LES SUPPLEMENTS

- -« D’Artagnan amoureux ! » (41 min). Documentaire de Dominique Maillet, avec les témoignages de Didier Decoin, Yvan Chiffre, Jean-Christian Petitfils et Jean-Claude Missiaen. Didier Decoin, l’écrivain, mais aussi le fils du réalisateur donne un éclairage intéressant sur les conditions de tournage de ce film, « de fin de carrière. Mon père était malade, et il y a une grande part d’autobiographie dans le profil qu’il donne à D’Artagnan, qui n’a plus la fougue de ses vingt ans .»
Jean Marais ,lui ,se porte comme un charme, laissant peu de liberté aux cascadeurs. « Il regardait comment ils faisaient et puis après exécutait seul les cascades. »
« Il était doué pour l’action » précise l’un d’eux « très sûr dans ces geste, et quand on l’affrontait, on ne craignait rien ».
Le réalisateur Jean-Claude Missiaen aborde le thème de l’humour dans ce film « précédé par d’autres exemples de film de cape et d’épée, où l’humour est omniprésent ». Et l’amour aussi, ce qui laisse quelques commentateurs éberlués : « tout le monde connaissait l’homosexualité de Jean Marais, qui pourtant a serré dans ses bras et embrassé les plus belles femmes du monde ».
- – « La véritable histoire du Masque de fer » (23 min) . Par l’historien Jean-Christian Petitfils. Ce monsieur est passionnant à écouter.De nombreuses hypothèses ont marqué cette page d’histoire dont la version des frères jumeaux mis au monde par la Reine de France, Anne d’Autriche. Ce que nous raconte Petitfils a peut-être moins de panache pour la légende, mais semble plus certain pour l’Histoire de France.
- – « Mon père, ce héros » (24 min). Didier Decoin dresse le portrait d’un autodidacte, complètement absorbé, dès son plus jeune âge, par le cinéma. « Il l’aimait sans arrière pensée, et si quelqu’un parlait de lui, il ne voulais rien savoir, se contentant de dire que cette personne était un réalisateur formidable ». Une discussion au sujet d’un article de Claude Chabrol.
Tout le cursus du réalisateur est passé en revue, à travers ses méthodes de travail, la façon d’écrire des scénarios (hallucinant !) ou bien son refus d’utiliser les zooms. « Il aimait le cinéma qui bouge ».