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« Tout mais pas ça » de Edoardo Maria Falcone. Critique cinéma

Synopsis: Tommaso, la cinquantaine, est un chirurgien reconnu. Avec son épouse Carla, ils ont élevé leurs enfants dans un esprit de laïcité. Or voilà qu’Andrea, son fils, annonce son intention de devenir prêtre. Tommaso est bien décidé à le « libérer » de son influence, coûte que coûte...

La fiche du film

Le film : "Tout mais pas ça !"
De : Edoardo Maria Falcone
Avec : Marco Giallini, Alessandro Gassman
Sortie le : 29/11/2017
Distribution : Saje Distribution
Durée : 87 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
le film

J’ai ri plusieurs fois de bon cœur à certaines scènes provoquées autant par les inepties assumées du scénario que l’interprétation décalée de ses protagonistes. Dans une famille comme il faut et surtout laïque à tout jamais, le fiston annonce qu’il veut devenir prêtre.

Inconcevable aux yeux du papa, un chirurgien célèbre (Marco Giallini) dont toute l’éducation est ainsi remise en cause. Et l’annonce céleste provoque dans son couple une crise que sa haute autorité n’avait pas vu venir.

Il l’exerce dans son hôpital avec la même morgue et condescendance jusqu’au jour où il quitte son piédestal pour confondre le malfaisant. A ses yeux, un prêtre qui a perverti son fils (Alessandro Gassman). Le voici alors englué dans un stratagème digne d’une comédie italienne. Il simule une autre famille et une histoire de chômage et de harcèlement, qui vont bien évidemment l’entraîner là où il n’aurait pas dû poser un orteil…

                                     Un patron qui s’imaginait l’être aussi dans sa petite famille…

« Tout mais pas ça » répond au cahier des charges d’un genre qui abat ses cartes dès l’entrée en matière dans une déferlante de bons mots, de répliques drôles et cinglantes. On joue ici souvent à contre temps avec des personnages taillés sur mesure dont le gendre complètement stupide que Edoardo Pesce endosse avec une bonhomie remarquable.

On imagine un peu la suite: le papa prend la mesure de ses éclats, et devant l’inéluctable, avoue piteusement ses mensonges. Et pourtant le réalisateur Edoardo Maria Falcone et son co-scénariste Marco Martani imaginent des renversements de situations souvent inattendues, toujours bien venues surtout pour conserver le cap d’une histoire qui à chaque rebondissement risque de finir en charpie.

Ainsi la mama réveillée par l’électrochoc familial retrouve-t-elle sa jeunesse et les pavés de la rue pour faire la révolution (Laura Morante) tandis que sa fifille « moins énergique qu’un amibe » selon son père, se convertit aux pratiques de son p’tit frère. Falcone filme le tout avec une énergie communicative, bien que parfois débordante du cadre pour signifier que la plaisanterie a assez duré. C’est un peu mon sentiment au bout de la petite heure et demi passée avec ces joyeux compagnons. Mais rétrospectivement, ça ne fait pas de mal.

 

J’ai ri plusieurs fois de bon cœur à certaines scènes provoquées autant par les inepties assumées du scénario que l’interprétation décalée de ses protagonistes. Dans une famille comme il faut et surtout laïque à tout jamais, le fiston annonce qu’il veut devenir prêtre. Inconcevable aux yeux du papa, un chirurgien célèbre (Marco Giallini) dont toute l'éducation est ainsi remise en cause. Et l’annonce céleste provoque dans son couple une crise que sa haute autorité n’avait pas vu venir. Il l’exerce dans son hôpital avec la même morgue et condescendance jusqu’au jour où il quitte son piédestal pour confondre le malfaisant.…
le film

Un film qui nous arrive deux ans après sa sortie en Italie, les voies de la distribution sont décidément impénétrables quand on sait que des petites perles transalpines comme « Latin Lover » de Cristina Comencini ou plus encore « La Machination » de David Grieco n’ont toujours pas passé la frontière. Le propos ici plus léger oppose un père à son fils élevé dans la religion … laïque et qui annonce son intention de devenir prêtre. Ce qui engage le père dans une farandole de mensonges, le plus souvent entraînante, drôle et pétillante. Falcone filme le tout avec une énergie communicative, bien que parfois débordante du cadre pour une plaisanterie qui demeure respectable. On pense souvent deviner la suite des événements, mais le scénario est surprenant, les comédiens également avec une palme toute particulière sur le gendre stupide joué par Edoardo Pesce. Il endosse un bon nombre de mimiques et de réflexions contrariées avec bonhomie et intelligence.

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