Accueil » A la une » « Au nom de ma fille » de Vincent Garenq. Critique dvd

« Au nom de ma fille » de Vincent Garenq. Critique dvd

Synopsis: Juillet 1982, André Bamberski apprend la mort de sa fille Kalinka. Elle avait 14 ans et passait ses vacances en Allemagne auprès de sa mère et de son beau-père le docteur Krombach. Rapidement, les circonstances de sa mort paraissent suspectes. L'attitude de Dieter Krombach ainsi qu'une autopsie troublante laissent beaucoup de questions sans réponse. Très vite convaincu de la culpabilité de Krombach, André Bamberski se lance dans un combat pour le confondre. Un combat de 27 ans qui deviendra l'unique obsession de sa vie...

La fiche du DVD / Blu-Ray

Le film : "Au nom de ma fille"
De : Vincent Garenq
Avec : Daniel Auteuil, Sebastian Koch, Marie-Josée Croze, Christelle Cornil, Lilas-Rose Gilberti
Sortie le : 26 juillet 2016
Distribution : Studiocanal
Durée : 87 minutes
Film classé : Tous publics
Nombre de DVD / Blu-Ray : 1
Le film
Le making of

Vincent Garenq poursuit le système judiciaire. Après «  Présumé coupable » le cinéaste s’attaque à un nouveau dossier sensible, l’histoire de ce père qui pendant 27 ans va tenter de convaincre les juges français et allemands que sa fille n’est pas morte comme on l’affirme.

Fort de plusieurs pièces de l’enquête et de l’autopsie, André Bamberski accuse ouvertement le compagnon de son ex-femme de viol sur leur fille et d’assassinat par injection . Dieter Krombach est médecin et jouit d’une excellente réputation. Nous sommes en 1970, l’homme est un notable, insoupçonnable.

Un légiste, non officiel, mandaté par le père traduit les mots savants de l’autopsie «  il y a eu acte sexuel et on peut se demander si le décès de votre fille n’y est pas lié ». Mais aussitôt l’homme prévient son client «  Brûler ce document, il n’y a que du malheur à en tirer ».

A l'origine, une entente cordiale entre les époux et le Dr krumb
A l’origine, une entente cordiale entre les époux Bamberski  et le Dr Krombach

André Bamberski est fait d’un autre bois. Il s’attaque frontalement au compagnon de son ex  que la justice refuse de poursuivre .Distribution de tracts dans la ville, dossier classé à plusieurs reprises, « il est protégé » pense-t-il. Son obstination lui attire des ennuis mais rien n’y ferra, le petit comptable français est un têtu.

Son mode opératoire ne laisse aucun champ libre à d’autres préoccupations, ce qui se traduit par une mise en scène très resserrée. Le film est court : un maximum d’informations en un minimum de scènes. Synthèses et condensés peuvent nuire un moment à la bonne tenue des débats cinématographiques, mais le fond du problème est clairement traité. Aucune question n’est éludée dont l’attitude de la mère ( Marie-José Croze, effectivement troublante ), qui défend mordicus son nouveau compagnon et refuse de se présenter elle aussi  devant la justice allemande suite à une plainte internationale à laquelle Krombach dénie toute vraisemblance. Sebastian Koch dans la peau de ce toubib énigmatique est extraordinaire.

Les années passent quand un retournement de situations peut accélérer la procédure entre les deux pays. Jusque-là, la France et l’Allemagne s’entendaient plutôt bien pour freiner le dossier. Mais l’accélération se fait  au rythme d’une administration qu’André Bamberski ne respecte plus depuis longtemps. Il la contourne aisément en parfait connaisseur de tous les textes de loi le concernant. Ce sera pourtant un geste incroyable de sa part qui précipitera véritablement le cours des événements. L’histoire est vraie mais paraît dans ce dénouement d’une incroyable imagination de scénariste déjanté. Daniel Auteuil apporte tout son talent à la véracité des faits, leurs crédibilités. Dans la peau du héros, il transcende le genre en se portant à hauteur d’homme. Ce film est bien avant tout l’histoire d’un homme, un homme incroyable.

LE SUPPLEMENT

  • Making of (17 mn) . « C’est avant tout l’histoire d’un personnage, je n’ai pas une fascination sordide pour les faits divers. C’est une histoire d’amour d’un père pour sa fille » avance le réalisateur qui a réussi à faire venir sur le plateau le vrai personnage du film.« Il était très impressionné, mais l’équipe l’était encore plus, de voir cet homme incroyable. Je ne sais pas ce qu’il a de différent, mais quelque chose de plus que les autres, moi je me serais arrêté bien avant ».

« On rebondit toujours sur la contrainte du réel, elle donne des choses plus intéressante » explique le réalisateur sur une scène retirée. « Je voulais filmer le viol de la jeune fille mais il n’a pas été condamné pour ça, donc impossible de le faire m’ont dit les juristes de l’équipe … »

 

Vincent Garenq poursuit le système judiciaire. Après «  Présumé coupable » le cinéaste s’attaque à un nouveau dossier sensible, l’histoire de ce père qui pendant 27 ans va tenter de convaincre les juges français et allemands que sa fille n’est pas morte comme on l'affirme. Fort de plusieurs pièces de l’enquête et de l’autopsie, André Bamberski accuse ouvertement le compagnon de son ex-femme de viol sur leur fille et d’assassinat par injection . Dieter Krombach est médecin et jouit d’une excellente réputation. Nous sommes en 1970, l’homme est un notable, insoupçonnable. Un légiste, non officiel, mandaté par le père traduit les…
Le film
Le making of

Ce film c’est avant tout l’histoire d’un homme qui pendant 27 ans ne baissera jamais les bras devant la justice française et allemande. Elle n’entend pas ouvrir un dossier qui paraît pourtant d’une évidence totale quant à la culpabilité du docteur Krombach, soupçonné d’avoir involontairement donné la mort à la fille de sa compagne. Le mari prend très vite la dimension du scandale et sans relâche va traquer le présumé coupable. Daniel Auteuil apporte tout son talent à la véracité des faits, leurs crédibilités. Dans la peau du héros, il transcende le genre en se portant à hauteur d’homme. Son mode opératoire ne laisse aucun champ libre à d’autres préoccupations, ce qui se traduit par une mise en scène très resserrée. Le film est court : un maximum d’informations en un minimum de scènes. Synthèses et condensés peuvent nuire un moment à la bonne tenue des débats cinématographiques, mais le fond du problème est clairement traité

Avis bonus Un making of qui est plutôt une entrevue avec le réalisateur

User Rating: Be the first one !
Au nom de ma fille (DVD) de Vincent Garenq
Date de sortie du DVD : 26 July 2016
Format : PAL
Studio : Studiocanal
Duree : 87 minutes

PRIX : EUR 9,99 (Prix de depart : EUR 10,02)

Voir aussi

« Moka » de Frédéric Mermoud. Critique dvd

Diane a perdu son fils dans un accident de la circulation. La voiture ne s’est pas arrêtée. …

Laisser un commentaire