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« Les enfants des autres » de Rebecca Zlotowski. Critique cinéma

Synopsis: Rachel a 40 ans, pas d'enfant. Elle aime sa vie : ses élèves du lycée, ses amis, ses ex, ses cours de guitare. En tombant amoureuse d’Ali, elle s’attache à Leila, sa fille de 4 ans. Elle la borde, la soigne, et l’aime comme la sienne. Mais aimer les enfants des autres, c’est un risque à prendre…

La fiche du film

Le film : "Les Enfants des autres"
De : Rebecca Zlotowski
Avec : Virginie Efira, Roschdy Zem
Sortie le : 21/09/2022
Distribution : Ad Vitam
Durée : 103 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le Film

La force du titre, chapeautant un sujet qui ne l’est pas moins, voilà de quoi engager les meilleures intentions sur le dernier film de Rebecca Zlotowski, et pourrait-on dire aussi celui de Virginie Efira qui ces derniers temps ramène l’argent à la maison.

En attendant des nouvelles de son compagnon, la voici au bras de Roschdy Zem et temporairement de sa petite Leila qu’il accueille une semaine sur deux. Rachel ne précipite pas les choses, mais quand la liaison devient sérieuse, Leila prend une place de plus en plus importante dans sa vie.

La femme s’y attache pleinement.

Rachel a quarante ans, n’a pas d’enfants, et peine maintenant à en avoir. La petite fille occupe alors sa vie, ses tracas et ses espoirs. Elle comble l’ absence, cette maternité impossible que sa propre sœur ( Yamée Couture) accompagne elle aussi à sa façon, en accouchant sans trop l’avoir voulu.

A cet instant, le récit est déjà bien engagé, mais son écho me parait encore faible. De quoi parle-t-on dans cette mise en scène à peine chahutée par des vibrations sentimentales, et des révoltes enfantines ?

Du haut de ses cinq ans, très logiquement, Leila repousse ce couple, réclame sa maman et réfute une autre amoureuse pour son papa .

 

Cette femme en quête d’identité maternelle, répond à peine aux émotions suscitées par une aventure prenante , mais aux ressorts dramatiques quasi inexistants. L’engagement de Rachel, sa détermination transparaissent plus qu’ils ne forcent la conviction.

La faiblesse du scénario, peut-être, la nonchalance d’une réalisation certainement ,qui privilégie l’esthétisme redondant du cadre et de ses attributs.

Plus réel à mes yeux, plus vraisemblable,  l’attachement que porte Rachel , professeur de lycée, à l’un de ses élèves. L’enfant d’un autre, toujours. L’intention à son égard, la tenue des conseils de classe, forcent le respect des intentions cette fois clairement exprimées.

Virginie Efira , toujours aussi talentueuse tient bien la rampe de son destin , auprès de Roschdy Zem assez délicat dans son rôle de père-poule intermittent. Le reste du temps il compose ses amours au passé-simple ( Chiara Mastroianni ) et au présent. La discordance des temps dérègle aussi la grammaire du cinéma.

La force du titre, chapeautant un sujet qui ne l’est pas moins, voilà de quoi engager les meilleures intentions sur le dernier film de Rebecca Zlotowski, et pourrait-on dire aussi celui de Virginie Efira qui ces derniers temps ramène l’argent à la maison. En attendant des nouvelles de son compagnon, la voici au bras de Roschdy Zem et temporairement de sa petite Leila qu’il accueille une semaine sur deux. Rachel ne précipite pas les choses, mais quand la liaison devient sérieuse, Leila prend une place de plus en plus importante dans sa vie. La femme s’y attache pleinement. Rachel a…
Le Film

Rebecca Zlotowski, n’est pas hors sujet, mais n’est pas dans le sujet. Celui qu’elle affiche de manière éclatante à travers son titre et qu’elle aborde péniblement en évitant à ses protagonistes, le soin d’affronter plus directement ( dramatiquement ? ) le problème de la maternité. Cet axe central de sa réflexion , elle l’ordonne de manière très originale en confrontant une femme quadragénaire à une rencontre amoureuse doublée d’une paternité fort prenante. Elle va aimer profondément l’enfant de son nouveau compagnon et à travers eux revivre ses difficultés personnelles. Mais dans son écriture scénaristique, et sa mise en scène la réalisatrice ne force jamais les intentions, ne les exprime que partiellement ,quand, elle préfère l’esthétisme redondant du cadre et de ses attributs. Virginie Efira , toujours aussi talentueuse tient bien la rampe de son destin , auprès de Roschdy Zem assez délicat dans son rôle de père-poule intermittent.

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