Partir

9 septembre 2009

Drame, Les critiques, Vu au cinéma

A l'occasion de travaux effectués à son domicile, Suzanne fait la rencontre d'Ivan, un ouvrier en charge du chantier Leur attraction mutuelle est immédiate et violente et Suzanne, kinésithérapeute, femme de médecin, décide de tout quitter pour vivre cette passion dévorante.


"Partir" de Catherine Corsini
Avec : Kristin Scott Thomas, Sergi Lopez, Agnès Godard, Georges Delerue, Michel Seydoux, Fabienne Vonier
Sortie le 03/02/2010
Distribué par Warner Bros.
Durée : 82 minutes
Nombre de DVD : 1
Film classé : Tous publics
Le film :★★★½☆

Tout feu, tout flamme, l’amour, jusqu’à l’obsession , la destruction . Depuis toujours, la passion suscite des œuvres romanesques ,et aujourd’hui encore , brûle le cœur et le corps. Ici, c’est  Kristin Scott Thomas, un peu inattendue dans son rôle de femme-mère, prisonnière du carcan social, et qui par amour  le brise et même plus

Catherine Corsini nous convie à une descente aux enfers, filmée dans le confort douillet d’une vie parfaitement balisée, jusqu’à la fêlure. Un bel espagnol en est la cause, mais le mari de la dame ne fait rien pour la garder . Ou plutôt pour l’aimer.

Au  point de non retour , le scénario amoureux tourne à la foire d’empoigne, aux mesquineries,à la cruauté. Corsini qui filme le corps à corps amoureux au plus près du grain de peau, est tout aussi violente sur les corps à corps haineux qu’entretiennent maintenant le couple d’autrefois .

http://www.dailymotion.com/video/x9xftr

On n’en ressort pas très joyeux , loin de là . Mais la vraie vie n’est peut-être plus très loin de cet abandon total , qui  s’autorise la plus folle des libertés, le plus grand des amours .

Chapeau à Mme Scott Thomas pour cette composition mise à nue , cette élégance dans l’interprétation qui épouse  la mise en scène , à la  sobriété  paradoxale , mais bénéfique, face au drame qui se noue .

Les faces à faces sont suffisants pour dire toute la cruauté des situations ,  les acteurs assez éloquents pour ne pas en rajouter :Sergi López , en ouvrier exploité ( pléonasme ) et Yvan Attal dans la peau du salopard parfait, bien que grand médecin devant l’éternel.

Son personnage cumule toutes les tares, du père indifférent au mari souverain, jusqu’au notable installé dans sa suffisance et le pouvoir aveugle. Pour faire revenir sa femme au foyer, non par amour, mais parce qu’elle lui appartient, il fera jouer ses relations . Rien ne change sous le lambris du conformisme et des apparences. Un salaud en costume trois pièces et cravate demeure un salaud.

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