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« Contagion » de Steven Soderbergh. Critique cinéma

Synopsis: Alors qu'une épidémie se propage à grande vitesse, la communauté médicale mondiale tente, dans une course effrénée contre la montre, de trouver un remède et de contrôler la panique qui se répand encore plus vite que le virus. Les gens eux se battent pour survivre dans une société qui se désagrège.

La fiche du film

Le film : "Contagion"
De : Steven Soderbergh
Avec : Marion Cotillard, Matt Damon
Sortie le : 09/11/2011
Distribution : Warner Bros. France
Durée : 106 Minutes
Genre : Drame, Science fiction, Thriller
Type : Long-métrage
Le film

Froid dans le dos. Quand Steven Soderbergh  s’attaque à l’hypothèse d’une guerre bactériologique (la grippe aviaire n’est qu’un prétexte) il dissèque méthodiquement toutes les pièces du dossier pour en faire un thriller diabolique. La maladie infectieuse est devenue l’arme fatale qu’il faut localiser avant qu’elle ne détruise encore plus.

A l’aide d’un casting plus ou moins réussit (Kate Winslet, en toubib bon office et, Jude Law, en poil à gratter, me semblent les plus convaincants), il enrichit sa démonstration de points de vue techniques et scientifiques qui crédibilisent son propos, et prennent  à témoin le spectateur. Quel est le coupable, qui a propagé le virus ? Un rapport sexuel, un souffle sur le pion d’un casino… On refait le parcours de la première victime recensée qui avant de regagner le domicile conjugal avait retrouvé un ancien ami, puis jeter quelques dés dans ce fameux casino. Qui a-t-elle vu, qui a-t-elle touché ?

La quête est haletante, sans répit, et la caméra de Soderbergh tout aussi en éveil.

photo-Contagion-2011-23

On traque les suspects, d’un pays à l’autre, même si de tout évidence, l’Asie est dans le collimateur. On entend que «  la grippe a été militarisée » et Soderbergh panique à son tour. Le suspense et le réalisme qui jusque là confortaient sa vision , perdent leur crédibilité quand pour les besoins d’une cause inconnue, le réalisateur gomme tout l’aspect vérité de son film (bisbille entre les différents services, circulation de l’information, importance du net  …) pour quelques séquences souvent proches du ridicule.

Sans révéler ce qui adviendra du Dr Orantes (Marion Cotillard pas vraiment convaincante dans ce petit rôle), ni s’appesantir sur les émeutes qui suivent la pénurie de vaccins, je me dis que Soderbergh a sacrifié sur l’autel du grand commerce cinématographique, une idée qu’il avait superbement engagée. Sa vision apocalyptique de la gestion d’une telle crise n’est peut-être pas à écarter. Surtout que sa mise en scène, d’une sobriété glaciale, conforte sa démarche. Mais la romance et l’angélisme qui l’entourent me laissent très sceptique. J’y ai cru, je n’y crois plus …

 

Froid dans le dos. Quand Steven Soderbergh  s’attaque à l’hypothèse d’une guerre bactériologique (la grippe aviaire n’est qu’un prétexte) il dissèque méthodiquement toutes les pièces du dossier pour en faire un thriller diabolique. La maladie infectieuse est devenue l’arme fatale qu’il faut localiser avant qu’elle ne détruise encore plus. A l’aide d’un casting plus ou moins réussit (Kate Winslet, en toubib bon office et, Jude Law, en poil à gratter, me semblent les plus convaincants), il enrichit sa démonstration de points de vue techniques et scientifiques qui crédibilisent son propos, et prennent  à témoin le spectateur. Quel est le coupable,…

Review Overview

Le film

La première heure qui scrute à la loupe les tenants et aboutissant d’une enquête autour de la propagation d’un virus est formidable. Après quoi, délaissant le réalisme cinématographique pour la fiction romancée, Soderbergh se traîne et perd patience, il fait n’importe quoi.

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5 Commentaires

  1. Le film débute très bien. Les plans serrés, l’utilisation du numérique, les voyages incessants d’un bout du monde à l’autre, avec les chiffres de la population, plongent le film dans la tension du virus. Seulement si l’aspect documentariste du film sied bien au début, le film par la suite s’enlise. L’action s’éclate autour de trop de personnages (il aurait fallu à mon modeste avis, réduire la brochette de star), et donc perd en intensité. La découverte d’un vaccin (ni une, ni deux) est trop improbable et finalement déchire la combinaison réaliste du film. Seulement le contaminé cesse d’être le spectateur et le virus se dilue dans l’air tiède du « déjà vu ».

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