Accueil » A la une » « My cousin Rachel » de Roger Michell. Critique cinéma

« My cousin Rachel » de Roger Michell. Critique cinéma

Synopsis: Angleterre, début du XIXème siècle. Philip, un jeune noble anglais, apprend la mort mystérieuse de son cousin en Italie, survenue peu après son mariage secret avec la jeune et jolie veuve Rachel. Il n’a qu’une idée en tête : découvrir les véritables raisons de sa mort afin de le venger par tous les moyens. Mais la visite inattendue de cette nouvelle cousine va tout bouleverser.

La fiche du film

Le film : "My Cousin Rachel"
De : Roger Michell
Avec : Rachel Weisz, Sam Claflin
Sortie le : 26/07/2017
Durée : 106 Minutes
Genre : Drame, Romance, Thriller
Type : Long-métrage
Le film

Le titre n’est pas trompeur. Rachel est bien la cousine du héros, Philip, qui à l’annonce de la mort suspecte de son cousin s’apprête à recevoir sa veuve, sans égard. Il ne la connait pas, mais la tient pour responsable de son décès.

Et quand toute de noir vêtue, Rachel se présente à lui, Philip n’a déjà plus les mêmes sentiments. Elle n’est pas celle qu’il avait imaginée. Il est sous le charme discret et mystérieux de cette inconnue déjà si familière. Sans tapage ni arrogance, elle en impose. Une silhouette imaginée par Daphné du Maurier dont s’inspire Roger Michell dans le roman éponyme.

Philip est amoureux, et le tait par des maladresses qui confinent à la stupidité. Son entourage le met en garde, mais sa compagne demeure bien distante et réservée. Elle ne semble prêter aucune intention à sa fortune nouvelle (il est l’héritier de son mari) et se contente de ses gentillesses qui lui offrent pour l’heure, une table et un toit.

Rachel et Philip ne se connaissaient pas jusqu’à la mort du cousin, l’époux de la dame.

Le réalisateur Roger Michell très formel pour ne pas dire « à cheval » sur l’époque et sa littérature retrouve sur l’écran la personnalité de ces héros de papier.  Rachel Weisz, Sam Claflin, Holliday Grainger ou Pierfrancesco Favino confident de la belle, inquiétant, intriguant, tous possèdent cette part d’ombre et de doute posés sur les pages de la romancière.

On ne sait plus trop qui possède un brin de vérité ou de sincérité, l’amour et l’amitié passant de l’un à l’autre, quand ce n’est pas la cupidité qui rançonne les âmes. Un intérêt sournois pour reprendre la main, un peu d’avidité mêlée à la vengeance des premières attentes… Dans cette attente d’une révélation qui ne viendra jamais et que porte le cinéaste avec une habileté bienfaisante.

L’imbroglio sentimental nous emporte autant que la colère nouvelle qui s’empare du jeune homme. Pour un aveuglement tout aussi fatal à sa destinée que le cinéaste règle en un éclair inattendu. Un dénouement assez bâclé me semble-t-il alors que la pendule ne marquait pas encore les deux heures de projection. Une fois n’est pas coutume, j’aurais bien prolongé…

__________________________________

 

Le titre n’est pas trompeur. Rachel est bien la cousine du héros, Philip, qui à l’annonce de la mort suspecte de son cousin s’apprête à recevoir sa veuve, sans égard. Il ne la connait pas, mais la tient pour responsable de son décès. Et quand toute de noir vêtue, Rachel se présente à lui, Philip n’a déjà plus les mêmes sentiments. Elle n’est pas celle qu’il avait imaginée. Il est sous le charme discret et mystérieux de cette inconnue déjà si familière. Sans tapage ni arrogance, elle en impose. Une silhouette imaginée par Daphné du Maurier dont s'inspire Roger Michell…
Le film

Si la mise en scène est plutôt classique, voire ampoulée, l’ambiance ne l’est absolument pas. Roger Michell soigne la personnalité des héros de Daphné du Maurier qui ne leur attribue aucune vérité première. La romancière comme le cinéaste jouent parfaitement sur les ambiguïtés des uns et des autres, leur part d’ombre et de doute demeurant la respiration d’un récit romantique en Cornouailles au début du XIX ème. On ne sait plus trop qui possède un brin de vérité, ou de sincérité, l’amour et l’amitié passant de l’un à l’autre, quand ce n’est pas la cupidité qui rançonne les âmes.  Rachel Weisz, Sam Claflin, Holliday Grainger ou Pierfrancesco Favino, tous participent à cet imbroglio sentimental que Philip et Rachel nouent jusqu’au drame entrevu. Un dénouement assez bâclé me semble-t-il, alors que la pendule ne marquait pas encore les deux heures de projection. Une fois n’est pas coutume, j’aurais bien prolongé.

User Rating: 3.85 ( 1 votes)

Voir aussi

« The Wall » de Doug Liman. Critique cinéma-Bluray

Un huis clos au grand air où l’air vient à manquer, haletant !

Laisser un commentaire