Léa Drucker, Mélanie Thierry, Marie-Christine Barrault , la vie de ces comédiennes, extraordinaires !
La fiche du film
Gabrielle, 55 ans, se consacre corps et âme à son métier. Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle court et se démultiplie, assaillie de responsabilités. Il lui reste peu de temps pour sa vie privée — un mari qui l’aime et une mère dont elle doit s’occuper. Lorsqu'une romancière vient passer quelques semaines dans son service pour les besoins d’un livre, son équilibre vacille. Dans le quotidien que Gabrielle s’est construit, y a-t-il de la place pour l’inattendu ?
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Elle porte le poids du monde sur ses épaules. Grande patronne d’un service chirurgical de l’Hôpital Public , Gabrielle compose avec une vie privée tout aussi encombrée . La charge de sa mère , souffrante de la maladie d’Alzheimer ,et un mari aux abonnés absents dont les enfants lui tapent sur le système.
Gabrielle n’a jamais voulu d’enfants, et quand dans un de ses éclats de colère-fatigue, elle s’en explique auprès de Kamyar, son principal adjoint, (Laurent Capelluto) la faille s’agrandit un peu plus.
Gabrielle tourne en rond dans un système en perte de vitesse que Charline Bourgeois-Tacquet dénonce à plusieurs reprises . Mais si l’Hôpital public va mal, son mal est tout autre : professionnel, existentiel, sentimental. Elle l’ignore probablement, mais le jour où une jeune romancière la suit quelque temps dans son quotidien, la doctoresse dévisse.
Au plus profond d’elle-même, jamais à la surface de sa personnalité à laquelle tout le monde se raccroche . Point de rupture entre l’être et le paraître que la réalisatrice révèle le mieux dans ce portrait de femme au bord de la crise de nerfs.
Accompagnée par Léa Drucker pleinement au cœur de son personnage, qui dans les replis du désespoir fait jaillir la lumière. Marie-Christine Barrault extraordinaire de la même manière, et puis Mélanie Thierry tout aussi inattendue , troublante, dans cette histoire que la mise en scène évite parfois de justifier.

Le récit alors instable perd le fil des idées pour en dénouer d’autres, encore à peine entrevues. (*) Une précipitation calquée sur la vie frénétique de la chirurgienne ? Une vie de femme donc, mais aussi d’une vieille dame sans mémoire , ou d’un monsieur qui à la solitude préfère l’isolement.
La maladie, la vieillesse, la famille et l’amour , Charline Bourgeois-Tacquet chemine ainsi sur ses thèmes référents jusqu’à l’amour sans réserve . L’amour d’une femme …
(*) Le patient souffrant d’un cancer de la langue-Le vieux monsieur retiré dans un chalet de montagne-La conférence en Italie
Le film
Un bref « documentaire » en préambule sur les conditions de travail d’un service chirurgical dans un hôpital public dont s’extrait Léa Drucker pour donner à son personnage de fiction ( c’est la cheffe du service ) une consistance tout aussi réelle. Celle de la femme dans la vie privée , et des attentes qui en découlent. Charline Bourgeois-Tacquet , la réalisatrice les explore de manière un peu disparate , n’impliquant jamais totalement son héroïne dans le suivi de ses intentions. Une précipitation probablement calquée sur la vie frénétique de la chirurgienne , persistante, entêtée, courageuse. Léa Drucker est pleinement au cœur de son personnage, intense, remarquable. Marie-Christine Barrault extraordinaire de la même manière, et puis Mélanie Thierry tout aussi inattendue , troublante. Si la mise en scène parfois peine à s’exprimer, ses pensionnaires ont un tout autre vocabulaire.
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