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« Je suis mort, mais j’ai des amis » de Guillaume et Stéphane Malandrin. Critique cinéma

Synopsis: Quatre rockers barbus, chevelus — et belges — enterrent le chanteur de leur groupe. Par amitié et pour se prouver que rien ne peut les arrêter, ils décident de partir en tournée à Los Angeles avec ses cendres. La veille du départ, un militaire moustachu se présente comme l’amant de leur ami.

La fiche du film

Le film : "Je suis mort mais j'ai des amis"
De : Guillaume Malandrin, Stéphane Malandrin
Avec : Bouli Lanners, Wim Willaert
Sortie le : 22/07/2015
Distribution : Happiness Distribution
Durée : 96 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le film

A ne rien y comprendre. Une histoire sur le papier, déjantée comme il faut. Des comédiens en phase avec le côté foutraque de l’aventure. Et deux réalisateurs aux commandes…Mais cela ne suffit pas à donner de l’entrain à l’ensemble qui, une fois posée les bases d’une rigolade de salle de garde, tourne en rond dans des situations à peine abracadabrantesques.

Un troisième réalisateur  aurait donc été nécessaire pour remettre dans le droit chemin des personnages qui s’amusent comme des petits fous, sans tenir compte du monde qui tourne autour de leur caméra . Marrante l’idée d’accompagner les cendres du copain là où ils avaient décidé de se rendre avant sa mort. Mais la mise en scène ne suit pas le concept de la tendre folie qui les anime.

On s’ennuie à les voir se perdre dans les aéroports, se quereller, se retrouver et puis à nouveau se faire la gueule au milieu des Innus qui eux s’amusent vraiment de leurs divagations. C’est la dernière partie du film, peut-être la plus intéressante. Nos héros atterrissent dans un Labrador qui ressemble à nul part, et surtout très loin de Montréal où Yvan (Bouli Lanners) pensait débarquer afin de débuter sa tournée américaine.

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Leur groupe, entre Plastic Bertrand et les Wampas s’effiloche au fil de leurs mésaventures. L’émotion tardive qui pointe le long des lacs canadiens est celle qu’ils n’ont jamais pu exprimer réellement, avec tant de non-dits, de sentiments cachés et de secrets encore terribles aux yeux d’une société homophobe. J’imagine que le personnage gay joué par Lyès Salem, militaire et arabe qui plus est devait avoir une toute autre consistance dans l’esprit de Guillaume et Stéphane Malandrin. Le ressort ne fonctionne pas vraiment, à l’image de toutes les idées qui foisonnent et se cassent la gueule.

L’interprétation est à vau-l’eau. Bouli Lanners est plutôt surprenant en bassiste acharné, à côté d’un bassiste Wim Willaert qui cause l’accent belge plus que le belge. Et je regrette que Serge Riaboukine soit aussi discret. Dans un tel charivari, c’est un comble !

A ne rien y comprendre. Une histoire sur le papier, déjantée comme il faut. Des comédiens en phase avec le côté foutraque de l’aventure. Et deux réalisateurs aux commandes…Mais cela ne suffit pas à donner de l’entrain à l’ensemble qui, une fois posée les bases d’une rigolade de salle de garde, tourne en rond dans des situations à peine abracadabrantesques. Un troisième réalisateur  aurait donc été nécessaire pour remettre dans le droit chemin des personnages qui s’amusent comme des petits fous, sans tenir compte du monde qui tourne autour de leur caméra . Marrante l’idée d’accompagner les cendres du copain là…

Review Overview

Le film

Tout paraissait réuni ( scénario, comédiens… ) pour réussir une comédie vaguement sociale et drolatique sur les cendres d’un copain que l’on trimballe un peu partout dans le monde au cours d’un périple de plus en plus foireux. L’humour belge en prime. Mais une fois posée les bases de la gaudriole, on s’ennuie ferme devant les efforts répétés de Bouli Lanners ou Wim Willaert en rockers sur vitaminés. Si vous tenez le coup, la fin, du côté du Labrador est plutôt bien venue. Parce que c’est la fin, aussi.

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