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« Le cercle » de Stefan Haupt . Critique cinéma

Synopsis: Zurich, 1958. Alors que l'homosexualité est encore condamnée dans de nombreux pays, Ernst et Röbi se rencontrent par l'intermédiaire du Cercle, une organisation suisse clandestine, pionnière de l'émancipation homosexuelle. Alors que les deux hommes luttent pour leur amour, ils vivent l'apogée et le déclin du Club, éditeur d'une revue homosexuelle trilingue, la seule alors autorisée dans le monde.

La fiche du film

Le film : "Le Cercle"
De : Stefan Haupt
Avec : Matthias Hungerbühler, Peter Jecklin
Sortie le : 04/03/2015
Distribution : Outplay
Durée : 102 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
le film

Le titre du film fait référence à une revue gay qui dans les années 1950-1960  a fédéré la lutte clandestine pour l’émancipation homosexuelle. Ca sa passe principalement à Zurich. Plus tolérante que ses voisines, la ville héberge l’organisation éditrice autour de laquelle des hommes vivent leur amour pour d’autres hommes.

Et particulièrement Ernst et Röbi que nous écoutons tout au long de ce film raconter leur propre histoire, de manière très vivante. Rien à voir avec un documentaire TV classique qui alterne sans ménagement les interviews et les vidéos. Il s’agit bien d’un film dont la mise en scène est intelligemment contextualisée sur l’époque retenue. De temps à autre, Ernst et Röbi, et quelques témoins du moment, éclairent le propos du cinéaste.

Cette technique fonctionne très bien sous le regard de Stefan Haupt qui a su retrouver, le ton, l’ambiance et les couleurs (primauté de l’ocre) de ces années malheureusement toujours présentes. Ou la question de l’identité sexuelle se mêle aux contingences du pays : plus d’un homosexuel étranger tentera d’obtenir la nationalité Suisse. Un double combat au cœur d’une communauté qui après avoir vaillamment résisté va peu à peu se déliter devant les coups de boutoir d’une société xénophobe, homophobe.

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Le meurtre d’un artiste homosexuel par un prostitué est à l’origine des premiers déboires du Club sur lequel la police fermait plus ou moins les yeux. Son comportement va radicalement changer lorsqu’un nouveau crime est commis, cette fois sur un ami proche des éditeurs de la revue. Lors du procès, les rôles sont inversés, ils font du criminel, un jeune prostitué là encore, la victime … Il ressort libre du tribunal : «  Le triomphe de l’humanité » titrent les journaux.

Le verdict  sonne le glas des aspirations libertaires de toute l’équipe du Cercle qui fermera ses portes devant l’éclatement du mouvement. Aujourd’hui Ernst et Röbi vivent toujours ensemble. Ils ont été les premiers homosexuels suisses à se marier.

Le titre du film fait référence à une revue gay qui dans les années 1950-1960  a fédéré la lutte clandestine pour l’émancipation homosexuelle. Ca sa passe principalement à Zurich. Plus tolérante que ses voisines, la ville héberge l’organisation éditrice autour de laquelle des hommes vivent leur amour pour d’autres hommes. Et particulièrement Ernst et Röbi que nous écoutons tout au long de ce film raconter leur propre histoire, de manière très vivante. Rien à voir avec un documentaire TV classique qui alterne sans ménagement les interviews et les vidéos. Il s’agit bien d’un film dont la mise en scène est intelligemment…

Review Overview

le film

La forme récitative est un peu inédite : une  mise en scène d’une fiction éclairée par le commentaire de ceux qui ont vécu cette histoire. Rien à voir avec le classique de la TV qui intercale interview et vidéos. C’est tellement bien fait, fluide et lumineux que l’on se laisse vite emporter par l’histoire de cette communauté homosexuelle suisse qui dans les années cinquante réussissait à vivre malgré l’homophobie régnante en Europe. Stefan Haupt  a su retrouver, le ton, l’ambiance et les couleurs (primauté de l’ocre) de ces années malheureusement toujours présentes.

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