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« Retour à Howards end  » de James Ivory. Critique cinéma

Synopsis: Dans l’Angleterre édouardienne du début du XXe siècle, Margaret et Helen Schlegel, deux sœurs issues de la bourgeoisie intellectuelle londonienne, se lient à la famille Wilcox, de riches industriels conservateurs. C’est suite à la liaison sans lendemain entre Helen et l’un des fils Wilcox que Margaret fait la connaissance de Mme Wilcox. Elles deviennent amies. Juste avant de mourir, cette dernière lègue à Margaret sa demeure de Howards End. Heureusement pour les Wilcox, le document n’est pas officiel et la dernière volonté de la défunte ne sera pas respectée. Mais un jour Henry Wilcox, le patriarche, fait enfin la connaissance de Margaret…

La fiche du film

Le film : "Retour à Howards End"
De : James Ivory
Avec : Anthony Hopkins, Emma Thompson
Sortie le : 26/12/2018
Distribution : Carlotta Films
Durée : 142 Minutes
Genre : Drame, Romance
Type : Long-métrage
Le film
  • D’après le roman de E.M.Forster . –

En adaptant les grands classiques de l’écrivain britannique E.M. Forster, James Ivory, le plus esthète des cinéastes américains est devenu anglais. Une conversion naturelle sur l’écran où les mots du romancier trouvent une juste place dans une mise en scène toujours aussi soignée et parlante.

Elle se fixe pour le cadre, la lumière et l’image, et pour signifier toute une histoire, son contexte et sa vérité dont les influences peuvent encore résonner aujourd’hui.

Avec cette part d’intimité, si propice à la bourgeoisie victorienne qui rejaillit sur l’ensemble de la société britannique. Prenez les deux sœurs Schlegel farouchement indépendantes et plus ou moins en butte avec le degré supérieur de leur classe sociale : les Wilcox, conservateurs indéfectibles et prétentieux.

Aussi, quand l’impétueuse Helen se prend de passion pour le cadet des Wilcox, une mini tempête secoue les branches de la dynastie, avant que l’un et l’autre ne retrouvent raison. Au passage, la grande sœur a fait la connaissance de Mme Wilcox (Vanessa Redgrave). Elle devient sa grande amie.

Jusqu’à la coucher sur son testament : destination Howards End. Emotion dans la famille et branle-bas de combat autour du secret dûment gardé. Encore plus, le jour où Mr Wilcox tombe à son tour sous le charme de la belle Margareth.

Le roman s’écrit ainsi joliment, patiemment, sereinement dans cette œuvre où les rapports amoureux face aux diktats sociaux chancelants marquent le temps et une époque déjà presque révolue.

C’est surtout à travers l’omnipotence du patriarche Wilcox que Forster et Ivory secouent le cocotier des rapports de classe au sein d’une société anglaise en pleine évolution. Anthony Hopkins, est grandiose dans sa pelure décadente aux amours de retou.

Un beau portrait relevé par celui des sœurs Schlegel, si aimantes et contraires, si représentatives dans leurs différences.

Emma Thompson et Helena Bonham Carter (merveilleuse suffragette avant l’heure) rayonnent de bonheur et d’intelligence. A l’image de ce film terni par le drame inéluctable. Trop de rancœur sous la braise, de ressentiment dans les pensées. Le ravissant cottage de Howards End va y perdre son âme…

D'après le roman de E.M.Forster . - En adaptant les grands classiques de l’écrivain britannique E.M. Forster, James Ivory, le plus esthète des cinéastes américains est devenu anglais. Une conversion naturelle sur l’écran où les mots du romancier trouvent une juste place dans une mise en scène toujours aussi soignée et parlante. Elle se fixe pour le cadre, la lumière et l’image, et pour signifier toute une histoire, son contexte et sa vérité dont les influences peuvent encore résonner aujourd'hui. Avec cette part d’intimité, si propice à la bourgeoisie victorienne qui rejaillit sur l’ensemble de la société britannique. Prenez les deux sœurs…
Le film

Entre la bonne manière et la stricte obédience, James Ivory a le don pour peindre les gestes et attitudes d’une certaine société britannique engoncée dans son Histoire. Les mots du romancier Forster dont il s’inspire ici largement trouvent une juste place dans une mise en scène toujours aussi soignée et parlante. Elle ne se fixe pas uniquement pour le cadre, la lumière et l’image, mais pour resituer cette fameuse Histoire, son contexte et sa vérité, si bien servie par une distribution exemplaire. Un grand classique qui ne se démode pas.

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