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« Mafia Inc » de Daniel Grou. Critique Blu-ray

  • Dvd: 18 novembre 2020
  • RéalisateurDaniel Grou
  • ActeursMarc-André Grondin, Sergio Castellitto, Gilbert Sicotte, Mylène Mackay, Marc-André Grondin
  • Durée : 137 minutes
  • Studio  : Koba Films

D’après le livre éponyme d’André Cédilot et André Noël.

L’histoire : La famille Gamache, tailleurs de père en fils à Montréal, habille la famille mafieuse Paternò depuis trois générations. Leurs enfants sont issus du même quartier, des mêmes écoles. Vincent « Vince » Gamache travaille aussi pour le compte du parrain Frank Paternò. Vince, téméraire et impétueux, monte un jour un grand coup pour impressionner le parrain…

  • Film : 

Un pont entre la Sicile et l’Italie (*) . « Tous les italiens en rêvent » clame pour sa défense Franck Paterno, le parrain québécois qui prépare son coup depuis des mois.

Il a réconcilié les frères ennemis, repris contact avec la terre natale avant de s’assurer que chaque famille mettra la main au portefeuille. La mise de départ est conséquente, la rentabilité assurée chaque jour : 1 million de dollars rien que sur les péages …

L’aboutissement des années mafieuses de la famille Paterno qui du grand père (Gerry Mendicino) aux deux petits fils règnent sur les trafics canadiens : import-export, commerce bovin, alcools, drogue …

Ce secteur intéresse particulièrement Vince (Marc-André Grondin), copain depuis toujours avec Giaco le fils aîné des Paterno (Donny Falsetti). Ils ont grandi ensemble, ferraillé contre les mêmes gangs et quand il a fallu choisir Vince a quitté ses parents pour les Paterno.

« C’est comme mon fils » braille le parrain (Sergio Castellitto) qui lui confie un poste à responsabilité logiquement prévu pour Giaco. Diviser pour mieux régner ? Franck Paterno a peut-être d’autres idées en tête pour ce fils adoptif qui se sent pousser des ailes.

Le parrain tente de rassurer ses deux fils

Trop vite, trop longues, classique du genre. Vince dérape. Il ne le sait pas encore, il n’a pas tout compris, mais la machine infernale de l’honorable mafia s’est mise en route.

Les fondamentaux des films de l’omerta tiennent donc bien la route sur les bords du Saint-Laurent où il est toujours question d’honneur et de vengeance, d’amours et de trahison.

L’histoire de Cédilot et Noël  me paraît bien alimenter un scénario joliment ficelé sur une mise en scène qui s’accorde aux exigences du genre. Même si elles s’étirent un peu trop parfois . ( 2 h 15 )

On y parle italien, anglais, et les sous-titres compensent. Mais le québécois non traduit force l’attention. L’accent de Marc-André Grondin (Vince), pour ne citer que lui, freine les ardeurs du spectateur.

Ce n’est pas rédhibitoire, simplement très gênant. Et ça gâche le plaisir d’un bon film.

(*) Le projet a réellement existé dans les années 2000 au-dessus du détroit de Messine. Le poids de la bureaucratie et des divisions politiques auraient eu raison de l’entreprise.

Dvd: 18 novembre 2020 Réalisateur : Daniel Grou Acteurs : Marc-André Grondin, Sergio Castellitto, Gilbert Sicotte, Mylène Mackay, Marc-André Grondin Durée : 137 minutes Studio  : Koba Films D’après le livre éponyme d’André Cédilot et André Noël. L'histoire : La famille Gamache, tailleurs de père en fils à Montréal, habille la famille mafieuse Paternò depuis trois générations. Leurs enfants sont issus du même quartier, des mêmes écoles. Vincent "Vince" Gamache travaille aussi pour le compte du parrain Frank Paternò. Vince, téméraire et impétueux, monte un jour un grand coup pour impressionner le parrain… Film :  Un pont entre la Sicile et l’Italie (*)…
Le Film

Sur les fondamentaux du film de mafieux, il n’y a rien à redire, ça fonctionne depuis l’inattendu Québec où règne le parrain Franck Paterno. D’origine sicilienne, il réussit à apaiser les tensions entre les différents clans de la Belle Province, afin de participer financièrement à la construction d’un pont entre la Sicile et l’Italie. Le projet a réellement existé dans les années 2000 au-dessus du détroit de Messine. Le poids de la bureaucratie et des divisions politiques auraient eu raison de l’entreprise. Mais là nous ne sommes qu’en 1994 et tous les espoirs sont permis. L’histoire de Cédilot et Noël  me paraît bien alimenter un scénario joliment ficelé sur une mise en scène qui s’accorde aux exigences du genre. On y parle italien, anglais, et les sous-titres compensent. Mais le québécois non traduit force l’attention. L’accent n’est pas rédhibitoire pour la compréhension, simplement très gênant. Et ça gâche le plaisir d’un bon film.

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Si le film ne retient pas vraiment mon intention, les suppléments, aie, aie, aie, que du bonheur !

6 Commentaires

  1. Vive la glottophobie !

  2. il n’est pas question de discriminer qui que ce soit, et surtout pas le Québec, ses habitants, et leur langue que j’apprécie plus que tout pour des raisons historiques, et culturelles et que j’ai pu rencontrer sur place avec un accueil chaque fois incroyable. J’apprécie beaucoup leurs écrivains, chanteurs et poètes, sur lesquels à une époque j’écrivais
    Mais il arrive effectivement parfois que les films québécois mettent des sous-titres à nos pauvres oreilles sourdes aux propos de nos cousins qui à maintes reprises nous rappellent à juste titre le beau parler français.
    Respect sur tout la ligne, et compréhension mutuelle , si possible.

  3. De dire  »Mais le québécois non traduit force l’attention » en sous-entendant que le français du Québec doit être traduit tellement c’est incompréhensible, c’est assez insultant, mais, en tant que Québécois, je me dis que c’est probablement parce qu’on n’a pas encore assez de mots en anglais pour que les Français nous comprennent bien.

  4. je suis désolé d’avoir autant froissé, et habituellement je n’ai pas ce genre de réflexion sur un accent que je qualifie souvent  » au sirop d’érable », mais peut-être est-ce vulgaire, péjoratif, méprisant, je ne sais pas . J’ai d’autres films québécois sur ce site , et l’accent ne me posait pas alors ce genre de problème. La vieillesse certainement.
    Sur les anglicismes je suis entièrement d’accord avec vous et chaque fois que je le peux je rectifie .

  5. C’est ce qu’on dit aussi de l’accent français et de la langue franglaise qui est parlée dans l’hexagone.On dirait que toutes nouveau film qui est produit dans l’hexagone s’accompagne obligatoirement d’une chanson anglais pourrie, comme si la culture française en France était tellement morte et enterrée qu’il ne reste plus aucun compositeur français assez compétent pour faire une seule chanson en français.

  6. absolument d’accord, je n’ai pas d’exemple immédiat mais j’ai chroniqué certains films français en terminant par le regret d’une chanson anglaise totalement formatée au
    détriment de titres éloquents de notre patrimone

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