Accueil » A la une » « The beast » de Hans Herbots. Critique cinéma

« The beast » de Hans Herbots. Critique cinéma

Synopsis: Flic brillant, Nick Cafmeyer est hanté par un lourd secret : la disparition jamais élucidée de son jeune frère. Un jour sa supérieure décide de lui confier une affaire similaire. Nick se plonge alors corps et âme dans l’enquête. S’ensuit une véritable chasse à l’homme. Pour que justice soit faite, Nick est prêt à tout...

La fiche du film

Le film : "The Beast"
De : Hans Herbots
Avec : Geert Van Rampelberg, Ina Geerts
Sortie le : 30/12/2015
Distribution : KMBO
Durée : 127 Minutes
Genre : Thriller
Type : Long-métrage
Le film
  • D’après le best-seller « L’Homme du soir » de Mo Hayder

Le film est interdit au moins de 16 ans. Pour des images à la violence affichée sans voile, ni rature. La logique d’un récit dans lequel Hans Herbots se complaît avec une fascination quasi morbide. Elle peut expliquer aussi la réserve de la commission de classification des œuvres. Un individu s’en prend à des familles pour kidnapper leurs jeunes garçons. Le film commence sur cet état de fait auquel on assistera un peu plus tard dans le déroulé d’une enquête que mène Nick Cafmeyer. Cet inspecteur très bien noté a connu une situation similaire. Il est depuis sans nouvelle de son frère.

Autant obsédé par cette disparition il y a vingt-cinq ans que par les affaires du moment, le policier relève des similitudes entre les deux époques. Son entourage professionnel en doute, mais l’homme poursuit sa théorie comme il dit à un témoin auquel il ne prête guère attention.

Cafmeyer recueille ses indices, je n’ai pas forcément toujours compris de quelle manière ou plutôt comment il les interpréte. Sans grande surprise scénaristique, ils lui permettent d’avancer dans ses recherches. Rien de révolutionnaire donc dans le procédé d’investigation,et la narration cinématographique d’un réalisateur paradoxalement complaisant avec cet environnement assez déstabilisant.

L'inspecteur, la secrétaire et la patrone ( Geert Van Rampelberg, Ina Geerts, Laura Verlinden), sans ordinateur que ferait la police, aujourd'hui ?
L’inspecteur, la secrétaire et la patrone ( Geert Van Rampelberg, Ina Geerts, Laura Verlinden), sans ordinateur que ferait la police ?

Comme l’histoire se pose en Belgique on peut toujours imaginer l’affaire Dutroux. Mais la structure narrative demeure assez pertinente pour nous permettre d’élargir le champ d’intérêt. Dans l’attente d’une révélation.

Hans Herbots nous la confie à petit feu. Free-lance, comme en roue libre, l’inspecteur n’appartient plus à son propre monde, excluant ses collègues de ses recherches et de ses découvertes. Sa patronne plutôt compréhensive lâchera alors la bride à ses dérives professionnelles jusqu’à ce que ses traumatismes de l’enfance ne lui fassent admettre l’évidence. Un peu de vérité, peut-être…

D'après le best-seller "L'Homme du soir" de Mo Hayder Le film est interdit au moins de 16 ans. Pour des images à la violence affichée sans voile, ni rature. La logique d’un récit dans lequel Hans Herbots se complaît avec une fascination quasi morbide. Elle peut expliquer aussi la réserve de la commission de classification des œuvres. Un individu s’en prend à des familles pour kidnapper leurs jeunes garçons. Le film commence sur cet état de fait auquel on assistera un peu plus tard dans le déroulé d’une enquête que mène Nick Cafmeyer. Cet inspecteur très bien noté a connu une situation similaire.…
Le film

Sur un schéma assez classique du flic qui recherche le pédophile prédateur, Hans Herbots hisse son propos au-delà d’une complaisance assez morbide, avec une brutalité de plus en plus revendiquée pour faire d’un thriller, un film noir. S’il atteint son but je ne suis pas persuadé que la méthode réussisse à convaincre le spectateur du bien-fondé de sa vision. Une esthétique de la violence assez douteuse, traumatisme de l’enfance et des méfaits criminogènes. Il faut en admettre le postulat afin de poursuivre un récit qui parfois surprend vraiment pas ses attendus et ses conséquences.

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« Lion » de Garth Davis . Critique cinéma

Je ne sais pas si les Oscars vont suivre ( 6 nominations ) , mais ça ne mérite pas ça