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« Lawrence d’Arabie » de David Lean . Critique Cinema

  •  3 heures et 47 minutes
  • Reprise : 29  Juillet 2026 (4K)
  • 15 mars 1963 en salle 
  • Acteurs ‏ : ‎ Alec Guinness, Gamil Ratib, I.S. Johar, Michel Ray, Peter O’Toole
  • Scénario Robert Bolt, Michael Wilson
  • Sous-titres : ‏ : ‎ Anglais, Français
  • Distributeur :  Les acacias
  • D’après « Les 7 piliers de la sagesse » de Sir Lawrence… : Lawrence d’Arabie
  • Voir aussi l’interview d’Omar Sharif

Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article

  • Le film  : 

7 oscars 1963: meilleur film, réalisateur, meilleure photographie, meilleur décor, meilleur son, meilleur montage, meilleure musique

De la fresque à l’épopée, ce film est devenu un monument, une légende, un incontournable du septième art. Inutile de tergiverser sur tel ou tel détail de mise en scène, de remettre en doute sa vérité historique, ne serait-ce qu’une séquence, tant la grande et la petite histoire se fondent désormais dans ce récit épique d’un officier anglais surnommé Lawrence d’Arabie.

Au cours de la première guerre mondiale il va faire voir le jour à une nation arabe qui appartenait alors au monde des chimères.

Si au début du XXe siècle l’entité existe bel et bien, les forces qui la composent ne se côtoient que pour s’entre-tuer. L’empire Turc joue de ces divisions, règne en maître sur un territoire désertique que découvre sir Lawrence pour le plus grand bien de ses princes.

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Et celui de David Lean qui  tombe amoureux de ces contrées au point d’en repartir, deux ans plus tard, avec sous le bras ce grand chef-d’œuvre d’aventures , mêlées à l’Histoire du Monde.

Au cœur de son récit, un homme hors du commun que Peter O’Toole incarne avec suffisamment de charisme et d’honnêteté pour donner vie à ce demi-dieu, « le dernier croisé moderne » que l’on suit pendant près de quatre heures dans un périple incroyable

chaque panoramique justifie les choix du réalisateur, les points de vue de sa caméra et l’utilisation de travellings superbes au profit de cavalcades chevaleresques du plus bel effet.

Les figurants sont aussi du spectacle (plus de 2.000 soldats pour la bataille de Damas, excellemment scénographiée) avec un scénario rigoureux. Aux faits historiques souvent sanglants, il oppose parfois un ton léger, pour relater les tractations engagées entre les « sauvages du désert » et « leurs protecteurs britanniques ».

Lean a trouvé le bon équilibre entre pédagogie et divertissement, avec quelques pointures de l’époque comme Anthony Quinn, superbe en seigneur de la guerre (Auda abu Tayi), Alec Guiness dans le rôle du prince Fayçal , Anthony Quale, ( Colonel Brighton ) et  Omar Sharif, le shérif Ali qui deviendra l’ami de Lawrence d’Arabie.

On dit que Peter O’Toole ressemblait beaucoup au vrai Lawrence et que son portrait dessiné par David Lean est très proche de la vérité.

Cette authenticité n’est peut-être pas étrangère au succès immédiat que rencontra le film . Soixante dix ans  ans plus tard, il demeure le témoignage indispensable de ce que fut le grand cinéma de l’époque ; un blockbuster dirait-on aujourd’hui, mais sans effets spéciaux, ni trucages numériques.

La version DVD

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