Un docu-fiction sur les premiers pas d'un garçon qui veut devenir fermier . Ca pourrait-être intéressant mais le garçon en question ne fait rien pour ça.
| ![]() |
Un succès critique, un succès public , une distinction à la Mostra de Venise, et au festival de Namur, n’en jetez plus la cour est pleine. Je suis un peu surpris par toutes ces couronnes tressées autour de ce premier film, imaginé par Samuel Collardey à partir d’un court-métrage proposé ici en suppléments, « Du soleil en hiver » .
C’est effectivement sinon la copie conforme, du moins la matrice, du long métrage qui raconte la vie paysanne, au quatre saisons. Pour développer son projet , Samuel Collardey a imaginé, sur le mode docu-fiction, la vie d’un apprenti en alternance, dans une exploitation du haut Doubs. 
L’idée est bonne, et le choix de comédiens non-professionnels, également. Seulement le rôle-titre est tenu par un garçon qui à mes yeux devient vite désagréable, peu concerné semble-t-il par son futur métier, dont il découvre les difficultés, et mollasson au possible. Il soupire et jure à la vitesse d’un lièvre en rut. Et son phrasé est souvent incompréhensible . Les québécois , au moins, nous mettent des sous-titres !
Cette insertion dans le monde paysan devient alors un pensum, avec ses passages obligés (la mort du cochon, la naissance du veau.. ) malgré un maître de stage au bon sens affûté. Un fermier qui ressemble un peu à José Bové, mais pas du tout hargneux, patient et raisonné qui sait ce que la vie lui a appris. L’apprenti n’en est qu’au balbutiement.
Quand la neige recouvre les collines du haut Doubs le jeune garçon prend un malin plaisir à dégringoler les pentes en luge. Le fermier l’accompagne. Tous les deux s’amusent comme des fous, et c’est très plaisant à voir. Mais je repense alors à « Yvette bon Dieu ! » , qui sur un sujet similaire sur le monde agricole , est autrement plus intéressant. Ce film est chroniqué sur ce blog.














4 août 2010 à 10 h 23 min
Vous avez oublié de préciser que l’apprenti avait reçu aussi le prix Louis Delluc du premier film. Soyons précis.
Samuel Collardey
4 août 2010 à 12 h 46 min
effectivement
toutes mes excuses au réalisateur