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« La voix » de Pierre Granier-Deferre. Critique cinéma

Synopsis: Gille et Lorraine sont amants. Alors qu'ils dînent tranquillement à la terrasse d'un restaurant, une voix de femme s'échappe du brouhaha ambiant. C'est celle de Laura, que Gille a aimée à la folie il y a quelques années. Il revoit cet amour en rêve et le confesse à Lorraine qui s'émeut puis souffre et prend peur petit à petit.

La fiche du film

Le film : "La Voix"
De : Pierre Granier-Deferre
Avec : Nathalie Baye, Sami Frey
Sortie le : 01/01/1970
Distribution :
Durée : 86 Minutes
Genre : Comédie dramatique
Type : Long-métrage
Le film

 Un soir, confortablement assis à une table de restaurant Gille (Sami Frey) croit reconnaître la voix de Laura (Laura Morante) son ancienne maîtresse. Elle est là, derrière lui… N’osant pas se retourner il demande alors à sa nouvelle compagne de la lui décrire.Plutôt interloquée, Lorraine (Nathalie Baye) se prêtera au jeu, sans trop connaître les règles et leur finalité. Gille est-il lâche, pervers, ou inconscient des risques d’une telle confrontation ? Que recherche-t-il exactement en renouant par procuration avec son passé, ?
Le récit, au prétexte léger, laisse ainsi libre cours à toutes les interprétations possibles .Dès les premières images Granier-Deferre donne effectivement le ton d’une conversation amoureuse, contrariée par le hasard… Le mystère qui s’en dégage est prenant, qui va et vient entre l’image fugace de Laura et celle, omniprésente, de la femme aimée. Tour à tour indifférente, inquiète, et désespérée celle-ci assumera difficilement le poids de ces souvenirs qui ne lui appartiennent pas.

Si la mise en scène tient la route, (les flashes back rythment agréablement le temps qui passe), le fil de l’intrigue prend très vite la tangente d’une histoire qui n’existe plus vraiment. La nouvelle de Drieu La Rochelle ne dépasse pas les huit pages ; le scénario beaucoup plus épais (à l’origine le personnage de Lorraine n’existe pas) ne va cependant jamais au-delà des bons principes cinématographiques. Il est sans grande imagination, voir superficiel.

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Depuis belle lurette, on ne s’intéresse plus vraiment à la  » voix  » (elle ou pas, où est le problème ?), ni à l’itinéraire du héros perdu dans les clichés d’un roman-photo. Les interrogations du début demeurent, sans la moindre esquisse de réponse… Là pourtant résidait semble-t-il l’accroche d’un portrait au plus près des sentiments. A la hauteur de leurs désillusions amoureuses Nathalie Baye et Laura Morante sauvent la mise sans jamais sauver le film qui s’essouffle à la manière des liaisons incertaines. La rupture est brutale, et le divorce indispensable. Question de survie.

 Un soir, confortablement assis à une table de restaurant Gille (Sami Frey) croit reconnaître la voix de Laura (Laura Morante) son ancienne maîtresse. Elle est là, derrière lui… N’osant pas se retourner il demande alors à sa nouvelle compagne de la lui décrire.Plutôt interloquée, Lorraine (Nathalie Baye) se prêtera au jeu, sans trop connaître les règles et leur finalité. Gille est-il lâche, pervers, ou inconscient des risques d’une telle confrontation ? Que recherche-t-il exactement en renouant par procuration avec son passé, ? Le récit, au prétexte léger, laisse ainsi libre cours à toutes les interprétations possibles .Dès les premières images…

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Le film

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