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« Donoma » de Djinn Carrenard. Critique cinéma

Synopsis: Une enseignante s’engage dans une relation ambiguë avec le cancre de sa classe ; une jeune femme déçue en amour sort littéralement avec le premier venu ; une jeune fille agnostique se pose des questions sur la religion chrétienne.Toutes ces histoires se croisent sans s’influencer.

La fiche du film

Le film : "Donoma"
De : Djinn Carrenard
Avec : Emilia Derou-Bernal, Sékouba Doucouré
Sortie le : 23/11/2011
Durée : 133 Minutes
Genre : Comédie dramatique
Type : Long-métrage
Le film

J’en suis sorti retourné. Plus qu’un chamboulement, un joyeux désordre dans ma tête en train de revivre ce film vraiment pas comme les autres.Inconsciemment, j’ai pensé Godard . Mais, le réalisateur, Djinn Carrenard, qui signe un premier film à la personnalité bien affirmée n’a semble-t-il pas besoin de référent.

J’évacue la technique dont il ne se préoccupe guère, lui non plus. Il a entièrement produit son film, l’a écrit et en assure tous les postes techniques.  Le grain et la lumière approximative visent un discours uppercut, marqué par une caméra qui sans cesse, va et vient. Une mise en scène. Carrenard laisse ainsi libre cours à son imagination et à ses comédiens qui le lui rendent bien.

Emilie Derou-Bernal, une prof pas très catholique avec l’un de ses élèves (Vincente Perez), il est vrai insupportable. Salma, (Salomé Blechmans ) mal dans sa peau au point d’en rêver la nuit .Dama (Sekouba Doucouré) qui vit avec une photographe bien étrange (Laura Kpegli) …

On pourrait ainsi tous les citer, ils sont peu connus et tous formidables.

Comme libérée d’un éventuel scénario et de dialogues formels, cette belle équipe nous embarque pendant plus de deux heures dans des histoires parallèles et sandwichs, où les femmes prennent souvent le pas sur les hommes. Ils et elles racontent leurs histoires de cœur et de cul (chez Carrenard, le distinguo est de mise), évoquent la foi, le respect, l’administration sociale, le racisme, et l’amour .

Je sais, ce n’est pas évident, mais à l’écran, peu à peu, ces trois histoires prennent une forme incroyable, inattendue.

Et fondent une aventure commune, extraordinaire.Je me demande encore comment un tel montage  peut nous conduire à une telle cohérence dans le récit, une telle plénitude dans  les images. Plusieurs scènes méritent un coup de chapeau ; je ne citerais que celle de l’enquête de la CAF chez un couple suspecté de percevoir indûment des prestations. Elle est magnifique .

Entre le reportage et le documentaire, Carrenard travaille à l’instinct et cette fois c’est Pialat qui me vient à l’esprit.Mais le jeune homme est déjà un grand garçon, qui n’a pas fini de grandir. C’est le cinéma qui va être content.

J’en suis sorti retourné. Plus qu’un chamboulement, un joyeux désordre dans ma tête en train de revivre ce film vraiment pas comme les autres.Inconsciemment, j’ai pensé Godard . Mais, le réalisateur, Djinn Carrenard, qui signe un premier film à la personnalité bien affirmée n’a semble-t-il pas besoin de référent. J’évacue la technique dont il ne se préoccupe guère, lui non plus. Il a entièrement produit son film, l'a écrit et en assure tous les postes techniques.  Le grain et la lumière approximative visent un discours uppercut, marqué par une caméra qui sans cesse, va et vient. Une mise en scène.…

Review Overview

Le film

Je comprends que l’on peut rejeter ce genre de cinéma, tellement inhabituel. Personnellement j’y vois le renouvellement d’une écriture, et une démarche originale dans la mise en scène qui n’existe que par la fluidité d’une caméra toujours au plus près des personnages. Et puis ce montage inattendu qui nous ramène toujours au cœur du récit .Magnifique, comme les comédiens !

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