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« Je veux seulement que vous m’aimiez » de Werner Fassbinder Rainer. Critique dvd

Synopsis: Le jeune Peter purge une peine de dix ans pour le meurtre d’un patron de café. Il raconte son histoire au psychologue de la prison. Peter est attentionné, généreux, serviable, mais timide et écrasé par ses parents...

La fiche du DVD

Le film : "Je veux seulement que vous m'aimiez"
De : Werner Fassbinder Rainer
Avec : Vitus Zeplichal, Elke Aberle
Sortie le : 05 octobre 2011
Distribution : Carlotta Films
Durée : 104 minutes
Film classé : Tous publics
Nombre de DVD : 1
Le film
Les bonus

Meilleur dvd Octobre 2011 ( 4 ème )

Je ne suis pas un « fassbinderien » acharné, mais j’aime beaucoup l’œuvre du cinéaste allemand. Découvrir ce film inconnu à mon bataillon m’a fait un choc.La lacune a des excuses : réalisé en 1976, il ne fut à l’époque diffusé que sur la télévision ouest-allemande.
C’est la première fois que les écrans français projettent ce petit bijou qui a fait l’objet d’une restauration particulière sur un nouveau master HD, obtenu à partir du négatif original 16 mm.
Le titre,très explicite ,totalement inscrit dans le récit s’applique au pauvre et malheureux Peter qui en prison, raconte ses déboires à une psychologue. C’est un garçon gentil et très serviable envers ses parents qui le lui rendent si peu. Marié, très attentionné, il couvre de cadeaux son épouse, malgré les difficultés financières grandissantes du foyer.

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Mais Peter offre surtout des fleurs, à tout le monde. Il est gauche, maladroit,nigaud.Notre héros ne fait que faire parler son cœur, sans attente particulière, sinon celle d’un retour d’affection. Des héros comme ça, on n’en voit plus au cinéma et il est étonnant de constater que trente ans après Rainer Werner Fassbinder ressuscite la tragédie humaine dans le filon du cinéma réaliste.
La couleur ici adoucit peut-être les contours miséreux de son univers mais la mise en scène, distanciée, d’une froideur implacable au cœur de la cellule parentale, appuie là où ça fait mal. Et paradoxalement toujours avec cette sensibilité à fleur de peau, cette gentillesse dans le regard du cinéaste, Peter s’enfonce un peu plus vers sa déchéance.
On a envie de le secouer, de le réveiller de cette torpeur ambiante qu’un climat social délétère (travaillez plus, déjà…) alourdit sans état d’âme. Il y a un climat, une ambiance que l’interprétation magistrale de Vitus Zeplichal, surligne sans excès. Mais avec la même simplicité que Fassbinder quand il sonde les âmes en découvrant les vrais visages. Le cinéaste joue beaucoup avec les miroirs et le fait très bien. L’effet esthétique est payant, mais c’est surtout ce que raconte cette image reflétée qui donne un sens à sa mise en scène, une vérité à tous ses personnages. Trente ans, que l’on nous cachait ça !

LE SUPPLEMENT

  • De l’amour et des contraintes : suppositions sur «  Je veux seulement que vous m’aimiez » de Robert Fischer (60 mn). Ce documentaire inédit permet de revoir le film sous un angle plus analytique, tout en dressant un portrait en creux du réalisateur.Quelques scènes de tournage, sur le chantier principalement, animent cette découverte d’un artiste hors pair, au caractère peu commode de l’avis de tous, surtout quand on lui changeait sa caméra de place.

«  C’est mon film, et celui de personne d’autres » s’énervait-il alors.

Dans ses nombreux souvenirs du tournage, le caméraman Michael Balhaus rappelle que « la plupart des idées et la composition des images, venaient de lui. Mon travail était de produire ces images, et parfois c’était difficile », dit-il, corroborant l’avis de nombreux techniciens et comédiens. «La caméra n’était jamais placée au hasard, c’était toujours cohérent« .

Ce documentaire permet aussi de faire plus amples connaissances avec les acteurs  dont Vitus Zeplichal (Peter) qui explique dans le détail son parcours en compagnie de Fassbinder.

Meilleur dvd Octobre 2011 ( 4 ème ) Je ne suis pas un « fassbinderien » acharné, mais j’aime beaucoup l’œuvre du cinéaste allemand. Découvrir ce film inconnu à mon bataillon m’a fait un choc.La lacune a des excuses : réalisé en 1976, il ne fut à l’époque diffusé que sur la télévision ouest-allemande. C’est la première fois que les écrans français projettent ce petit bijou qui a fait l’objet d’une restauration particulière sur un nouveau master HD, obtenu à partir du négatif original 16 mm. Le titre,très explicite ,totalement inscrit dans le récit s’applique au pauvre et malheureux Peter…

Review Overview

Le film
Les bonus

Un inédit, trente ans après , et toujours la maestria du cinéaste allemand, d'une gentillesse toute particulière dans sa démarche , paradoxalement opposée à une mise en scène plutôt froide. Mais le mélange des deux donne un petit bijou de cinéma réaliste .

Avis Bonus : A travers l’histoire du film, le réalisateur apparaît de façon originale, évoqué par des professionnels du septième art et par ceux qui ont vécu l’aventure de ce film. C’est plus que passionnant ….

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