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« Le Masque de fer » de Henri Decoin. Critique Bluray

Synopsis: D’Artagnan est chargé de ramener à Paris le frère jumeau de Louis XIV. Prisonnier dans un château,il porte un masque de fer pour cacher sa ressemblance avec le roi. Lorsque D’Artagnan arrive, le Masque de Fer vient de s’évader. S’engage alors une longue poursuite, tandis que des complots s’ourdissent contre le roi.

La fiche du Disque

Le film : "Le Masque de fer [Blu-ray]"
De : Henri Decoin
Avec : Jean Marais, Sylva Koscina, Jean Rochefort,
Sortie le : 25 janvier 2012
Distribution : Gaumont
Durée : 127 minutes
Film classé : Tous publics
Nombre de Disque : 1
Le film
Les bonus

L’intrigue, l’une des plus romanesques de l’histoire de France demeure à ce jour une énigme : celle d’un prisonnier masqué, caché, à laquelle il fut interdit de révéler son identité, sous peine de mort. Depuis, toutes les hypothèses ont été formulées sur le compte de cet homme qui décède  le 19 novembre 1703, à la Bastille. Sur son acte de décès on lit : « le prisonnier inconnu, toujours masqué d’un loup de velours noir« .

« Un prisonnier dont nul ne sait le nom, dont nul n’a vu le front, un mystère vivant, ombre, énigme, problème » écrira plus tard Victor Hugo.Pendant  34 ans il sera surveillé jour et nuit avec l’obligation pour ses geôliers de « le tenir strictement isolé du reste de la prison afin de l’empêcher de révéler son nom », mais aussi « de prendre grand soin de lui ».

Cette histoire maintes fois contée, Henri Decoin la reprend à son compte, tenant le pari d’un récit historiquesur le mode de la légèreté. J’ai en effet été particulièrement surpris par l’ambiance très badine de la mise en scène qui voit en Jean Marais, un D’Artagnan vieillissant, certes, mais tout aussi taquin, et guilleret quand il s’agit de compter fleurette .

 Le ton est donné dès la première bataille contre les espagnols que le réalisateur nous fait entendre à travers la préparation des mousquetaires empêtrés dans leur nouveau costume. Quasiment du grand guignol. Après quoi les quiproquos s’enchaînent sur un sujet qui s’y prête bien il est vrai.

Le roi couche-t-il avec sa favorite ou bien son frère est-il en train de diriger le royaume ? Le genre de situation qui tient le film en haleine, mais sans réel suspense, le détachement humoristique de l’ensemble prenant le pas sur la vérité historique, même si celle-ci, est très présente dans la version Decoin.

Comme à l’époque on sur joue cette dramaturgie, avec une réalisation très théâtrale, le film prend aujourd’hui les allures d’un gentil divertissement, dont on retiendra quelques bribes d’une épopée royale assez extraordinaire.

A ce titre  les préparatifs de l’enlèvement du roi  projeté par un quarteron de seigneurs méritent une attention particulière. On y débat en effet des vertus d’une hypothétique République. La petite assemblée se gausse alors, n’imaginant pas qu’un jour la France puisse se séparer de son roi : «  les français ont besoin de quelqu’un à aimer ou à détester » argumente l’un des comploteurs. Parce qu’en République ce n’est pas la même chose ?

LES SUPPLEMENTS

L’intrigue, l’une des plus romanesques de l'histoire de France demeure à ce jour une énigme : celle d'un prisonnier masqué, caché, à laquelle il fut interdit de révéler son identité, sous peine de mort. Depuis, toutes les hypothèses ont été formulées sur le compte de cet homme qui décède  le 19 novembre 1703, à la Bastille. Sur son acte de décès on lit : "le prisonnier inconnu, toujours masqué d'un loup de velours noir". "Un prisonnier dont nul ne sait le nom, dont nul n'a vu le front, un mystère vivant, ombre, énigme, problème" écrira plus tard Victor Hugo.Pendant  34…

Review Overview

Le film
Les bonus

Un grand classique qui ne supporte pas trop les assaut du temps; la réalisation épique laisse le badinage prendre le pas sur le récit historique, mais l'ensemble demeure agréable à regarder.

Avis Bonus : Ils sont particulièrement fournis autour de l'histoire de ce film et de la grande Histoire , et des légendes qui demeurent au sujet de l'identité de ce masque de fer. Le point de vue de Didier Decoin et de l'historien Petitfils mérite une grande attention .

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