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« Je n’ai rien oublié » de Bruno Chiche. Sortie cinéma

Synopsis: Conrad Lang est atteint de la maladie d'Alzheimer. Il renoue avec des souvenirs de plus en plus lointains qui le ramènent vers sa petite enfance. Cette enquête involontaire dans les tréfonds de sa mémoire menace de mettre à jour un secret de famille.

La fiche du film

Le film : "Je n'ai rien oublié"
De : Bruno Chiche
Avec : Gérard Depardieu, Alexandra Maria Lara
Sortie le : 30/03/2011
Distribution : Studio 37 / Rezo Films
Durée : 93 Minutes
Genre : Drame, Famille
Type : Long-métrage

Conrad  perd peu à peu la mémoire  mais certainement pas la tête. Des brumes de l’Alzheimer qui floute son quotidien émerge un passé net et contrariant pour la riche famille Senn et son prince héritier, Thomas , dont il fut jadis un si proche ami.
Ca commence en douce dans une de ces demeures familiales façon «Dames de la côte», à Biarritz, avant de sombrer dans la neige, le froid et l’effroi d’un affreux secret enfoui par avidité. Un affrontement entre l’intraitable chef de clan Elvira  et la jeune épouse du fils de la famille, Simone ,Alexandra Maria Lara, jeune actrice allemande d’origine roumaine vue dans «La Chute».
Librement adapté du roman de Martin Suter «Small World», «Je n’ai rien oublié» s’abstient de traiter de la maladie d’Alzheimer sous forme documentaire: «J’ai préféré raconter les effets étranges de cette maladie d’Alzheimer qui fait remonter à la surface de ceux qui en sont atteints les souvenirs sans doute les plus importants de leur vie», explique-t-il.

Grâce à cette histoire, Bruno Chiche révèle aussi comment il a forcé sa timidité pour contacter Depardieu, qu’il avait d’emblée imaginé en Conrad . Mais il lui faisait peur : « on le dit imprévisible , ça peut effrayer, surtout quelqu’un comme moi qui n’a pas tourné beaucoup »

D’autant que l’acteur débarque sur le plateau au maximum de ses formes, dans une circonférence monumentale. Mais apparaît aussi à l’écran au mieux de sa forme, de ses émotions, fragile et bouleversant en un regard.
«Jamais il ne m’a fait sentir le poids de son immense carrière. Gérard Depardieu a l’humilité des grands bonshommes qui vous donnent de la confiance», assure le réalisateur qui vante aussi «sa grande élégance».

Niels Arestrup, Thomas ambivalent, ignorant de son passé mais conscient d’un profond malaise et qui, pour survivre, affiche une ironie distanciée, se réjouit de cette confrontation . Personne n’avait jusqu’ici songé ou réussi à provoquer une telle rencontre.

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