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« La route sauvage » d’Andrew Haigh. Critique cinéma

Synopsis: Charley Thompson a quinze ans et a appris à vivre seul avec un père inconstant.Tout juste arrivé dans l’Oregon, le garçon se trouve un petit boulot chez un entraineur de chevaux et se prend d’affection pour Lean on Pete, un pur-sang en fin de carrière. Le jour où Charley se retrouve totalement livré à lui-même, il décide de s’enfuir avec Lean on Pete, à la recherche de sa tante dont il n'a qu’un lointain souvenir. Dans l'espoir de trouver enfin un foyer, ils entament ensemble un long voyage….

La fiche du film

Le film : "La Route sauvage (Lean on Pete)"
De : Andrew Haigh
Avec : Charlie Plummer, Chloë Sevigny
Sortie le : 25/04/2018
Distribution : Ad Vitam
Durée : 121 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
le film

Meilleur espoir à la Mostra de Venise : Charlie Plummer –

  • D’après le roman « Lean on Pete » (publié en français sous le titre « Cheyenne en automne ») de Willy Vlautin

Ça devient systématique ces longs-métrages pleins de bonnes intentions filmées avec talent et originalité. Au point que leurs auteurs se laissent prendre à leur propre jeu en tirant sur la corde d’un plaisir qui n’est plus forcément partagé.

Sans la grâce et la spontanéité du jeune acteur de ce road-movie insensé, Charlie Plummer, on ne peut tenir je pense les deux heures de projection assénées avec insistance. Au point de délaisser des histoires collatérales (quid de la mort du père, de la bagarre qui s’en suit ou du vol du van ?) tant il y a dire sur une histoire qui effectivement n’en finit pas.

Elle parait alors de moins en moins plausible au fil de ces centaines de kilomètres que parcourt Charley, égaré dans un désert, son cheval à ses côtés, qu’il ne sait pas monter. Il vient pourtant d’un élevage de l’Oregon, où les pensionnaires se prêtent aux compétitions de « quarter horse » cette race chevaline particulièrement véloce.

Le jeune garçon y découvre la loi des courses et ses travers. Mais c’est avant tout une famille de substitution qu’il rejoint là, après la mort violente de son père. Avant de gagner qui sait, sa véritable descendance, une tante oubliée quelque part au fin fond du Wyoming.

C’est le début d’un long périple au cours duquel le jeune héros va vivre d’expédients et de rencontres plus ou moins heureuses. Mais entre une grivèlerie et un siphonnage, il tombe toujours sur des braves gens. Le premier d’entre eux, l’entraîneur de chevaux – un gentil bonhomme parfaitement cadré par Steve Buscemi. Sa confiance est immédiate envers Charley à qui il confie Lean on Pete, un pur-sang en fin de carrière.

C’est avec lui qu’il s’engage dans une aventure hasardeuse et sans réelle perspective sinon celle de nous dresser des portraits d’une Amérique oubliée. Une serveuse de restaurant, une femme jockey (Chloé Sevigny), des soldats revenus de guerre… autant de figures emblématiques d’un cinéma en quête lui-même de références.

J’ose à peine relever l’ombre de River Phoenix sur celle de Charlie Plummer. Le jeune comédien mérite mieux que ce morbide hommage.

Meilleur espoir à la Mostra de Venise : Charlie Plummer - D'après le roman "Lean on Pete" (publié en français sous le titre "Cheyenne en automne") de Willy Vlautin Ça devient systématique ces longs-métrages pleins de bonnes intentions filmées avec talent et originalité. Au point que leurs auteurs se laissent prendre à leur propre jeu en tirant sur la corde d’un plaisir qui n’est plus forcément partagé. Sans la grâce et la spontanéité du jeune acteur de ce road-movie insensé, Charlie Plummer, on ne peut tenir je pense les deux heures de projection assénées avec insistance. Au point de délaisser des histoires…
le film

J'ai cru qu'on allait y passer la journée. Une belle idée d'un scénario qui n'en finit pas de ressasser les conventions amicales entre l'homme et l'animal, jusqu'à la candeur lénifiante. Andrew Haigh revenu de ses « 45 ans » mal digérés filme avec originalité l’histoire d’un jeune garçon en quête d’une véritable famille quand la sienne s’est perdue on ne sait trop comment. Un éleveur de chevaux le prend sous sa protection, un gentil bonhomme parfaitement cadré par Steve Buscemi. Mais sans la grâce et la spontanéité du jeune acteur de ce road-movie insensé, Charlie Plummer, on ne peut tenir je pense les deux heures de projection assénées avec insistance. Dans ces centaines de kms parcourus à travers le désert américain, Haigh se laisse prendre à son propre jeu en tirant sur la corde d’un plaisir qui n’est plus forcément partagé.

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