Adorable Julia

Une comédienne au sommet de sa gloire, sent peu à peu le déclin s’annoncer. Face à la montée de la jeune génération, saura-t-elle tenir sa place ? Annette Benning enfin dans un grand rôle.


"Adorable julia" de Istvan Szabo
Avec : Annette Bening, Jeremy Irons
Sortie le 13/08/2007
Distribué par La Fabrique de Films
Durée : 104 minutes
Nombre de DVD : 1
Film classé : Tous publics
Le film :★★★½☆

Vieille  fille adorable dans «Open Range» Annette Bening  irradiait cette histoire de cow-boys pas comme les autres. Un second rôle en quelque sorte , dans la lignée de «  American Beauty » ou «  Valmont » de Milos Forman.  Cette fois-ci elle monte en première ligne.adorable

Toujours belle et parfaite, voici enfin Mlle Bening  dans un rôle-titre, à la hauteur de son talent, qui ici redouble de force et d’intelligence. Elle joue le rôle d’une comédienne au sommet de sa gloire, et qui peu à peu sent le déclin s’annoncer. Face à la montée de la jeune génération, saura-t-elle tenir sa place ?

Le théâtre est la scène choisie pour confronter les styles et les époques, là où les acteurs se livrent sans retenue, et même jusqu’à l’excès. Julia a plusieurs atouts, dont peut-être le plus précieux, les conseils post-mortem d’un vieux professeur Michael Gambon , en personnage tchekhovien), qui de temps en temps se rappelle au bon souvenir de la tragédie.

Si l’art ici prône toutes les conduites à suivre, l’amour bien évidemment se mêle de le contredire. Aimée platoniquement de son mari d’impresario (Jeremy Irons placide à souhait), le personnage d’Annette Bening trouve dans la jeunesse un répit à sa carrière déboussolée, avant que cette même jeunesse ne vienne cruellement lui rappeler que le théâtre n’est qu’une farce.adora

Julia retiendra la leçon et saura s’en servir. La vengeance est bien un plat qui se mange froid. Une  scène d’une comédie légère et brillante, qu‘Istvan Szabo transcende d’étonnante manière.

Coutumier de l’engagement politique et humanitaire, le cinéaste hongrois s’est fondu dans les années 30 de l’Empire Britannique, en parfait gentleman. Sa caméra ne laisse rien paraître de ses sentiments, confiant  aux interprètes tout le registre nécessaire pour mener à bien leur petit bout de chemin. Faussement distant, Szabo est pourtant bien au cœur de la mise en scène. Celle que l’histoire nous raconte et celle qu’il dirige avec infiniment de distinction. La beauté de Mlle Bening est contagieuse


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Le juste prix

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