un dispositif de planques, de filatures et d’interrogatoires pour confondre l’individu qui chaque fois se fond dans la nuit, se perd dans le métro.

C’est un film d’action sans action. De longues déambulations, de muets questionnements dans ce regard magnétique que Delon sublime au-delà du possible. Il joue sur l’abstraction de la mise en scène de Jean-Pierre Melville où quelques repères cinématographiques serviront plus tard à la relève .

Des figures de style à l’exercice du même nom, on joue sur des stéréotypes que le film policier ignore encore.  Sophistication extrême … Le film noir américain en rappel, mais en rappel seulement quand le métro se fait labyrinthe,  le jazz ensorceleur, et le tueur tourmenté .

Une composition scénique habilement conduite dans la traque ultime au cours de laquelle Jef pense-t-il avoir semé ses poursuivants. Dans la cartographie parisienne ainsi établie, Melville nous dit que les déviations ont parfois du bon . A l’image de son film et de son parfum mortifère …

LES SUPPLEMENTS

 Les suppléments sont à la hauteur des enjeux misés sur ce coffret. De la musique de film décortiquée au bémol près, au style Melville scruté à la loupe par un ami, un réalisateur américain, ou un critique français, tout est passionnant à entendre et à revoir …

  •  MELVILLE ET LA MUSIQUE DE FILM . Stéphane Lerouge , historien de la musique de film ((21.10 mn)

« Melville change quasiment de compositeurs à chaque film , c’est une partie qui lui est difficile, c’est un ogre à compositeurs ».

 

Il rejette la musique de Michel Legrand, Delerue parle de corrida

« Il rêverait je pense pouvoir composer lui-même la musique , il attend la concrétisation de ses propres idées ça se passe mieux avec de jeunes compositeurs, en devenir sur lesquels il aura plus un ascendant comme François de Roubaix sur le Samouraï »,

Interview de François de Roubaix en prime

La suite des Suppléments …

Durée ‏ : ‎ 1 heure et 45 minutes Dvd: ‎ 29 novembre 2023 Acteurs ‏ : ‎ Alain Delon, François Périer, Nathalie Delon, Cathy Rosier, Jacques Leroy Sous-titres : ‏ : ‎ Anglais Studio  ‏ : ‎ Pathé L’histoire : Jef Costello, dit le Samouraï est un tueur à gages. Alors qu’il sort du bureau où git le cadavre de Martey, sa dernière cible, il croise la pianiste du club, Valérie. En dépit d’un bon alibi, il est bien suspecté du meurtre . Interrogée, la pianiste feint de ne pas le reconnaître. Jeff va chercher à comprendre pourquoi … Si les étoiles n'apparaissent pas, reportez-vous à la fin de…
Le film
Les bonus

On n'a peut-être jamais aussi peu parlé au cinéma et si peu réduit le cadre d’un film policier à de strictes retenues. Sophistication extrême ... C’est un film d’action sans actions. De longues déambulations, de muettes interrogations dans ce regard magnétique que Delon sublime au-delà du possible. Il joue sur l’abstraction de la mise en scène de Jean-Pierre Melville , maître d’œuvre en la matière d’une hypnotique variation sur le genre humain. Celui du truand solitaire happé par la bienséance policière avec laquelle il va composer pour jouer au chat et à la souris de manière très formelle. C’est le sel de l’histoire, cet alibi parfaitement concocté pour déjouer tous les plans, jusqu’à se perdre dans des sentiments jusqu’à présent ignorés. Le Samouraï avait donc un cœur. Qui le perdra …

AVIS BONUS Les suppléments sont à la hauteur des enjeux misés sur ce coffret. De la musique de film décortiquée au bémol près, au style Melville scruté à la loupe par un ami, un réalisateur américain, ou un critique français, tout est passionnant à entendre et à revoir …

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