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« Calamity Jane, une enfance de Martha Jane Canary » de Rémy Chayé . Critique cinéma-dvd

Synopsis: A partir de 6 ans . --- 1863, États-Unis . Dans un convoi qui progresse vers l’Ouest , le père de Martha Jane se blesse. Elle doit conduire le chariot. L’apprentissage est rude et pourtant Martha Jane ne s’est jamais sentie aussi libre. Elle n’hésite pas à passer un pantalon. Abraham, le chef du convoi n'apprécie pas. Accusée de vol, elle  s’enfuit, habillée en garçon, à la recherche des preuves de son innocence.

La fiche du film

Le film : "Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary"
De : Rémi Chayé
Avec : Salomé Boulven, Alexandra Lamy
Sortie le : 14/10/2020
Distribution : Gebeka Films
Durée : 82 Minutes
Genre : Animation, Famille
Type : Long-métrage
Le film
Les bonus

Cristal d’Annecy en 2020

DVD : 07 avril 2021

C’est une façon d’évoquer la conquête de l’Ouest :  la naissance de la fameuse Calamity Jane dans sa période adolescente. Ce passage à l’âge adulte esquisse en quelque sorte la légende  longtemps retenue de ce bandit armé qui selon certains historiens ne l’était pas vraiment.

Pour l’heure, cette jeune fille , déjà très dégourdie, répond coup pour coup à chaque provocation.

Un apprentissage rigoureux au milieu de tous ces hommes en marche vers l’Oregon, dont son papa bien empêtré par une telle gamine. Pour apprendre à chevaucher, elle passe un pantalon, ce qui provoque un tollé général.

Vous avez dit tenue vestimentaire ?  Coupe de cheveux à la garçon ?  La voici maintenant aux commandes du chariot familial bousculant l’ordre et la raison d’un système bien établi, et à bout d’arguments devant l’énergie héroïque de la jeune Marthe.

Alors, quand les bijoux du convoi disparaissent, on la montre du doigt.

La provoc’ de trop, pour la bouillante jeune fille, qui cheveux courts et pantalon s’en va battre la campagne afin de prouver son innocence.

La seconde partie du film pousse d’un cran le dynamisme du scénario et valorise peu à peu toutes les revendications engendrées par la conduite volontaire de la jeune fille.

Sa rencontre avec une autre femme déterminée, propriétaire d’une mine en cours d’exploitation, conforte une personnalité de plus en plus affirmée que l’autorité suprême n’arrive plus à contrôler.

Le coup de canif au colonel arrogant et au shérif ventripotent couronne l’épique aventure de Calamity dont l’émancipation fournit au scénario sa raison d’exister.

L’éloge de la femme libre, indépendante et responsable, dans un décor de douces harmonies ( dont la carte de l’Europe mêlée au ciel et aux nuages … ) , un dessin en aplats un brin naïf, mais si expressif que parfois le regard de la petite Marthe nous atteint en plein cœur. Touché !

LES SUPPLEMENTS

Ils sont remarquables, et parfois très originaux . On y apprend notamment les métiers du cinéma, et c’est bien rare dans  ce genre de bonus.

  •  Cinq femmes pour Calamity Jane . Beaucoup de femmes ont travaillé sur le film, même si la fameuse parité n’a pas pu être atteinte.

Cinq d’entre elles sont réunies autour de la journaliste Caroline Vié . Elles parlent de leur activité et de la manière dont elles sont intervenues sur le projet . C’est très instructif et passionnant à suivre.

Il y a là Claire Lacombe, productrice déléguée ( mais que fait une productrice ? ) , Sandra Tosello, co-scénariste avec deux hommes ( mais comment peut-on écrire à trois ? ) , Sabine Hition, responsable 3 D ( mais comment une femme peut-elle maîtriser la technique ? ), Fanou Lefebvre, première assistante réalisatrice ( mais comment peut-elle être là où le réalisateur n’est pas ? ) et Florencia Di Concilio, la compositrice très inspirée de la bande-son, même si dit-elle sa féminité n’a pas joué sur la partition.

La Genèse du projet . On évoque à nouveau le personnage, son histoire, sa personnalité, et la place qu’on lui accorde dans son évolution, de la jeune fille à l’adulte révoltée. «  Une héroïne comme les petites filles d’aujourd’hui rêveraient d’être ».

La couleur . Encore très pédagogique, excellente explication sur la façon dont il faut s’y prendre pour retrouver le bon pigment …

Les voix . Un studio d’enregistrement classique avec comédiens et comédiennes, souvent très jeunes, mais cette fois ils enregistrent à partir du texte papier, sans image. «  Ca demande un travail d’imagination supplémentaire » sourit Salomé Boulven, la voix de l’héroïne. « Il est alors intéressant de voir comment on emmagasine une intension et comment on la ressort ».

Scène longue . L’histoire de l’indien et du puma autour du feu de camp racontée par Calamity. Elle n’est pas si longue cette scène, bizarre …

La Musique : L’enregistrement de la chanson avec les enfants et quelques membres de l’équipe dont le réalisateur. Clin d’œil sympa, avec une dernière image, à croquer …

Travail en cours. Six scènes, du premier coup de crayon à la forme et aux couleurs définitives. Là encore, ça mérite le détour.

Cristal d’Annecy en 2020 DVD : 07 avril 2021 C’est une façon d’évoquer la conquête de l’Ouest :  la naissance de la fameuse Calamity Jane dans sa période adolescente. Ce passage à l’âge adulte esquisse en quelque sorte la légende  longtemps retenue de ce bandit armé qui selon certains historiens ne l’était pas vraiment. Pour l’heure, cette jeune fille , déjà très dégourdie, répond coup pour coup à chaque provocation. Un apprentissage rigoureux au milieu de tous ces hommes en marche vers l’Oregon, dont son papa bien empêtré par une telle gamine. Pour apprendre à chevaucher, elle passe un pantalon, ce…
Le film
Les bonus

C’est un film pour enfants qui s’adresse à tout le monde. Pour dire l’émerveillement et le bonheur d’atteindre sa raison d’être, à travers des épreuves que tout un chacun aura à connaître, d’une façon ou d’une autre, un jour dans sa vie . Sans aller forcément jusqu’au bout de l’Oregon où se rend la jeune Marthe Jane Cannary qui avant de devenir la fameuse Calamity Jane a connu une enfance bien chahutée. Mais d’après l’histoire que nous raconte le réalisateur Rémi Chayé, co-scénariste avec Fabrice de Costil et Sandra Tosello, la petite fille grandit très vite et apprend à rendre les coups qu’on lui donne. Un apprentissage de la vie à la dure qu’elle saura reprendre à son compte en parcourant les plaines du Far-West en quête de justice et de liberté.   L’éloge de la femme libre dans un décor de douces harmonies, un dessin en aplats un brin naïf, mais si expressif que parfois le regard de la petite Marthe nous atteint en plein cœur.

AVIS BONUS Ils sont remarquables, et parfois très originaux . On y apprend notamment les métiers du cinéma, et c’est bien rare dans  ce genre de bonus.

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