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« Variety » de Bette Gordon. Critique cinéma-dvd. Coffret

Synopsis: New York, 1983. Christine cherche désespérément du travail et finit par se faire engager comme vendeuse dans un cinéma porno de Times Square. Elle devient peu à peu obsédée par les sons et les images des films qui l’entourent. Puis, fascinée par un des spectateurs, un homme d’affaires du nom de Louie, Christine commence à le suivre...

La fiche du film

Le film : "Variety"
De : Bette Gordon
Avec : Sandy McLeod, Will Patton
Sortie le : 01/01/1970
Distribution :
Durée : 100 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film
  • DVD : 06 Décembre 2022

Pour Christine, c’est un boulot anodin : vendre les billets d’un cinéma porno. Sa cabine est un îlot entre la rue qui n’en finit pas de brailler et la salle où entrent silencieusement les spectateurs, sous l’œil de José, (Luis Guzman) l’homme à tout faire.

Et un peu le protecteur de Christine (Sandy McLeod) qui très vite prend ses marques dans un lieu où elle est peut-être la première femme à pénétrer. La cabine de projection, la salle quand elle est vide, l’entrebâillement de l’entrée, pour quelques images volées.

Un client parmi tant d’autres la retient plus particulièrement. Il est aimable, costume trois-pièces, chic et le sourire avenant. Pour un rendez-vous qu’il ne tiendra pas entièrement, elle va le suivre et découvrir en quelques jours, mais surtout quelques nuits le profil de Louie (Richard M. Davidson), un homme d’affaire un peu étrange.

La voici à son tour voyeuse dans un monde où la femme est bien souvent absente. Camille force sans trop le vouloir les règles d’un jeu qu’elle manipule de plus en plus avec plaisir. Et que la cinéaste reprend à son compte pour baigner dans un polar presque glauque.

C’est la nuit new-yorkaise baignée par le saxo de John Lurie, lancinant et complice. Il nous guide sur les pas de Camille qui suit ceux de Louie qui ne s’arrête jamais et trafique on imagine, mais on ne sait pas quoi.

C’est l’intrigue sans fin, le bonheur de filmer, un peu vain à force d’ouvrir quelques portes et de ne jamais les refermer. Je sais le spectateur a tout loisir pour s’y engouffrer. Ou pas.

  • En bonus : des entretiens et un livret réunissant storyboard et photos de Nan Goldin.
DVD : 06 Décembre 2022 Pour Christine, c'est un boulot anodin : vendre les billets d’un cinéma porno. Sa cabine est un îlot entre la rue qui n’en finit pas de brailler et la salle où entrent silencieusement les spectateurs, sous l’œil de José, (Luis Guzman) l’homme à tout faire. Et un peu le protecteur de Christine (Sandy McLeod) qui très vite prend ses marques dans un lieu où elle est peut-être la première femme à pénétrer. La cabine de projection, la salle quand elle est vide, l’entrebâillement de l’entrée, pour quelques images volées. Un client parmi tant d’autres la…
Le film

Ce film joue avec les codes du cinéma porno et du film policier pour inverser les rôles du voyeurisme et de l’enquête. Employée d’un cinéma X parce qu’il faut bien travailler Camille se prend au jeu d’un client qui l’intrigue plus que les autres. En le suivant, sans jamais en révéler l’exacte vérité, la cinéaste dans la lumière de la nuit new-yorkaise concocte un assemblage hétéroclite de vérités et de fausses révélations, inversant le processus classique du voyeurisme. Ici la femme reprend les codes à son compte et file son homme d’affaire , très mystérieux, sur lequel on n’en saura pas plus. La filature est prétexte à une intrigue sans fin, au bonheur de filmer, un peu vain à force d’ouvrir quelques portes et de ne jamais les refermer. Je sais le spectateur à tout loisir pour s’y engouffrer. Ou pas.

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Comment dire à sa famille, je vous aime ! Grandissimo !

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