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« Halam Geldi » de Erhan Kozan. Critique cinéma

Synopsis: Reyhan et Huriye, nées dans le village d’Akincilar en Turquie, craignent de subir le sort de toutes les jeunes filles, et d’être déscolarisées et mariées, selon la tradition, à un membre de leur famille…

La fiche du film

Le film : "Halam Geldi"
De : Erhan Kozan
Avec : Miray Akay, Tunç Oral (II)
Sortie le : 15/01/2014
Distribution : La Pluie Productions
Durée : 100 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Le village paisible baigne sous un soleil trompeur. Les sourires ne sont pas éclatants, mais  l’annonce de l’arrivée d’une tante semble apaiser l’atmosphère. Halam Geldi signifie, ma tante arrive. Un quiproquo savoureux que cet événement familial : il  signale les premières règles de deux copines de toujours. La petite sœur attendra vainement la tatie…

Mais pour Reyhan et Huriye.  la perspective est désastreuse. On va les marier contre leur gré. Aussi taisent-elles l’événement, qui une fois révélé, de manière très innocente ( toujours la petite sœur ) amplifie la colère paternelle. Et sa brutalité.

Les premiers instants de légèreté où l’on goûtait aux fruits tombés de l’arbre, et où les incidents entre la frontière turque et grecque, prêtaient à sourire, ces temps là sont maintenant révolus. La candeur des enfants, leur naïveté, sombrent dans la démesure des traditions d’un autre âge.

Halam Geldi

Ethan Kozan aborde alors véritablement l’objet de sa démarche, un film militant qui dénonce le sort de ces jeunes filles mariées à des membres de leur propre famille. La consanguinité a déjà fait des ravages dans ce petit village turc, mais les hommes poursuivent aveuglément leur mission, divine, céleste, pensent-ils, meurtrière, en tout cas.

Tout s’emballe et vous prend à la gorge, et le réalisateur se laisse lui aussi emporter par son désir ses pulsions .Sa mise en scène est plutôt en adéquation avec le sujet, mais la ficelle mélodramatique est de plus en plus tendue, entre le  larmoyant  et l’emphase d’un drame qui n’arrête pas de disséquer le malheur.

Jusqu’à l’ultime touche contrastée, et magnifique ; elle nous donne encore plus de regrets. Elle confirme le talent d’un jeune réalisateur épris d’amour et de liberté, et qui a juste confondu, pendant quelques instants, le discours et le commentaire. Ethan Kozan a encore de beaux films devant lui. Et la jeune Miray Akay (Reyhan) aussi…

Le village paisible baigne sous un soleil trompeur. Les sourires ne sont pas éclatants, mais  l’annonce de l’arrivée d’une tante semble apaiser l’atmosphère. Halam Geldi signifie, ma tante arrive. Un quiproquo savoureux que cet événement familial : il  signale les premières règles de deux copines de toujours. La petite sœur attendra vainement la tatie... Mais pour Reyhan et Huriye.  la perspective est désastreuse. On va les marier contre leur gré. Aussi taisent-elles l’événement, qui une fois révélé, de manière très innocente ( toujours la petite sœur ) amplifie la colère paternelle. Et sa brutalité. Les premiers instants de légèreté où…

Review Overview

Le film

Dans la bonhomie méditerranéenne, la joie de vivre à tout prix, deux copines, des gamines, viennent d’avoir leurs premières règles. Elles n’en disent rien, car cela signifie le mariage, et le plus souvent avec un membre de la famille. Le drame qui se joue alors, feutré, éclate au grand jour. Dans l’intimité , le réalisateur avait su donner une belle intensité à son film militant. Quand il tape du poing sur la table, c’est peut-être moins efficace…

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