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« Mon Ninja et moi » de Anders Matthesen, Thorbjørn Christoffersen. Critique cinéma

  • Au cinéma : 15 juillet 2020
  • Enfants à partir de 8 ans
  • Réalisateurs : Anders Matthesen, Thorbjorn Christoffersen
  • Audio : Français ,Danois, Anglais
  • Sous-titres : Français
  • Studio : Koba Films
  • Durée : 81 minutes

L’histoire : Le jeune Alex, en 5ème, vit dans une famille recomposée. Pour son anniversaire, il reçoit de son oncle excentrique, de retour de Thaïlande, une poupée Ninja qui parle !
Pour le faire devenir plus fort pour affronter ses peurs Alex doit l’aider à accomplir une mystérieuse mission… Une alliance faite d’amitié, de courage et d’humour.

  • Film :

Je ne saisis pas forcément tous les nombreux messages envoyés  vers ce qui me semble être la première « cible » des auteurs : la préadolescence à peine boutonneuse de l’âge tendre.

La vision humanitaire du récit s’impose d’emblée lors de la visite d’une usine de confection à Bangkok.

Un grossiste européen s’en prend aux ouvriers, des enfants en particulier, dont l’un ne survivra pas.

Une poupée Ninja réussit à s’extirper de la bastonnade et par la grâce d’un tonton marin la voici au cœur des événements qui vont à jamais marquer la vie et le cœur du jeune Alex.

Le milieu scolaire fait écho à cette pédagogie appliquée à la vie sanitaire (comment se laver les dents et les mains après être passé aux toilettes, et puis manger sainement …) et au quotidien de ces jeunes élèves confrontés aux barrières sociales.

Des sarcasmes de son demi-frère tyrannique aux violences du costaud de l’école, Alex tente de se faire un chemin sur lequel la belle Jessica passe indifférente à ses regards enamourés.

Le Ninja se mêle à la fête. Contre un service rendu il veut bien lui venir en aide. Régler ses problèmes identitaires, ses soucis de cœur et de petit garçon en proie à la vie qui va.

Autant de thématiques développées sur un mode mi-figue, mi-raisin. L’humour et la caricature débordent souvent du cadre de l’animation, pour illustrer la violence, le sexisme, voire la vulgarité. Le tonton ivrogne en fait des tonnes, et les mains aux fesses sont à peine refoulées.

Film d’initiation ou d’apprentissage il tient la morale par un fil ténu sur le monde et ses perspectives. Où le scandale des enfants-esclaves et le harcèlement scolaire engagent les petits comme les grands à tenir en respect toutes les dérives de l’humanité.

Sans oublier dit le copain d’Alex de participer à la manif sur le climat et de ne pas toucher à la drogue. D’un point de vue sociétal, Anders Matthesen et Thorbjørn Christoffersen n’ont rien oublié !

Au cinéma : 15 juillet 2020 Enfants à partir de 8 ans Réalisateurs : Anders Matthesen, Thorbjorn Christoffersen Audio : Français ,Danois, Anglais Sous-titres : Français Studio : Koba Films Durée : 81 minutes L'histoire : Le jeune Alex, en 5ème, vit dans une famille recomposée. Pour son anniversaire, il reçoit de son oncle excentrique, de retour de Thaïlande, une poupée Ninja qui parle ! Pour le faire devenir plus fort pour affronter ses peurs Alex doit l’aider à accomplir une mystérieuse mission… Une alliance faite d’amitié, de courage et d’humour. Film : Je ne saisis pas forcément tous les nombreux messages envoyés  vers ce qui me semble…
Le Film

Le harcèlement scolaire, la drogue, l’exploitation des enfants, le manger sain et la toilette exemplaire, quelques références abordées soigneusement dans ce film qui au-delà de l’animation classique relève l’importance des valeurs sociétales. Moral sur le fond il dévie parfois de sa trajectoire pour illustrer  sans détour la violence, le sexisme, voire la vulgarité. Ce qui m’a beaucoup surpris dans ce film logiquement adressé à des enfants proches de l’adolescence.

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