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« Jeanne » de Bruno Dumont. Critique cinéma

Synopsis: Année 1429. La Guerre de Cent Ans fait rage. Jeanne, investie d’une mission guerrière et spirituelle, délivre Orléans et remet le Dauphin sur le trône de France. Elle part ensuite livrer bataille à Paris où elle subit sa première défaite. Emprisonnée à Compiègne, elle est livrée aux Anglais...

La fiche du film

Le film : "Jeanne"
De : Bruno Dumont
Avec : Lise Leplat Prudhomme, Fabrice Luchini
Sortie le : 11/09/2019
Distribution : Les Films du Losange
Durée : 138 Minutes
Genre : Drame, Historique
Type : Long-métrage
Le film

Mon dieu ! aurait dit Jeanne d’Arc avant de brûler ! Mais à quelle intention et vers quel périple adressait-elle sa supplique ?

Rétrospectivement je lui accorde un droit de grâce à l’encontre du sieur Dumont ci-devant responsable d’une nouvelle intervention auprès de l’auditrice divine .Là où Jeanne entend désormais des voix , mais par intermittence. Elle n’en fait donc qu’à sa tête.

C’est encore une gamine et ses maîtres et tuteurs n’arrivent pas à la convaincre de laisser tomber Paris. Elle s’y prend une claque, revient dans sa tanière et puis d’un saut de puce aussi élégant qu’élégiaque, se retrouve emprisonnée, mais toujours aussi têtue.

Ses juges n’en croient pas leurs oreilles, tentent donc eux aussi de la raisonner mais Jeanne a compris qu’elle avait à faire à des pantins ( les comédiens ânonnent ) : elle leur tourne leur dos.

Lise Leplat Prudhomme dans le rôle est plutôt amusante quand le reste de la communauté adopte la posture navrante d’une mise en scène qui godille.

Je comprends que tout créateur a droit à ses partis pris, et à son regard sur l’Histoire, mais sans corollaire annexe, ni explications minimums ( un blockhaus dans le camp de la pucelle ! des jeans sous l’armure … ) la proposition de Bruno Dumont vire à la pantalonnade.

Bruno Dumon et son héroïne

Alors oui on rit beaucoup de voir ( à peine )  Luchini  dans les frusques royales, fatigué, défraîchi, quand l’ensemble des comédiens  semble se demande s’il s’agit du lard ou du cochon . Je retiendrais alors la prestation du maître du procès qui instruit chaque assesseur de ses droits et devoirs sur les débats. Il a un phrasé dont je ne me lasse pas et à bien y réfléchir il n’est pas loin du Commandant Van Der Weyden dans le « P’tit Quinquin ». Comme quoi ,notre brave Jeanne, n’est pas la seule à entendre des voix.

  • Une autre façon d’entendre la pucelle …

« Procès de Jeanne d’Arc » de Robert Bresson

« La papesse Jeanne » de Sonke Wortmann

Mon dieu ! aurait dit Jeanne d’Arc avant de brûler ! Mais à quelle intention et vers quel périple adressait-elle sa supplique ? Rétrospectivement je lui accorde un droit de grâce à l’encontre du sieur Dumont ci-devant responsable d’une nouvelle intervention auprès de l’auditrice divine .Là où Jeanne entend désormais des voix , mais par intermittence. Elle n’en fait donc qu’à sa tête. C’est encore une gamine et ses maîtres et tuteurs n’arrivent pas à la convaincre de laisser tomber Paris. Elle s’y prend une claque, revient dans sa tanière et puis d’un saut de puce aussi élégant qu’élégiaque, se retrouve emprisonnée, mais…
Le film

Bruno Dumont se distingue dans les grandes largeurs en réinventant une histoire de plus en plus légende à ses yeux de créateur. Il joue, il adapte, il modifie, dans ses partis pris qui sans explications minimums, voire corollaire annexe, annihile toute sa démarche créatrice. Ca devient une pantalonnade à laquelle je me refuse de comprendre quoi que ce soit : la pirouette est trop lourdingue pour se dire intelligente .

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