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« Black stone » de Gyeong-Tae Roh. Critique cinéma

Synopsis: Pendant que ses parents se tuent à la tâche dans une usine agro-alimentaire de Séoul, Shon Sun est contraint d’effectuer son service militaire. Mais, victime de mauvais traitements, il est obligé de fuir l’armée. De retour à Séoul, il s’aperçoit que ses parents ont disparu. Bien décidé à les retrouver, il entame alors tout un périple à travers la jungle polluée, d’où est originaire son père…

La fiche du film

Le film : "Black stone"
De : Gyeong-Tae Roh
Avec :
Sortie le : 27/07/2016
Distribution : Outplay
Durée : 92 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Il faut déjà bien saisir l’histoire à son origine pour mieux comprendre l’inextricable préambule. Un jeune homme, Shon Shun, subit sévices et brimades dans une caserne. La soumission à son supérieur va jusqu’à l’acte sexuel. Un univers aussi sordide que celui de cet homme et de cette femme qui s’inscrivent, récurrents, dans le regard du militaire. Ses parents, peut-être… Le couple travaille « au noir » semble-t-il, peine à la tâche et à l’argent. Le salaire n’est jamais versé…

On ne sait encore rien des uns et des autres, de ces deux mondes en parallèles qui vont se détruire, alors que Shon Shun désormais déserteur, s’imaginait fêter des retrouvailles. La femme est morte par manque d’argent. L’homme qu’il recherche maintenant est retourné vivre sur son île natale souillée à jamais par une marée noire.

Le formalisme systématique du réalisateur tient à cet instant du rapport administratif. Toutes les pièces du dossier relèvent d’ un constat froid et méthodique de situations chaque fois sans issue. Au-dessus de vous il y aura toujours quelqu’un pour vous retenir, nous dit-il. Pour vous abaisser. Si la chose n’est pas nouvelle il la raconte de manière tellement doctorale que les réponses aux interrogations du héros paraissent aussi incertaines que la mystification à laquelle se prépare le réalisateur.

Séance de méditation, de mystification pour le jeune homme de retour aux sources de la vie ...
Séance de méditation, de mystification, pour le jeune homme de retour aux sources de la vie …

C’est maintenant un homme qui demande des comptes à un autre homme. Un règlement sur l’histoire d’hier, la mort de cette femme, son abandon, le silence pendant la vie militaire. « J’étais moi aussi dans le chaos » se défend mollement ce père adoptif  perdu dans ses propres souvenirs. Sa mère à ses-côtés parait l’avoir également oublié, préférant rendre aux dieux de son pays, ce petit fils possible qui vient lui demander pardon.

Elle est jusque dans la mort l’incarnation d’un retour à la vie, la source de la rédemption et de la purification.

Revenue de l’au-delà, la voici prêtresse d’une cérémonie dont les rites nous interpellent plus par la manière dont le cinéaste les rapporte que par leur propre signification divinatoire. On a parlé au sujet de ce cinéaste coréen de Bresson pour son premier film sur lequel j’ai fait l’impasse («Le dernier repas »). Ici je citerais volontiers une certaine philosophie cinématographique chère à Terrence Malick dans « The tree of life ». Ce n’est pas forcément un compliment.

Il faut déjà bien saisir l’histoire à son origine pour mieux comprendre l’inextricable préambule. Un jeune homme, Shon Shun, subit sévices et brimades dans une caserne. La soumission à son supérieur va jusqu’à l’acte sexuel. Un univers aussi sordide que celui de cet homme et de cette femme qui s’inscrivent, récurrents, dans le regard du militaire. Ses parents, peut-être... Le couple travaille « au noir » semble-t-il, peine à la tâche et à l’argent. Le salaire n’est jamais versé… On ne sait encore rien des uns et des autres, de ces deux mondes en parallèles qui vont se détruire, alors que Shon Shun désormais…
Le film

Après bien des vicissitudes, un jeune homme gagne la jungle dont on lui a tant parlé quand il était enfant. Un village lointain où il espère retrouver l’homme qui lui en rapportait les échos. Mais sur place, le passage d’un pétrolier a tout détruit. Une vieille femme qui inlassablement ramasse les pierres noires pour les nettoyer va le conduire sur un chemin qui entre la rédemption et la purification le guidera sur la voie de la sagesse. Gyeong-Tae Roh n’a pas la réputation de la facilité (« ») mais même dans le récit langoureux qui n’a pourtant rien de monotone il demeure précieusement renfermé sur lui-même, ajoutant à la bizarrerie des premiers échanges, une étrangeté divinatoire sur des rites qu’il affuble d’une mise en scène hallucinatoire. Le vaudou, peut-être, mais moi je passe 

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Pas de commentaires

  1. il est COREEN, pas vietnamien !

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