LES SUPPLEMENTS
Attention si vous regardez les bonus avant le film vous risquez d’être déçus, des scènes capitales sont évoquées, notamment la dernière. Il en va de même pour la lecture qui suit .
Les bonus renferment des commentaires passionnants sur et autour du film, avec ici et là quelques vidéos courtes du tournage, ou des photos d’archives.
- Sophie Seydoux, au Festival Lumière. Le film y est programmé, et la présidente de la Fondation Seydoux-Pathé le présente en rappelant principalement qui était José Giovanni. Et l’objet de la restauration.
- « Deux hommes dans la ville », documentaire .Olivier Rajchman, journaliste :« C’est le premier film en France à dénoncer la peine de mort, une dizaine d’années avant son abolition, ce qui en fait un film courageux de la part de Delon, comédien et producteur » (l’acteur est toujours en faveur de la peine capitale) et de Giovanni dont la carrière mouvementée et criminelle est à nouveau rappelée ici, suivie d’une carrière artistique tout aussi remarquée. Ses œuvres sont adaptées au cinéma dont « Le trou » par Jacques Becker. Et lui-même signera quelques films qui demeurent encore dans les mémoires dont « Deux hommes dans la ville ».
Le choix des acteurs ? Delon immédiatement pressenti, mais pour l’inspecteur, Giovanni essuie les refus de Ventura, et Montand. Rajchman les explique et c’est intéressant à savoir…
« Les dialogues écrits par Daniel Boullanger ne plaisent pas à Delon et au final seul Giovanni est crédité » poursuit le journaliste qui fourmille d’anecdotes, comme ce « Gabin qui veille paternellement sur Giraudeau ».José Giovanni à la sortie du film souligne « la responsabilité de la société dans le sens qu’elle donne à la vie humaine. (…) Avant les forçats étaient marqués au fer rouge, maintenant c’est le casier judiciaire et les interdictions de séjour qui les marquent à tout jamais… »
Alain Delon :« J’ai saisi la chance que j’avais de produire Gabin, et pour un acteur comme Delon (sic) cela devenait un privilège de produire un Gabin-Delon (re-sic) ». Le comédien était pourtant toujours à cette époque favorable à la peine de mort, et le fera savoir dans une lettre ouverte à Badinter quand celui-ci obtiendra la suppression de la sentence fatale.
Mme Giovanni explique les difficultés que rencontre alors son mari pour réaliser la scène ultime que les producteurs italiens redoutaient, ils pensaient que le public n’apprécierait pas de voir la guillotine fonctionner.
- Entretien avec Philippe Sarde .Le compositeur explique comment il en est venu à prendre la partition du film et sa conception de la musique pour un tel scénario. Le musicien me parait ici très fatigué, et ses explications tardent parfois à venir.

