Épaulée par son amie Sandy, Jeffrey, un jeune homme, mène son enquête concernant une oreille humaine trouvée dans un terrain vague. Il croise sur son chemin Dorothy Vallens, une mystérieuse chanteuse de cabaret.
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David Lynch est un cinéaste étrange. Son cinéma, ne l’est pas moins. Bizarre, souvent, hermétique, parfois , dérangeant, toujours … Doté d’une telle réputation, il lui est facile d’en jouer, pour mieux déjouer les attentes d’un spectateur, toujours avide d’innattendu et de rebondissements. Alors, « Blue Velvet » tombe à point nommé. C’est dans la filmographie du réalisateur, une sympathique fanfaronnade qui ne s’en donne pas l’air, mais l’interprète pourtant bel et bien .
Prenez une oreille abandonnée dans un terrain qui l’est tout autant, remontez la filière à l’aide de votre petite amie dont le papa est policier ,et vous voici détective en herbe , complètement dans le pétrin. Car derrière la loupe, les méchants ne plaisantent pas et la victime supposée,est un brin fofolle.
Le tout baigné dans le clair-obscur vermillon que le sieur Lynch apprécie particulièrement. Ca vous donne un genre et surtout une ambiance. Un pot de fleur, au milieu de ce décorum ,réussirait à vous foutre la trouille.
On a donc peur;le gangster s’énerve pour un rien , frappe la jeune femme , plus que de raison , avant de se prendre la tête, dans laquelle ça ne tourne pas rond. A la place du gamin, il y a longtemps que j’aurais abandonné cette piste. Mais Jeffrey, comme pris dans un rêve subliminal , s’accroche à son destin et à la caméra de Lynch qui n’en demandait pas tant. C’est un bonheur de mise en scène, un maniérisme contrôlé, qui nous trimballe très gentiment d’une intrigue à l’autre, et cette fois tout est limpide. Le protégé du réalisateur se chargeant au fil de ses découvertes de nous en faire part.

Des révélations d’une simplicité désarmante chez l’auteur de « Dune » et de « Mulholland Drive« , qui une fois encore , peaufine sa galerie de portraits alambiqués.Kyle Mc Lachlan tient la dragée haute à un Dennis Hopper complètement allumé, et ça lui va bien . Isabella Rossellini, à côté de ses pompes, réussit à nous faire marcher dans sa combine. Poignante, désespérante, agaçante, aimante, elle est fatale, forcément fatale. Quand elle murmure « Blue velvet » , ce vieux standard des années 60, remis au goût du jour par la grâce d’un cinéaste. Etrange, forcément étrange.
LES SUPPLEMENTS
Il y en a beaucoup, mais malheureusement , tous en VO. Si vous ne maîtrisez pas l’anglais , passez votre chemin …
- Scènes coupées, inédites.
Elles sont également très nombreuses , et se rapportent le plus souvent à la vie de Jeffrey, avant l’accident de son père. Ce qui n’apporte pas forcément de nouvelles informations, sinon qu’il avait une petite copine et que pour tenir la quincaillerie familiale, il lui faudra quitter le cocon universitaire, où ses copains ne manquaient pas. On le voit également beaucoup avec sa maman et sa tata , qui le sermonne encore , comme quand il était gosse.
- Bêtisier.
Deux, trois petites scènes, qui ne mangent pas de pain….

- « Les mystères de l’amour »
C’est un documentaire sur le film, où l’on entend David Lynch à l’époque du tournage, mais aussi, Isabella Rossellini et, Laura Dern , parler du tournage, du casting et de l’histoire d’un film , devenu culte. Des images d’archive et quelques vidéos d’époque , agrémentent l’ensemble.
| En bref | |
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| Le film | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
| David Lynch, à la portée de tous , c'est possible et c'est toujours aussi bien . Une mise en scène qui n'a pas l'air de se prendre au sérieux, quand c'est réussi , c'est du grand art. Et les comédiens adoptent le même tempo.... | |
| Les bonus | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
| Tous en VO et c'est dommage, mais on peut s'y atteler pour des scènes coupées , qui ne manquent pas au film, où l'histoire du film raconté par son réalisateur et les comédiennes. | |















14 février 2012
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