Accueil » A la une » « Loin de chez nous » de Wissam Tanios. Critique dvd

« Loin de chez nous » de Wissam Tanios. Critique dvd

Jami et Milad , depuis leur plus tendre enfance, ont toujours été filmés. Le caméscope du tonton, la caméra du papa et à l’adolescence les premières images de William, le cousin qui ne les lâchera jamais. Aussi quand les frangins décident de quitter la Syrie et sa guerre civile, Wissam Tanios entame son périple cinématographique autour de ces deux destins bien différents. Les pérégrinations de Jamil  ( il commence à douter du passeur ) mêlées à sa peur grandissante à la veille de faire la traversée le mènent en Suède où après quelques années, il semble avoir fait sa place. Milad a choisi la filière allemande et Berlin la ville où sa trompette peut enfin résonner comme il l’entend. Là encore il parait serein . Mais au fond de leurs réflexions, ils ne cachent jamais leur attachement à la terre natale. Au respect de la famille. Dans toute reconstruction, la mémoire est infaillible. C’est elle qui le montre le chemin …

AVIS BONUS Une rencontre avec le réalisateur

Synopsis: Deux jeunes frères syriens pétris d’espoir décident de partir refaire leurs vies dans des villes étrangères. Ils laisseront tout derrière eux sauf leur infinie soif de vie, leur détermination, leur humour et leur désir d’un avenir meilleur.

La fiche du film

Le film : "Loin de chez nous"
De : Wissam Tanios
Avec : Milad Khawam, Jamil Khawam
Sortie le : 10/08/2022
Distribution : Epicentre Films
Durée : 82 Minutes
Genre : Documentaire
Type : Long-métrage
Le documentaire
Les bonus
  • DVD 03 Janvier 2022

Le cinéma parle à nouveau d’un exil périlleux mais cette fois en cernant pleinement l’histoire de deux frères. Depuis leur enfance bienheureuse au sein de la cellule familiale et de la menuiserie paternelle dont le souvenir ne les quittera jamais.

Déjà à l’époque, on les filme au caméscope, Milad et, Jami sur l’établi, qui sera d’ailleurs menuisier. Milad aussi touche au bois, mais sa passion c’est la musique et la trompette. Les deux frères sont bien différents, leur exil l’est tout autant.

Wissam Tanios, leur cousin a repris la tradition familiale, il les filme à tout bout de champ et s’implique alors totalement dans leur décision de quitter le pays. Milad l’artiste parait le plus insouciant, seule l’idée d’abandonner sa trompette pour la traversée le préoccupe.

Jami ne cache pas ses angoisses . Le passeur est sur Facebook, alors il y croit , « je n’ai plus peur de rien, je n’ai plus rien à perdre ». Si la suite est compliquée, la peur tenace, le cinéaste ne s’étale pas sur un misérabilisme gommé de l’aventure. Comme cette guerre civile qui les fait fuir. Et qui perdure , 150.000 morts à ce jour …

Milad comme Jami veulent une autre vie «  une vie meilleure ». «  Et repartir à zéro sans personne sur qui compter » précise le trompettiste quand on lui demande pourquoi il a choisi Berlin et non pas la Suède comme son frère. Stockholm la capitale du bois où Jami s’acclimate assez vite à sa nouvelle existence. Il apprend la langue, bricole ici et là avant de monter sa petite entreprise.

Ça parait presque idyllique cette ascension qu’il tempère cependant à l’aune de ses sentiments profonds.  « Le bois c’est la mémoire de mon père, je ne l’appelle pas il serait bouleversé ».

« Je n’ai rien à faire ici ce n’est pas ma guerre » explique Jami en route pour une aventure tout aussi périlleuse..

Ou le documentaire joint sa réalité-vérité à la mémoire enfouie dans toute reconstruction. Elle est ici physique et mentale, au-delà de l’exil, comme un périple émotionnel . Au bout du voyage, toujours cette impression d’inachevé. On n’abandonne pas son passé.

LES SUPPLEMENTS

  • Rencontre avec le réalisateur-La genèse du film ? » Les jeunes quittaient la Syrie et un de mes cousins m’a appelé pour dire qu’il allait lui aussi partir , et je ne pensais pas que ça pouvait arriver à mon entourage, et mon destin alors c’était d’archiver ce moment »

« Ils m’ont permis de les voir grandir devant ma caméra . J’ai emprunté leur histoire pour raconter la mienne, je voulais toujours partir du Liban , mais jamais le courage ».

DVD 03 Janvier 2022 Le cinéma parle à nouveau d’un exil périlleux mais cette fois en cernant pleinement l’histoire de deux frères. Depuis leur enfance bienheureuse au sein de la cellule familiale et de la menuiserie paternelle dont le souvenir ne les quittera jamais. Déjà à l’époque, on les filme au caméscope, Milad et, Jami sur l’établi, qui sera d’ailleurs menuisier. Milad aussi touche au bois, mais sa passion c’est la musique et la trompette. Les deux frères sont bien différents, leur exil l’est tout autant. Wissam Tanios, leur cousin a repris la tradition familiale, il les filme à tout…
Le documentaire
Les bonus

Jami et Milad , depuis leur plus tendre enfance, ont toujours été filmés. Le caméscope du tonton, la caméra du papa et à l’adolescence les premières images de William, le cousin qui ne les lâchera jamais. Aussi quand les frangins décident de quitter la Syrie et sa guerre civile, Wissam Tanios entame son périple cinématographique autour de ces deux destins bien différents. Les pérégrinations de Jamil  ( il commence à douter du passeur ) mêlées à sa peur grandissante à la veille de faire la traversée le mènent en Suède où après quelques années, il semble avoir fait sa place. Milad a choisi la filière allemande et Berlin la ville où sa trompette peut enfin résonner comme il l’entend. Là encore il parait serein . Mais au fond de leurs réflexions, ils ne cachent jamais leur attachement à la terre natale. Au respect de la famille. Dans toute reconstruction, la mémoire est infaillible. C’est elle qui le montre le chemin …

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« Chronique d’une liaison passagère » de Emmanuel Mouret. Critique cinéma-dvd

DVD : 24 janvier 2023 Il y a belle lurette que je n’avais pas vu …

Laisser un commentaire