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Dinard, le festival du film britannique

Bien entouré par un jury très féminin, Jean Rochefort préside la 26e édition du Festival du film britannique, qui se tient à Dinard depuis mercredi , jusqu’à dimanche . Films présentés en compétition, nombreuses avant-premières, rétrospectives, hommages aux grands noms du cinéma britannique et séances spéciales rythment les 5 jours du Festival en compagnie du jury qui remettra Le Hitchcock d’Or. Des jurés très féminins donc : Alexandra Lamy, Amara Karan, Natalie Dormer, Emma de Caunes, Virginie Efira, Mélanie Doutey, aux côtés de Bernard Le Coq, Noah Taylor, des réalisateurs Pierre Salvadori et  Julien Temple, et du producteur Bertrand Faivre.photo-officielle-festival_2398534_473x405

Le Festival accueille chaque année plus de 30 000 spectateurs pour le Hitchcock d’Or que briguent six films en compétition.

  • « American Hero » de Nick Love avec Stephen Dorff, Eddie Griffin, Philip Michael Youmans… Melvin, super héros malgré lui, habite encore chez sa mère à 40 ans passés. Il ne vit que pour la fête, les femmes et la drogue. Jusqu’au jour où il réalise que pour revoir son fils, que la justice lui interdit d’approcher, il doit exploiter ses super pouvoirs et lutter contre le crime.
  • « Kill Your Friends » de Owen Harris avec Nicholas Hoult, Ed Skrein, James Corden, Tom Riley, Joseph Mawle .Londres, 1997. Steven Stelfox, 27 ans, est un dénicheur de talents sans scrupules qui se fraye un chemin dans l’univers de la pop. Cupide, ambitieux, Stelfox vit dans un rêve, toujours à la recherche du prochain carton musical. Quand les hits viennent à manquer, il se montre près à tout pour trouver le « son qui tue » qui sauvera sa carrière.
Nicholas Hoult prêt à tout pour sauver sa peau
Nicholas Hoult prêt à tout pour sauver sa peau
  • « Couple in a Hole » de Tom Geens avec Paul Higgins, Kate Dickie, Jérôme Kircher, Corinne Masiero… Quelque part en France… Deux Britanniques vivent comme des bêtes sauvages dans un trou creusé à même le sol d’une forêt. Moins d’un an auparavant, ils ont tout perdu dans un terrible incendie. En état de choc depuis le drame, le couple se terre, en rupture totale avec la société…
  • « Departure » d’Andrew Steggall. Béatrice et son fils passent une semaine à emballer le contenu d’une maison de vacances, dans un coin isolé du sud de la France. Le jeune Elliot est confronté à sa sexualité naissante et à l’éloignement grandissant de sa mère. Quant à Béatrice, elle réalise que tout amour a disparu de son mariage et que la vie telle qu’elle l’a connue touche à sa fin. Elliot fait alors la connaissance d’un adolescent mystérieux, Clément, qui poussera insensiblement Elliot et Béatrice à affronter leurs désirs et, finalement, à s’affronter l’un l’autre.
  • « Just Jim » de et avec Craig Roberts. Jim est le paria du lycée. Sa vie va être chamboulée quand Dean, un mystérieux Américain au look de star d’Hollywood emménage à côté de chez lui. Dean offre son amitié à Jim, ainsi que des conseils pour se faire des copains au lycée. Mais quand il apprend que Dean cache un lourd secret, Jim se demande si cette nouvelle popularité en vaut vraiment la chandelle…
Jean Rochefort, un président bien entouré
Jean Rochefort, un président bien entouré…
  • « The Violators » d’Helen Walsh avec Lauren McQueen, Brogan Ellis, Stephen Lord. L’auteur de la nouvelle plébiscitée en Grande Bretagne « The Lemon Grove » passe derrière la caméra avec « The Violators » , un film à propos de deux jeunes filles qui grandissent dans des environnements familiaux compliqués, dans la zone, en banlieue de Cheshire…

Le Festival accueille aussi  l’écrivain, scénariste et dramaturge britannique, Hanif Kureishi, un des représentants les plus célèbres de la nouvelle « école » d’écrivains britanniques d’origine étrangère, pour une master class en compagnie de Roger Michell et la projection d’une sélection de films dont il a signé les scénarios. Hanif Kureishi s’est fait connaître grâce notamment à l’écriture de « My Beautiful Laundrette », nommé aux Oscars pour le prix du meilleur scénario en 1985 et « Sammy et Rosie » s’envoient en l’air en 1987, tous deux réalisés par Stephen Frears. Suivra le scénario de « Mauvaise Passe » réalisé par Michel Blanc (1999) et le début d’une grande collaboration avec Roger Michell sur « Le Bouddha de banlieue », série télévisée adaptée de son propre roman (« Whitbread Award » du meilleur premier roman) et les scénarios de « The Mother » (2003), adapté de sa pièce, « Vénus » (2007) et plus récemment « Un week-end à Paris » (2013).

Informations pratiques
www.festivaldufilm-dinard.com

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