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« Laila in Haifa » d’Amos Gitaï. Critique cinéma

Synopsis: La zone portuaire à Haïfa, une ville du nord d’Israël. Entre le Mont Carmel et la Méditerranée, le Club, attire chaque soir tout ce que Haïfa et sa région comptent de noctambules. Dans cette région contaminée par la haine et la violence, le club est un refuge pour tous ceux qui ne veulent pas se laisser enfermer dans des catégories toutes faites…

La fiche du film

Le film : "Laila in Haifa"
De : Amos Gitaï
Avec : Maria Zreik, Khawla Ibraheem
Sortie le : 01/09/2021
Distribution : Epicentre Films
Durée : Inconnu
Genre : Drame, Comédie
Type : Long-métrage
Le Film

Dans la zone portuaire de Haïfa, Le Club vit à l’abri des tracas de la ville. Israéliens et Palestiniens se côtoient, se parlent et dansent une fête commune. Juifs ou arabes, homos ou hétéros, la différence n’existe que dans les rapports sociaux.

Kamal (Makram Khoury) en est le propriétaire et possède «  la moitié de la ville ». Il laisse son épouse Laïla gérer à l’intérieur du lieu, une galerie d’exposition à laquelle il ne croit guère.

A l’art il préfère le pouvoir, voire la guerre.  Mais la femme est rebelle (Maria Zreik ), et la maîtresse de l’artiste du moment, Gil, un photographe (Tsahi Halevi).

Autour de lui les femmes se pressent et pressent le réalisateur de raconter l’histoire de cette concorde inattendue. Des rencontres amoureuses, des ruptures, des attentes, Amos Gitaï promène tranquillement son regard dans ce microcosme en leur donnant une fois encore la parole dans un pays aux fortes consonnances patriarcales.

Les liens entre ces femmes sont incertains, diffus, pour une représentante de la cause palestinienne Khawla ( photo bande-annonce) épiloguant face à la sœur de l’artiste Naama, (Naama Preis) en pleine rupture familiale.

« Il y a ceux qui travaillent et ceux qui versent leur sang » relève ainsi Khawla (Khawla Ibraheem) devant le patron de la boîte qui s’apprête à la draguer.

Kamal possède la moitié de la ville et son propre club où pourtant on le contrôle à l’entrée. Son monde est-il en train de s’écrouler ?

L’engagement militant perceptible ne trouble pas la sérénité du moment. De manière parcellaire, attentiste, parfois brouillonne, le réalisateur la rapporte à cet état d’esprit qui berce Le Club.

Les homos sont les bienvenus, mais la séquence ad-hoc, assez maladroite dans le jeu des hommes, brise les parallèles possibles de ces destins de femmes aux croisements éventuels.

On les aperçoit, on les devine par intermittence mais jamais le cinéaste n’en fait une ligne rouge indissociable des événements de la nuit.

Il n’y a pas d’intrigue formelle, mais des histoires éparses, des réflexions sur le sens de la vie, l’utilité de l’art, celui du pouvoir… Le bonheur tente de trouver son chemin. Les interprètes s’y emploient de belle manière.

Dans la zone portuaire de Haïfa, Le Club vit à l’abri des tracas de la ville. Israéliens et Palestiniens se côtoient, se parlent et dansent une fête commune. Juifs ou arabes, homos ou hétéros, la différence n’existe que dans les rapports sociaux. Kamal (Makram Khoury) en est le propriétaire et possède «  la moitié de la ville ». Il laisse son épouse Laïla gérer à l’intérieur du lieu, une galerie d’exposition à laquelle il ne croit guère. A l'art il préfère le pouvoir, voire la guerre.  Mais la femme est rebelle (Maria Zreik ), et la maîtresse de l’artiste du…
Le Film

Amos Gitaï au pays, de retour dans sa ville nous fait découvrir un lieu, une boîte de nuit appelée « Le Club » où la concorde règne joliment entre Palestiniens et Israéliens. Juifs ou arabes, homos ou hétéros, la différence n’existe que dans les rapports sociaux. Coutumier de la parole donnée aux femmes, le réalisateur en choisit cinq dans ce milieu si particulier, cinq destins aux parallèles éventuelles, aux croisements parfois possibles, mais toujours guidées par la volonté d’aller de l’avant, de réussir, de s’affirmer. Il le fait malheureusement de manière trop parcellaire, attentiste, parfois brouillonne. Il n’y a pas d’intrigue formelle, mais des histoires éparses, où le bonheur tente de trouver son chemin. Les interprètes’y emploient de belle manière.

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