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« Rumba la vie » de Franck Dubosc. Critique cinéma

Réalisateur, scénariste, comédien, un homme au four et au moulin

Synopsis: Tony, la cinquantaine, chauffeur d’autobus scolaire vit seul après avoir abandonné femme et enfant vingt ans plus tôt. Bousculé par un malaise cardiaque, il décide d’affronter son passé et s’inscrit incognito dans le cours de danse dirigé par sa fille.

La fiche du film

Le film : "Rumba la vie"
De : Franck Dubosc
Avec : Franck Dubosc, Louna Espinosa
Sortie le : 24/08/2022
Distribution : Gaumont Distribution
Durée : 103 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le Film

Frank Dubosc, on le connaît sous toutes les coutures. La dernière en date tient solidement la rampe du cinéma français, mais à la vue de son camping et de ses fanfaronnades, je reprends la route.

Pour le voir danser cette rumba sur un tempo qui ne lui réussit pas vraiment. Trop technique, trop langoureux, peut-être pour accompagner l’âme d’un récit aux accents douloureux.

20 ans après, un père décide de rencontrer sa fille qu’il n’a jamais connue. Maria enseigne la danse à Paris où Tony s’inscrit sous un faux nom. L’approche est délicate, et les maladresses inhérentes au personnage déteignent très vite sur la réalisation.

Tony cherche ses mots, et Franck le rythme de sa mise en scène. De la blague à la fantaisie, Dubosc compose maladroitement avec cette pointe d’humanité qui perce à chaque séquence, mais jamais ne s’exprime pleinement .

Le meilleur copain de Tony, Gilles, en a des tonnes à revendre d’humanité, et sous la pelure de Jean-Pierre Darroussin, ce sont à mon avis les meilleures séquences du film. Avec l’étonnant Michel Houellebecq en Docteur Mory, maboule et sympathique qui renvoie son client jusqu’à la prochaine cigarette, peut-être la fatale.

Ce détour cinématographique heurte le gentil ronronnement d’une scénographie aux apartés stéréotypés. Un arsenal d’aprioris contrés pour les besoins de faire rire ou plutôt sourire quand le cœur du sujet s’étiole .

Avant de rencontrer sa fille, il lui faut apprendre à danser. Sa voisine (Marie-Philomène Nga) s’y emploie et fait valser -lourdement-pas mal d’aprioris

 

Le réalisateur-scénariste peine à rejoindre le comédien emprunté dans un récit qui le dépasse. Trois fois Franck Dubosc… Et pour son premier grand rôle au cinéma, Louna Espinosa se démène comme elle peut,  plutôt bien, nous laissant de très belles images de danse et de chanson.

Sa prestation sur la scène du cabaret où elle dine avec son père est un joli moment d’amour et d’émotion. Comme un hommage  au grand Pedro ! Un clin d’œil savoureux.

Frank Dubosc, on le connaît sous toutes les coutures. La dernière en date tient solidement la rampe du cinéma français, mais à la vue de son camping et de ses fanfaronnades, je reprends la route. Pour le voir danser cette rumba sur un tempo qui ne lui réussit pas vraiment. Trop technique, trop langoureux, peut-être pour accompagner l’âme d’un récit aux accents douloureux. 20 ans après, un père décide de rencontrer sa fille qu’il n’a jamais connue. Maria enseigne la danse à Paris où Tony s’inscrit sous un faux nom. L’approche est délicate, et les maladresses inhérentes au personnage déteignent…
Le Film

Si l’humour et la fantaisie de Franck Dubosc ne rencontrent pas toujours mes zygomatiques, son premier film en tant que réalisateur «  Tout le monde debout » m’avait et continue à m’emballer. D’où la déception plus ou moins forte devant ce second essai dont l’esprit tient plus aux fanfaronnade de l’humoriste qu’à la sensibilité totale dévoilée dans  le film avec Alexandra Lamy. En fait pour le ton et l’ambiance, c’est un mélange des deux que Franck Dubosc emploie pour suivre les efforts maladroits d’un père en reconquête d’une fille qu’il n’a jamais connue. Sujet délicat pour lequel le réalisateur-scénariste-comédien n’arrive pas à trouver le ton juste et percutant pour nous faire croire à ce récit où l’improbable et l’à-peu-près écrasent trop la part sensible du scénario, autour des rapports entre le père et la fille. D’ailleurs à mon avis les meilleures séquence sont ailleurs, avec Jean-Pierre Darroussin, le meilleur ami du père et l’étonnant Michel Houellebecq en Docteur Mory, maboule et sympathique.

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