Venganza

Quatre femmes, fatales et prêtes à tout pour se venger d’un mauvais coup porté par quelques mafieux mexicains. Ca se passe en Espagne et la tortilla est rouge sang …

Venganza de Augustin Diaz Yanes
Avec : Diego Luna, Victoria Abril
Sortie le 24 aout 2010
Distribué par Wild Side Video
Durée : 120 minutes
Nombre de : 1
Film classé : Tous publics
Le film :★★★☆☆
Les bonus : ★★★☆☆

Une découverte absolue. Je n’ai jamais entendu parler de ce film, et pourtant Agustín Díaz Yanes, n’est pas né de la dernière pluie. Scénariste souvent, il fut un temps au côté de Pedro Almodóvar, avant de se mettre à son compte. Si la verve de l’auteur de «  Talons aiguilles » a quelques incidences sur les péripéties des jeunes femmes de «  Venganza », c’est plus du côté de Quentin Tarantino que j’irais chercher quelques influences. Rien qu’un soupçon car le réalisateur pose une véritable empreinte sur son histoire à dormir debout.

Celle de trois sœurs, qui foirent un hold up et voient leur amie conduite en prison. Pour réduire sa peine elles sont prêtes à tout, et même à câliner le juge. Pendant ce temps des malfrats mexicains tentent un coup en Espagne, que les sœurs remises  sur pied décident de faire capoter. L’une d’entre elles vient en effet d’épouser le chef des mafiosi, ce qui peut faciliter leur mission de sape.

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Voilà résumé à ma façon ( on peut voir les choses autrement ) un récit qui va directement à l’essentiel de ce type de film,  basé sur l’action et le rebondissement. Mais qui épice la tortilla de ces messieurs d’une toute autre manière. Ca va toujours très très vite, on s’y perd parfois, et c’est tout à fait voulu par un réalisateur-scénariste, qui en portant les deux casquettes, sait tout à fait où il met les pieds. C’est absolument efficace et contrairement à des recettes remises au goût du jour (je pense à «  Inception » dont je ne me suis toujours pas remis), celle de Diaz Yanes renouvelle le genre du thriller mafioso. Après avoir sérieusement corrigé leurs ennemies, nos gangsters prouvent qu’ils ont un peu de cœur (ça dépend quand même pour qui et avec qui) et  au bout du compte  ça  les perdra.

Un mariage qui va faire mal...

Une morale comme une autre d’un film à l’étrange parfum, parfaitement distillé par une kyrielle de jeunes femmes et d’hommes en phase avec les hallucinations tranquilles du réalisateur.

Dont Victoria Abril., son égérie depuis son premier film en 1995 «  Personne ne parlera de nous quand nous serons morts ». Derrière la grande comédienne, il n’y a rien à redire sur la prestation de Ariadna Gil, Elena Anaya, ou bien encore l’intrigante Pilar López de Ayala, qui ne se contente pas d’être jolie. Elle réfléchit, frappe et fait mal. Ce que n’apprécie pas forcément José Maria Yazpik , le patron des gangsters secondé par un gentil garçon , au doux nom de «  Baby face » . C’est Diego Luna , effectivement craquant pour un mafioso. Et d’ailleurs, il va craquer …

Elle ne rigole vraiment pas ...

LE BONUS

Making of ( 27 minutes )

Un making of un peu bizarre qui sort des sentiers battus, sans vraiment l’avouer. On y voit quelques scènes de tournage, avec des commentaires de plateau. Toute l’équipe se présente ,dit du bien de tout le monde, mais d’une manière si détachée … Le réalisateur fait quand même un effort pour dire ce qu’il pense de son métier «où il faut faire preuve de sens commun, et s’entourer de gens compétents ». Ca ne mange pas de pain, surtout que « c’est une fonction qui n’est pas aussi importante que ce que l’on dit ».

Le producteur Eduardo Campoy , est plus intéressant quand il affirme «que le budget du film doit se voir à l’écran, et non pas dans les voyages, les grands repas, et les belles loges. Que l’argent soit devant la caméra, et non pas derrière».

12.99 €


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