Bus Palladium

[Critique DVD] Bus Palladium

Une histoire de copains branchés musique . Un groupe se forme, et l’espoir de devenir célèbre voit le jour . Sur fond de nostalgie, le comédien signe un premier film plutôt bien vu et surtout qui ne fait de mal à personne.

« Bus Palladium » de Christopher Thomson ( Studio Canal)
Sortie DVD le 07 septembre 2010
Le film : ★★★☆☆ Les bonus : ★★★☆☆

Je ne vais pas vous raconter ma vie, mais cette histoire, je l’ai vécue, un peu à ma façon, il y a quatre décennies (pour ne pas trop accentuer les rides).  Un groupe de copains, une trompette, une guitare, une caisse claire et un beau gosse qui peut faire le chanteur : roulez jeunesse.

Evidemment je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître : on enregistre dans le hall d’une salle des fêtes, une seule prise, et le résultat, un 45 tours vinyle très  approximatif.

Ici, avec la bande à Lucas (très bien joué par  Marc-André Grondin ), on parle démo, maquette et tournée dans la foulée. Les studios foisonnent L’espoir fait vivre, et la gloire n’est plus très loin, quand les réelles destinées des uns et des autres contrarient les projets de rock star.  Surtout quand Laura, superbe argentine, se mêle de chambouler les cœurs et le  bel ordonnancement d’un projet bétonné. Mais qui pourrait résister à une groupie telle que Elisa Sednaoui .

Géraldine Pailhas, dans le rôle de la directrice artistique. Ah si à mon époque ....

On est loin ici de la révolte rock’n roll , et Christopher Thompson prévoit déjà la critique quand  Lucas, issu d’une classe aisée  murmure à l’oreille de Laura «que de nombreux musiciens rock’n roll appartiennent  à des familles bourgeoises ». A l’image de ce film éminemment sympathique et propret, qui entre la caricature et le stéréotype (la présence de Manœuvre, un peu trop) réussit malgré tout à ficeler un vrai film sur l’amitié, et la nostalgie qui va avec.

La musique en toile de fond, « un rock blanc à base de blues noire » dit le réalisateur, avec Arthur Dupont, dans le rôle du leader très charismatique  (entre Roger Daltrey et Mick Jagger côté chant), et pour le cinéma, un rien de Romain Duris.  Quand il chante «  Baby Jane », c’est  Jean-Louis Aubert.

Il est malgré tout très convaincant dans sa posture de futur héros, aux failles certaines quand  fils unique auprès d’une maman qui vole de ses propres ailes, il lui faut aussi assumer le rôle paternel. Pour son premier film Christopher Thomson fait aussi vibrer la corde familiale. Chez les Thompson, c’est de famille !

LES SUPPLEMENTS

Making of :

Intéressant de voir la technique de ce jeune réalisateur, et notamment la scène du plongeon nocturne pour laquelle Arthur Dupont , aura quelques sueurs froides.  On assiste également aux séances d’enregistrement avec le vrai groupe Gush, mais les jeunes comédiens  se sont tellement pris au jeu qu’ils interprètent  certains titres de la BO « Et sur scène  Arthur chante tout en live » précise le réalisateur .

Plus qu'une groupie...

Scènes coupées

Une ou deux auraient pu rester, dont celle du supermarché qui évalue bien la distance entre la maman et son fils Manu. « Backstage » est aussi éloquent, quant à l’emprise de Laura sur le reste du groupe. Il y a de la friction dans l’air

Essais des comédiens

Avant première parisienne, suivie d’un concert au Bus Palladium.

Clip «  Que tu le veuilles ou non ».


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La boutique

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