Accueil » A la une » « Le Chanteur de Gaza » de Hany Abu-Assad. Critique dvd

« Le Chanteur de Gaza » de Hany Abu-Assad. Critique dvd

Synopsis: Un jeune Palestinien prend son destin en main pour réaliser son plus grand rêve : chanter.

La fiche du DVD / Blu-Ray

Le film : "Le Chanteur de Gaza [DVD + Copie digitale]"
De : Hany Abu-Assad
Avec : Tawfeek Barhom, Kais Attalah, Hiba Attalah, Ahmed Al Rokh, Abdel Kareem Barakeh
Sortie le : 12 septemb 2017
Distribution : TF1 Vidéo
Durée : 96 minutes
Film classé : Tous publics
Nombre de DVD / Blu-Ray : 1
Le film

« Le monde attend plus de ma voix que ce qu’elle peut donner »

La première partie est assez maladroite. Le monde de l’enfance projeté dans celui des adultes pose les bases d’un joli conte plus qu’une histoire vécue. Un gamin qui parle comme un grand a décidé de devenir un grand chanteur. Il s’appelle Mohamed Assaf et c’est vraiment sa vie que l’on découvre.

Dans son environnement (la bande de Gaza) où il est aujourd’hui une vedette, le défi prend une dimension particulière que le réalisateur Hany Abu-Assad appréhende sans véritable perspective. Avec ses copains et copines, Mohamed se berce d’illusions et de débrouillardise pour arriver à ses fins dans des entreprises où la candeur le dispute au pathétique de son engagement.

Un nouvel espoir de liberté que ce candidat venu de Gaza, on le fête et on en attend beaucoup…

Ce que l’on voit de Gaza, beaucoup de ruines, des culs-de-jatte et des artères mal entretenues, trouve sa portée significative au moment où le jeune héros devenu jeune homme est confronté aux principes de son éducation et d’une culture qui dit que c’est péché d’aller chanter dans des concours.

Il va alors se rendre au Caire en catimini, après avoir déjoué les embûches administratives et frontalières, fournissant enfin au réalisateur les moyens d’une œuvre consistante, et d’une évasion dans tous les sens du terme.

Mohamed devient bien malgré lui le porte-parole de la cause palestinienne, (« là où l’armée échoue allez-vous réussir ? » lui demande-t-on). Un symbole de l’unité palestinienne qui le dépasse et qui visiblement dépasse tout autant Hany Abu-Assad. Sans démériter, le réalisateur n’arrive pas forcément à nous persuader du bien-fondé de son entreprise.

Elle nous mène à la consécration du héros sans autre forme de procès historique que celui entrevu dans quelques échanges verbaux, très amicaux. Ça peut faire un film à défaut d’une révolution.

« Le monde attend plus de ma voix que ce qu’elle peut donner » La première partie est assez maladroite. Le monde de l’enfance projeté dans celui des adultes pose les bases d’un joli conte plus qu’une histoire vécue. Un gamin qui parle comme un grand a décidé de devenir un grand chanteur. Il s'appelle Mohamed Assaf et c'est vraiment sa vie que l'on découvre. Dans son environnement (la bande de Gaza) où il est aujourd'hui une vedette, le défi prend une dimension particulière que le réalisateur Hany Abu-Assad appréhende sans véritable perspective. Avec ses copains et copines, Mohamed se berce d’illusions…
Le film

Deux parties très distinctes dans ce film hésitant et maladroit, la première réservée au monde de l’enfance qui se forge un avenir en rêvant à celui des grands où Mohamed pense pouvoir devenir un chanteur international. Ce qu’il réalisera dans le second volet de cette histoire vraie qui prend pour décor la bande de Gaza que le réalisateur n’arrive pas cette fois à nous retranscrire dans sa profonde identité. Beaucoup de ruines, des culs-de-jatte et des artères mal entretenues ne suffisent pas à poser les enjeux réels du lieu. Dans l’incertitude d’un scénario devenu flou (mais c’est bien l’aspect vedettariat qui retient l’attention) on ne peut applaudir à deux mains ce qui n’en mérite peut-être qu’une.

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« Ce qui nous lie » de Cédric Klapisch. Critique cinéma-dvd

Le retour de l'enfant prodigue aurait pu suffire à mon bonheur

Laisser un commentaire