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« Le chant du loup » de Antonin Baudry. Critique cinéma

Synopsis: Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu’il entend. A bord d’un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l’Oreille d’Or. Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur qui met l’équipage en danger. Il veut maintenant retrouver la confiance de ses camarades ...

La fiche du film

Le film : "Le Chant du loup"
De : Antonin Baudry
Avec : François Civil, Omar Sy
Sortie le : 20/02/2019
Distribution : Path�
Durée : 115 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Le genre sous-marinier au cinéma possède trois belles références. «  A la poursuite d’Octobre rouge » de John McTiernan, «  Les Maudits » de René Clément et «Das Boot» de Wolfgang Petersen

Premier film de Antonin Baudry « Le chant du loup » n’a pas à rougir de la réputation de ses aînés, tant sa maîtrise technique et artistique réussit à nous emporter dans le tourbillon imprévisible, et angoissant des submersibles français . Avec une histoire tout aussi palpitante que celle du capitaine russe Ramius en passe de trahir son pays avec un bâtiment de guerre ultra-secret.

Ici le regard hexagonal demeure franco-français sur la base d’une attaque nucléaire opérée par les soviétiques, peut-on lire sur les écrans de contrôle.  Pour la riposte, l’ordre est donné à un bâtiment lanceur d’engins qui vient de rejoindre les eaux internationales.

La procédure est enclenchée, quand une lecture d’écrans révèle une toute autre information. Tout est à revoir, à refaire sur un protocole qui à ce niveau de crise ne peut être remis en question. Il est impossible maintenant de joindre de quelque façon que ce soit le sous-marin qui dans moins d’une heure lancera son missile vers la Russie.

C’est la clé du suspense ( évocation passagère sur le besoin de dissuasion nucléaire ) que tout film de ce genre se doit de mettre en œuvre. Antonin Baudry le fait avec superbe sur l’idée d’un personnage hors du commun . Chanteraide l’oreille d’or de la marine française. Elle lui permet de discerner tous les sons .

Au fin fond de l’océan le jeune homme est alors indispensable mais une erreur d’appréciation, un jour, a failli coûté la vie à tout un équipage. Taraudé par son échec, de retour à la base, Chanteraide veut comprendre. Ses supérieurs lui demandent de se reposer…

C’est l’ouverture palpitante de ce film qui déjà dans son préambule ( la récupération de nageurs de combat ) montre les qualités d’un cinéaste exigeant et meneur d’hommes lui aussi à sa façon. Convoquer dans le rôle principal François Civil, toujours en quête de révélation, autour de vieux briscards désormais comme Omar Sy, Reda Kateb et Matthieu Kassovitz, exige une direction d’acteurs sans faille.

Le plateau est exigu, les situations très tendues, et la tension souvent extrême. Baudry assume sans complexe la bonne tenue de son équipage qui le lui rend bien. Des comédiens totalement habités par leur personnage et peut-être encore plus par les responsabilités qu’ils endossent. Les yeux rivés sur les radars, l’oreille à l’affut du moindre son, le curseur en attente, ils sont de tous les instants de la vie de leur sous-marin .

Dans l’action et la réflexion. Celles que mène aussi tout bon cinéaste. Il s’appelle Antonin Baudry ! 

Le genre sous-marinier au cinéma possède trois belles références. «  A la poursuite d’Octobre rouge » de John McTiernan, " Les Maudits" de René Clément et «Das Boot» de Wolfgang Petersen Premier film de Antonin Baudry « Le chant du loup » n’a pas à rougir de la réputation de ses aînés, tant sa maîtrise technique et artistique réussit à nous emporter dans le tourbillon imprévisible, et angoissant des submersibles français . Avec une histoire tout aussi palpitante que celle du capitaine russe Ramius en passe de trahir son pays avec un bâtiment de guerre ultra-secret. Ici le regard hexagonal demeure franco-français sur la base…
Le film

Sans être misogyne, il y a à mon avis une femme de trop dans cette histoire d’hommes. Une histoire d’amour peu intéressante au regard du sujet passionnant que Antonin Baudry dirige à la perfection dans un premier film dont le genre au cinéma n’est pas le plus facile.  Celui des sous-mariniers et de leurs bâtiments glorifiés par « Das Boot» et « A La poursuite d’Octobre rouge ». Mais dès l’ouverture,  la récupération de plongeurs de combats près des côtes syriennes révèle les qualité d’un cinéaste qui sait aussi mener les hommes . Convoquer dans le rôle principal François Civil, toujours en quête de révélation, autour de vieux briscards désormais comme Omar Sy, Reda Kateb et Matthieu Kassovitz, exige une direction d’acteurs sans faille. Ce que Baudry assume en compagnie de ce casting prestigieux.  Des comédiens totalement habités par leur personnage et peut-être encore plus par les responsabilités qu’ils endossent. Les yeux rivés sur les radars, l’oreille à l’affut du moindre son, le curseur en attente, ils sont de tous les instants de la vie de leur sous-marin .

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2 Commentaires

  1. Une femme de trop? La vie des sous mariniers se déroule aussi sur terre dans une base navale et ailleurs…. Cette rencontre vient appuyer ici la permanence de l’oreille d’or toujours efficace, surprenante dans ce contexte d’attente de l’autre.
    Je pense aussi qu’elle vient souligner la priorité du devoir, le lien qui unit ses hommes en mission… au détriment des proches: « Femme de marin, femme de chagrin ».

    Un excellent film qui vous emmène dans les profondeurs, un super casting . Courez-y!

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